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Quelle petite phrase bouleversante au coeur d'un être ? Proust, Freud, Spinoza
Dorra Max
GALLIMARD
22,90 €
Épuisé
EAN :9782070774807
Rien n'est plus étonnant qu'un changement d'humeur. Rien de plus important. !Même si cela peu sembler excessif, je le maintiens. Je roulais un jour de tristes pensées, avant perdu toute confiance en moi, en mes capacités intellectuelles, éperdument vit quête d'un remède à mon anxiété. J'avais frappé à toutes les portes et la seule par où je pouvais entrer, que j'aurais cherchée en vain pendant cent ans, je m'y heurtais sans le savoir et comme par miracle elle s'ouvrit. Hors. d'un coup, revint mon appétit de vivre, s'évanouirent mes doutes sur moi-même, mon inquiétude quant à l'avenir. Tout était de nouveau possible. Ces mots ont été utilisés par Proust, Freud. Spinoza pour décrire ce qui avait été la plus grande surprise de leur vie, la plus exaltante. Sans doute l'événement fondateur de leur ?uvre. La sortie d'un montage qui les incarcérait. Dans A la recherche du temps perdu, L'Interprétation des rêves, l'Ethique, ils ont inscrit la trace de cet instant décisif. Cet instant de joie, de liberté qu'ils ont tenté d'analyser pour être capables de le revivre. D'en retrouver la musique. Une fugue. Des résistants évadés, c'est ce qu'il leur avait fallu être. Pour retrouver leur parole, pouvoir inventer leur vie. Marcel, Sigmund, Baruch ont dû détonner, refuser de chanter dans le ch?urs des mondains du Faubourg Saint-Germain, des médecins de Vienne, des rabbins d'Amsterdam. Comme certains aphasiques qui ne reconquièrent la capacité de manier les mots qu'en les liant à une mélodie nouvelle. Et la musique, ici, n'est pas qu'une métaphore. Proust, Freud, Spinoza, la musique, le cerveau. Cette énumération apparemment hétéroclite a pourtant un sens. C'est le sens du livre.
Moi ? Cet animal, c?est moi ? " Telle est la question que se pose, à la recherche d?une sémiotique du corps, le personnage de Cicéron imaginé par Raúl Dorra dans l?une de ses étranges fictions. Objet central de cet essai, l?" animal " insondable qu?est le corps propre subit une exploration minutieuse qui met en évidence le rôle des processus sensibles et somatiques dans l?avènement du sens. Traité romancé et roman théorisé, La maison et l?escargot interroge ainsi les diverses formes adoptées par la sensibilité dans son trajet vers la signification ; livre de théoricien et d?écrivain, il parle du corps en commençant par parler de lui-même, du discours en tant que corps. La maison et l?escargot, livre de théoricien. Sur l?horizon de la linguistique et des sciences du langage, ce texte aborde de manière nouvelle une problématique particulièrement prégnante aujourd?hui. En prolongeant l?approche de la signification centrée sur le sujet ? de Benveniste aux sémioticiens et linguistes contemporains ?, il fait du corps le foyer complexe et multiforme d?un acte énonciatif. Il opère ainsi le passage, sans solution de continuité, d?une linguistique du sujet énonçant vers une sémiotique de l?énonciation corporelle. La maison et l?escargot, livre d?écrivain. Pour entrer dans l?énonciation perceptive, cet ouvrage se donne pour tâche de la restituer par un travail exigeant et raffiné sur la langue. C?est ainsi que, dans cette remontée vers les sources sensibles de la signification, l?écriture littéraire parvient à approcher et à apprivoiser ? ne serait-ce que de manière provisoire ? cet " animal " signifiant.
Au-delà des préjugés, des lieux communs et des idées reçues, ce livre permet de comprendre les faits qui émaillent plus de mille ans d'histoire de France. Saviez-vous que la présence musulmane en France remonte au ville siècle, que les savants musulmans ont apporté les fondements de l'algèbre, de l'astronomie et de la médecine, que Soliman le Magnifique appelait François 1er "mon frère", que l'islam est la seule religion qui sut trouver grâce aux yeux de l'acerbe Voltaire, que la statue du Zouave du pont de l'Alma ne fait pas référence à un hurluberlu mais aux soldats musulmans du corps des "zouaves", que 70 000 des combattants morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale étaient musulmans... ? Autant de chroniques éclairant les rapports et les liens qui se sont tissés entre la France et l'islam jusqu'à aujourd'hui.
Résumé : L'angoisse se cache derrière la violence. Il est donc essentiel d'apprendre à l'accepter et à la contrôler car elle fait partie de la vie. Il faudrait inscrire très tôt une pédagogie de l'angoisse dans les programmes scolaires. Face à l'angoisse, le concept de montage, issu du cinéma, est précieux. Un montage, comme le suggère le grand cinéaste Eisenstein, met en mouvement et se propage comme une onde qui réorganise notre mémoire, nos souvenirs heureux ou traumatiques. Nous sommes tout un chacun le produit d'un montage à la fois individuel et social, que nous n'avons pas choisi, et que nous pouvons démonter et remonter.
Nino apprend le métier de boulanger avec son père, mais il aime mieux rêver en regardant la mer. Un jour, il entend des marins parler des pays lointains qu'ils ont visités. Nino n'a plus qu'une envie : partir ! Il réussit à embarquer sur un grand voilier. Mais la vie à bord est nettement plus mouvementée que dans une boulangerie !
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.