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Bibliographie du dix-neuvième siècle. Année 2005
Dord-Crouslé Stéphanie ; Pety Dominique ; Régnier
SORBONNE PSN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782878544107
Créée en 1998 par Claude Duc, la Bibliographie du dix-neuvième siècle paraît chaque année sous l'égide de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes conjointement avec la revue Romantisme et avec le bulletin Dix-neuvième siècle. Préparée par des chercheurs, elle a pour ambition d'inventorier et d'analyser les travaux éditoriaux et critiques relatifs au XIXe siècle (de 1800 à 1914). Sa spécialisation - elle est la seule bibliographie dévolue à un seul siècle - lui permet d'être réellement interdisciplinaire et de s'ouvrir sans limites sur l'étranger, qu'il soit proche ou lointain : européen ou transatlantique, oriental ou extrême-oriental. La Bibliographie du dix-neuvième siècle prend en compte en effet non seulement la littérature et l'histoire françaises, mais aussi les littératures étrangères et les histoires nationales, l'art, la musique, la philosophie, les religions et les idéologies, les sciences et les techniques, l'ethnologie, etc., sans omettre de faire une part aux objets de recherche, d'érudition ou de curiosité qui se trouvent être dominés ou mal identifiés. Observatoire sans équivalent, elle est ainsi un instrument unique de comparaison interculturelle, mais aussi un lieu de vigilance scientifique où se dessinent les grandes tendances et les nouveautés de la recherche dix-neuviémiste en France et dans le monde. Le choix d'un classement par type d'ouvrage (éditions, ouvrages, collectifs, revues et périodiques) évite la dispersion habituellement induite par la formule des vedettes nominales : articles de revues, communications à colloques et chapitres d'ouvrages collectifs sont présentés avec les projets d'ensemble et dans les contextes qui les ont motivés. Les notices sont quant à elles conçues pour rendre un service optimal. Outre les références (incluant le prix et parfois l'indication d'un site d'éditeur ou de société savante), elles comportent pour la plupart des informations précises sur le contenu. On peut y prendre connaissance, par exemple, de l'intérêt spécifique d'une édition critique ; de la démarche générale et des titres des chapitres les plus originaux d'un essai ; du détail des contributions à un colloque ; ou encore du sommaire d'un numéro spécial de revue. Un trait en marge attire l'attention sur un choix de publications remarquables à divers titres. Un triple index permet des recherches ciblées avec un, deux ou trois critères : les auteurs et personnes du XIXe siècle ; la critique (actuelle) ; et les thèmes. La livraison de 2005 propose en outre un guide assez étendu des sites utiles à consulter sur Internet.
Flaubert Gustave ; Rey Pierre-Louis ; Dord-Crouslé
Résumé : Le premier volume des Ouvres complètes était intitulé Ouvres de jeunesse, mais la jeunesse, quand s'achève-t-elle ? Certains événements de la vie de Flaubert peuvent servir de bornes, si l'on y tient : une crise d'épilepsie en 1844, la découverte de la Tentation de saint Antoine de Bruegel en 1845, en 1846 les morts du père et de la soeur, ou la rencontre de Louise Colet. Mais là n'est pas l'essentiel. La jeunesse littéraire s'achève quand disparaît l'allégresse d'écrire. Flaubert entre alors dans la "grande étude du style" . Par les champs et par les grèves : "la première chose que j'aie écrite péniblement" . Suit une parenthèse anxieuse : "(je ne sais où cette difficulté de trouver le mot s'arrêtera)" . Nous savons, nous, qu'elle ne s'arrêtera pas. Par les champs est un carrefour. La jeunesse y aboutit, l'art s'y déclare. Bientôt, il faudra faire de chaque phrase une oeuvre en soi. Flaubert racontant ses voyages, en Bretagne ou en Orient, peut bien lorgner ici ou là du côté de Chateaubriand : sa vision est personnelle. Etre un oeil, "regarder sans songer à aucun livre" , puis, péniblement, faire oeuvre, s'efforcer de créer une perfection. Péniblement, en effet. Le jeune Flaubert voulait plaire ; les très étonnants scénarios de théâtre recueillis ici sont comme les séquelles d'un vieux désir de gloire ("l'auteur ! l'auteur ! "). Mais ce désir-là n'a qu'un temps ; lui succède la quête du Beau, qui est un combat sans fin. "L'empoisonnement de la Bovary m'avait fait dégueuler dans mon pot de chambre. L'assaut de Carthage [dans Salammbô] me procure des courbatures dans les bras". La Tentation de saint Antoine occupe Flaubert pendant près de trente ans. On en trouvera ici les première et deuxième versions, qu'on ne lit jamais : la première, luxuriante et onirique, est mise au placard en 1849 ; la deuxième, où l'étrangeté naît de la concision, est laissée de côté en 1856 : trop audacieuse en un temps où le procureur impérial incrimine la "couleur sensuelle" de Madame Bovary. Faire oeuvre, c'est donc aussi, pour Flaubert, sacrifier, supprimer (on exhume ici plusieurs épisodes retranchés de Madame Bovary) et renoncer par avance à toute satisfaction. Tel est le prix à payer (par l'auteur) pour que le lecteur puisse un jour monter "sur ce grand Trottoir roulant que sont les pages de Flaubert" (Proust). Une expérience unique : les lois du langage paraissent avoir changé ; une variation dans le temps des verbes bouleverse notre vision des choses ; et l'on avance, comme en atmosphère modifiée, dans "quelque chose de pur comme un parfum, de fort comme la pierre, d'insaisissable comme un chant" .
Le droit de la fonction publique est une matière du droit administratif qui traite des règles particulières gouvernant les agents publics de l'administration. Le droit de la fonction publique constitue mutatis mutandis, le droit du travail de l'administration. La conception de l'ouvrage tient compte de certains aspects peu ou pas étudiés par d'autres auteurs et met aussi l'accent sur certains aspects contentieux souvent ignorés, en particulier l'exécution des décisions de justice.
Créée en 1998 par Claude Duchet, la Bibliographie du dix-neuvième siècle paraît chaque année sous l'égide de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes conjointement avec la revue Romantisme et le bulletin Dix-neuvième siècle. Sa spécialisation - elle est la seule bibliographie dévolue à un seul siècle - lui permet d'être réellement interdisciplinaire et de s'ouvrir sans limites, à partir de la France, sur l'étranger, proche ou lointain : européen ou transatlantique, oriental ou extrême-oriental.
Résumé : Le droit de la fonction publique est une matière du droit administratif qui traite des règles particulières gouvernant les agents publics de l'administration. Le droit de la fonction publique constitue mutatis mutandis le droit du travail de l'administration. La conception de l'ouvrage tient compte de certains aspects peu ou pas étudiés par d'autres auteurs et met aussi l'accent sur certains aspects contentieux souvent ignorés, en particulier l'exécution des décisions de justice.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.
Il faut lire Hélène Cixous sur le mode de l'entente. L'entente c'est la rencontre de l'oeuvre de l'autre (écrite, peinte, dessinée) suscitant une lecture, une écoute et une mise en état de réponse qui ouvre et relance l'appel de l'oeuvre. C'est à l'éclat de ce mot - entente - que l'on mesure combien Hélène Cixous compte aujourd'hui parmi les écrivains dont l'oeuvre transforme le plus fondamentalement la pensée et la poétique de la relation entre les arts visuels et l'écriture. Cette écoute radicale des mots, des langues, des autres (écrivains, penseurs et artistes) et jusqu'à soi en tant qu'autre est en effet présente depuis les débuts de l'oeuvre foisonnante et sans cesse renouvelée d'Hélène Cixous. Or, écrire l'entente est aussi un "ouï-dire". C'est sonder l'expérience autant que la pensée de l'écriture telle qu'elle se joue dans le face-à-face toujours contemporain avec l'oeuvre de l'autre, qu'il s'agisse de collaborations récentes (Chevska, Alechinsky, Hantaï, Tuymans, Abdessemed), de dialogues en cours (Derrida, Jeannet, Wajsbrot) ou de la lecture d'oeuvres anciennes (Ovide, Dante, Rembrandt, Goya, Joyce, Mandelstam, Lispector, Celan, Genet) Examinant la notion de l'entente - et donc, avec elle, ses équivoques : la mésentente, l'accord et le dissensus, le partage et la persécution, la communauté et ses désaveux, la co-vivance, le rapport du texte à l'image et à l'oreille - cet ouvrage est l'occasion d'un dialogue entre philosophes, poètes, artistes et chercheurs, qui ouvrent ici "l'entente" à une diversité d'approches poétiques, philosophiques, historiques, politiques, voire juridiques, permettant de réfléchir sur une tension toujours à l'oeuvre dans les écrits d'Hélène Cixous.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.