Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lutte des rêves et interprétation des classes. Démontage d'un tour d'illusion
Dorra Max
OLIVIER
16,00 €
Épuisé
EAN :9782823602128
L?aspect un peu baroque de ce livre tient à son sujet même: son fil conducteur est une tresse. Celle que toute parole recèle en secret. Le titre l?évoque: des associations (une lutte des rêves) enroulées autour de concepts (des classes logiques). Mais ces associations ont un sens qui n?apparaîtra qu?après-coup: c?est le troisième brin de la tresse. L?essai de Max Dorra analyse la méthode de la libre association, la plus géniale de toutes les inventions freudiennes, qui fait de nous de véritables Houdini, capables de déjouer nos faux huis-clos, de démasquer le caractère illusoire de ce qui nous ligotait, pensions-nous. "Associer", c?est laisser venir tout ce qui vous passe par la tête sans chercher à être intelligent, ne pas être philosophiquement correct. La libre association, "règle fondamentale" du traitement psychanalytique, rend Freud insoluble dans la philosophie traditionnelle. En retrouvant une douleur plus ancienne, elle permet de remettre les choses à leur place. Freud fait lui-même une découverte bouleversante: c?est de réminiscences qu?il souffre. Il le découvre en "embrassant d?un seul regard" toutes ses associations et élabore ainsi une mémoire du sens. La méthode des associations libres nous apprend que l?on peut s?échapper du "jardin aux sentiers qui bifurquent" et sortir paradoxalement du "monde extérieur", de ses labyrinthes, de ses pièges. Ainsi la lecture de cet essai, aussi libre que la méthode dont il traite, procure-t-il le sentiment grisant de la découverte, sous la conduite d?un "psychologue surpris", pour reprendre un titre de Reik, et qui est aussi un humaniste étonné.
«Cinq personnages.L'aveugle, Martin Heidegger, cherchant désespérément un objet perdu : l'être. Un chimiste juif, Primo Levi.Parménide.Freud découvrant le sens des rêves. Et un séquoia de 2 600 ans.Ce que si éperdument cherchait Heidegger, l'être dans son essence même, il aurait pu le trouver pas très loin de chez lui. À quelques centaines de kilomètres de sa table de travail, Primo Levi et ses codétenus étaient livrés à une expérience philosophiquement pure : celle de l'être nu, de la souffrance brute, l'expérience du froid, de la pluie, de la faim. Une fatigue définitive. Auschwitz.Mais le désir de ne pas savoir était plus fort.Ce livre pourrait être un Discours de la cécité volontaire écrit par le séquoia.»Max Dorra.
Cet ouvrage s'inscrit dans le prolongement d'une réflexion menée dans le cadre d'une thèse de Doctorat en architecture soutenue le 22 mai 2004 à l'é.n.a.u, sous la direction de feu le Professeur Alain Rénier. Le concept de l'événementialité y est développé en tant que notion critique pour penser l'architecture. Lorsque des figures "dites historiques" telles que le Dôme de Florence, le Crystal Palace, la Tour Eiffel, l'Opéra de Sydney... sont revues à travers le prisme de I'événementialité, des questions sur la connaissance dans le champ de l'architecture s'esquissent: faut-il privilégier l'intelligibilité ou ce qui nous tige dans un système de compréhension univoque? Dans le cas du Dôme de Florence: Brunelleschi a-t-il réellement inventé la perspective? Dans quelle mesure le savoir-faire constructif du Dôme interroge-t-il l'architecture dans une approche réflexive de l'histoire? De ces deux questions, quelle est celle qui nous positionne dans une action intégrative de la connaissance? Comment se met en place le "consensus'? Quel(s) parcours constitutif(s) fonde(nt) la référence dans le champ de l'architecture, de l'histoire de l'art ou celui de la pensée? D'une manière inédite, l'événementialité met en question ces fondements et ouvre des perspectives de (re)lectures critiques dans le champ de cette discipline. L'un des grands axes de réflexion d'Alain Rénier était d'instituer une formation doctorale dans la discipline au sein des écoles d'architecture et rattachée à l'université. Une formation ayant ses propres champs de recherche et de questionnement, en conjonction avec d'autres, pour consolider l'enseignement de base et la formation des formateurs en architecture. Après plusieurs tentatives vaines qu'il a dû mener dans plusieurs pays depuis les années 1960, ce projet de doctorat en architecture a pu être réalisé, grâce à la collaboration de plusieurs enseignants et responsables tunisiens, en 1995 à l'é.n.a.u. La présente réflexion se veut un hommage et une contribution à la pensée de l'homme:" la constitution de la discipline architecture ". La réflexion a une double portée: révéler les modes constitutifs de l'événementialité et mettre en exergue la capacité de ce concept à rendre intelligible l'incompressible de la pensée, dans le champ de l'architecture à travers ses multiples figures et savoirs. Elle révèle, par ailleurs, que l'architecture ne se limite pas au clivage ou au dualisme théorie/ pratique; elle se situe bien au-delà des frontières de celui-ci. Les figures architecturales convoquées sont tantôt des prétextes, des moyens ou des occasions pour installer un débat sur et de l'architecture. Elles suggèrent, relativisent, ouvrent les possibilités critiques, sans prendre le statut de références. Ainsi, le discours sur l'architecture se structure de manière autonome. Il est une méditation. Il se libère et libère la pensée de toute appartenance."
Résumé : L'angoisse se cache derrière la violence. Il est donc essentiel d'apprendre à l'accepter et à la contrôler car elle fait partie de la vie. Il faudrait inscrire très tôt une pédagogie de l'angoisse dans les programmes scolaires. Face à l'angoisse, le concept de montage, issu du cinéma, est précieux. Un montage, comme le suggère le grand cinéaste Eisenstein, met en mouvement et se propage comme une onde qui réorganise notre mémoire, nos souvenirs heureux ou traumatiques. Nous sommes tout un chacun le produit d'un montage à la fois individuel et social, que nous n'avons pas choisi, et que nous pouvons démonter et remonter.
Résumé : "Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase ? sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête". Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres. Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend. L'amitié ? l'amour ? ? d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible. Mais ce n'est qu'une illusion.
Résumé : Lors d'un été caniculaire marqué par une invasion de mouches, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d'un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche. Un ancien mannequin revient dans sa ville natale pour travailler dans un lieu qui n'a de station-service que le nom... Les huit nouvelles de Dans la joie et la bonne humeur déroutent et interrogent. Si les femmes qu'elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont pourtant jamais dupes. Nicole Flattery est l'une des grandes voix irlandaises d'aujourd'hui. Elle manie l'humour noir et l'étrange comme personne. Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik.
Dans un cirque, un employé chargé de nettoyer les cages des animaux accepte d'être envoyé dans le ciel comme un boulet de canon ; le jeune pensionnaire d'un étrange orphelinat découvre qu'il est un clone d'Adolf Hitler créé pour venger les victimes de la Shoah ; un accidenté de la route perd la mémoire et se retrouve dans une pièce virtuelle avec une femme virtuelle, à moins que ce ne soit l'inverse...Facétieuses, corrosives et incroyablement brillantes, les vingt-deux nouvelles d'Incident au fond de la galaxie nous immergent dans l'univers " keretien ", où le virtuel et le fantastique viennent subtilement troubler la réalité pour faire surgir de profondes réflexions sur le deuil, la solitude et les stigmates de l'Histoire.Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech.
Résumé : A quarante-trois ans, Barry Cohen, New-Yorkais survolté à la tête d'un fonds spéculatif de 2, 4 milliards de dollars est au bord du précipice. Sous le coup d'une enquête de la Commission boursière, accablé par la découverte de l'autisme de son jeune fils, il prend une décision aussi subite qu'inattendue et embarque dans un car Greyhound. Destination : le Nouveau-Mexique où demeure celle qui fut jadis son premier amour, et avec qui il imagine pouvoir refaire sa vie. Une vie plus simple, plus saine, plus heureuse. Commence alors une folle traversée du continent. D'est en ouest, de highways en freeways, Barry découvre une autre Amérique : celle des pauvres, des marginaux, des déclassés. Pendant que sa femme, Seema, entame une liaison avec un romancier, Barry fonce vers une improbable rédemption. Sans se départir de son humour loufoque, Gary Shteyngart dresse le portrait d'une Amérique déboussolée, à la veille de l'élection de Donald Trump, et nous entraîne dans un road-trip qui tient plus des montagnes russes que du voyage d'agrément.