Créateur majeur du XXe siècle, personnalité attachante et complexe, amateur d'art, " meublier ", décorateur, ensemblier, architecte d'intérieur, architecte bâtisseur?, Pierre Chareau aime à s'entourer de créateurs issus d'autres champs disciplinaires, peintres, sculpteurs, musiciens, poètes et romanciers mais aussi d'artisans. Ainsi, dès les premières années de sa rencontre avec le ferronnier d'art Louis Dalbet et forts de l'étroite connivence qui les unit, le créateur et l'artisan élaborent le vocabulaire formel de l'oeuvre à venir. Pierre Chareau invente, Louis Dalbet met ses savoir-faire au service de la création. Basée sur l'étude minutieuse et le dépouillement attentif de documents restés jusqu'alors inédits et inexploités, une part importante de cet ouvrage est dédiée à cette collaboration. Il nous a semblé cependant qu'il y avait là matière à développement, en nous plongeant une fois encore dans les archives de Louis Dalbet. Françoise Dalbet-Martin, la petite fille de Louis Dalbet, nous a permis de finaliser ce projet. Outre la confirmation documentée de l'usage du métal, tant dans l'oeuvre du créateur de mobilier que dans celle de l'architecte, l'analyse et la publication de ces documents ouvrent une perspective unique sur la méthode de travail de Pierre Chareau. Dans l'oeuvre de Pierre Chareau, la modernité ne s'oppose pas à la tradition ; il est pleinement inscrit dans son temps, dans les changements de mentalité, de perception, de modes de vie que l'époque impose. La figure du créateur est indissociable de sa vie même, point d'origine de son oeuvre. Une autre partie de ce nouvel ouvrage est consacrée à la vie et à l'oeuvre de Pierre Chareau durant son exil américain, de son arrivée à New York en octobre 1940 jusqu'à sa mort à East-Hampton le 24 août 1950.
Les textes philosophiques et psychologiques de Royer-Collard sont présentés pour la première fois dans leur version originale. Ils comprennent les cours qu'il a donnés à la Faculté des lettres de Paris de 1811 à 1814 et les articles qu'il a publiés dans le Journal de l'Empire entre 1806 et 1807. Ces textes s'adressent aussi bien aux philosophes qu'aux psychologues qui souhaitent redécouvrir la pensée de celui que l'on peut à juste titre considérer comme un des pères du spiritualisme français.
Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d'une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l'infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant... Que s'est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l'expédition ? D'où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ? Roman inoubliable et bouleversant, Le Moineau de Dieu raconte cette première expédition et l'histoire d'Emilio, posant mille questions sur notre rapport à l'altérité et à notre propre humanité. Premier livre de Mary Doria Russell, elle-même anthropologue renommée, il a été récompensé par le British Science Fiction Award et les prix Arthur C. Clarke et James Tiptree, Jr.
Résumé : Andréa partageait sa vie avec un groupe d'amis qui, comme elle, refusaient le travail salarié et la société qui l'organise. En 1985, elle apprend qu'elle a un cancer. Après opération, rayons et chimiothérapie, elle n'a plus espoir de guérir. En 1990 on lui propose un traitement expérimental. Elle met alors à exécution une décision qu'elle avait prise depuis longtemps, celle de rompre radicalement avec le milieu hospitalier et médical, cela pour garder l'initiative de sa fin. Son choix est fait. Avec la complicité de ses amis elle fait "tout un flan d'une histoire banale" . 25 ans après, nous republions les textes qu'elle adresse à ses amis et à ses infirmières pour affirmer cette rupture. Nouvelle édition augmentée.
Une histoire bouleversante et émouvante qui nous rappelle combien l'amitié est importante dans une vie. Géraldine a vécu une adolescence difficile. Jusqu'à ce qu'une rencontre bouleverse sa vie. De cette histoire est né un amour fusionnel entre la jeune fille et son cheval. Une promesse muette de jours meilleurs. Un espoir à portée de main. Mais le destin est traître et Géraldine, d'adolescente résignée à jeune femme tenace, va devoir faire preuve de résilience pour avoir droit à son happy end. Pour elle et pour Caïd, elle est prête à tout. Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. --- "Cette histoire est juste extraordinaire, on ne la lit pas, on la vit littéralement". - Sonia Noé - Booknode
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.