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Francis Bacon, en morceaux choisis
Dor Edouard
ESPACES SIGNES
14,00 €
Épuisé
EAN :9791094176528
Pour tenter de découvrir pourquoi les oeuvres de Bacon nous apparaissent, plus peut-être que celles d'autres artistes, comme de véritables blocs d'émotion, nous allons... prendre la tangente. Ne pas plonger au coeur de ses tableaux, du détail de leur composition ou de leur sujet, ne pas en rechercher le sens à tout prix, autrement dit ne pas les regarder comme on le fait d'habitude et essayer d'abandonner nos réflexes de pensée pour emprunter d'autres pistes. Nous allons nous en approcher latéralement, en les frôlant, en n'en retenant que ce qui peut paraître incongru mais se révéler, malgré tout, comme des indices significatifs : une seringue, une ampoule électrique, une bouche grande ouverte, une cuvette de W-C., une cage, etc. En tentant également de faire résonner ses oeuvres avec celles de certains artistes - peintres, écrivains, cinéaste, musicien - et d'en écouter l'écho, tant il est vrai que la sensibilité de l'un permet souvent de mieux mesurer l'intensité de celle de l'autre. Pas pour comprendre à tout prix, juste et d'abord pour ressentir. Comme Bacon le souhaitait.
Georges Braque a peint plus de soixante tableaux ayant pour sujet des barques entre 1928 (date à laquelle il se fait construire un atelier en Normandie et reprend la peinture de paysage abandonnée dix-sept ans plus tôt) et 1960, trois ans avant sa mort. Ce thème va initier une nouvelle série dans son oeuvre, une série "à part", tant par sa diversité et sa richesse que par son rythme et sa durée. Braque représente ses barques hors de toute présence humaine, le plus souvent échouées au pied des falaises crayeuses de la Côte d'Albâtre, devant des mers sombres et sous des ciels d'orage. Difficile de ne pas imaginer qu'en peignant ainsi ces esquifs fragiles et solitaires au bord de la nuit, l'artiste n'ait pas pensé au "grand passage", celui qui conduit là d'où l'on ne revient pas, et ne nous ait pas laissé quelque message. Très peu de choses ont, à ce jour, été écrites sur ce thème dans l'oeuvre de Georges Braque. Cet essai, publié à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de l'artiste, en constitue une première tentative.
Présentation de l'éditeur Qui est cette adolescente au regard perdu ? D'où vient son chapeau si bizarre ? Pourquoi pose-t-elle ainsi ses mains sur le cadre du tableau dont elle est le sujet ? Que semble-t-elle vouloir nous dire ? Beaucoup de mystères entourent ce parfait trompel-l'oeil peint en 1641 par Rembrandt, alors au faîte de son talent. Un tableau d'autant plus mystérieux que, par deux fois, il a disparu et qu'on l'a même cru à jamais perdu. Retrouvé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par les fameux monument's men américains et authentifié, il est aujourd'hui l'un des chefs- d'oeuvre des collections du Château Royal de Varsovie. Cet essai - le premier consacré à ce tableau - s'efforce d'en retracer l'histoire et tente d'en déchiffrer les mystères, en le replaçant en perspective dans l'oeuvre de Rembrandt (un an après le célèbre Autoportrait à l'âge de trente-quatre ans de la National Gallery de Londres et un an avant La Ronde de nuit).
Sans lui, Michel-Ange n'aurait pas été ce qu'il a été. Le grand Léonard de Vinci, Botticelli, Raphaël, et bien d'autres, l'ont reconnu pour maître. Comme Cézanne, il aurait pu dire : " Il y a deux sortes de peinture : la peinture bien " couillarde " - la mienne - et celle des autres " ! Né près de Florence tout juste avec le Xve siècle, on l'appelait Masaccio, parce qu'il était fou de peinture. Il est mort à vingt-sept ans et n'a peint que pendant... huit ans à peine ! Et pourtant ce sont bien les braises laissées par celui que l'on a surnommé " Le Rimbaud de la peinture ", et sur lesquelles ont soufflé, entre autres, Michel-Ange, Rodin et Picasso, qui ont mis le feu à tout l'art occidental.
Dans toute l'histoire de la peinture de Masaccio à Matisse, de Vermeer à Vuillard, les artistes ont joué avec les portes, à la symbolique manifeste et mystérieuse. La porte qui sépare deux endroits, deux univers, deux mondes (la réalité et le rêve, la vie et la mort, etc.), qui les isole, mais qui, dans le même temps, est le lieu de passage de l'un à l'autre et dont le seuil découpe le temps: l'avant et l'après son franchissement. Bref, la porte est intimement liée à notre vie, elle en sépare le côté privé de son aspect public. On comprend dès lors l'importance que peut prendre sa représentation dans un tableau, qu'elle soit inconsciente ou parfaitement réfléchie. En analysant des oeuvres de Degas, Fragonard, Salviati et Vallotton, l'auteur fait voir le rôle de ces portes que l'on distingue souvent mal dans les compositions, mais qui sont essentielles à leur compréhension, à chaque fois au coeur d'un affrontement homme-femme. Comme si les artistes voulaient souligner, par le battement d'une porte, le côté éphémère et l'inconstance des relations entre les deux sexes. Comme s'ils renvoyaient brutalement chacun d'entre nous, à son incommensurable solitude à l'image de ce qu'Adam et Eve ont dû ressentir lorsque s'est refermée sur leurs talons la première des portes, celle du Paradis.
Ce livre est habité par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marqué à jamais sa vision de l'art : d'abord avec l'archéologie et l'art pariétal, ensuite avec Conques et l'art roman, enfin avec l'abstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des années 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son oeuvre, comme l'est sa rencontre avec le Japon. Michaël de Saint-Cheron et Matthieu Séguéla tracent ici un triangle d'or entre l'art de Soulages, l'Afrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse l'outrenoir à travers une double approche novatrice confrontée à l'histoire du xxe siècle et au dialogue des cultures et des arts.
4e de couverture : Pierre Soulages, le maître de «l'outrenoir», aura 100 ans le 24 décembre 2019. À cette occasion, le musée du Louvre lui rend hommage par une exposition dans le prestigieux salon carré. Compte tenu de la longévité singulière de sa carrière, l'idée s'est imposée, de présenter au public des ?uvres majeures des plus grands musées français et étrangers. Les ?uvres emblématiques sont présentées chronologiquement, commençant par quelques peintures au brou de noix sur papier et sur toile des années 1940, puis des toiles importantes des décennies suivantes, mais elle insistera davantage sur les ?uvres «outrenoires» souvent caractérisées par un agrandissement des formats et le recours aux polyptyques. Le parcours se termine par des ?uvres inédites réalisés par l'artiste pour célébrer cette exposition-événement placée sous le haut patronnage du président de la République.
Représenter l'invisible", tel est le rêve de Léonard, le grand maître de la Renaissance, l'artiste de la science et de la technologie, de la pittura mentale, du dessin analytique pénétrant les phénomènes de l'univers. Pour le comprendre, par-delà le mythe et le mystère, la légende et la rhétorique, il fallait une interprétation originale de cette oeuvre interdisciplinaire, universelle et plus que jamais actuelle. Alessandro Vezzosi, un des plus grands connaisseurs de Léonard, nous accompagne dans l'exploration des innombrables manuscrits autographes et documents laissés par l'artiste. De cette aventure émerge le vrai Léonard, une hydre aux mille têtes...
On oublie souvent que Renoir, né en 1841 et devenu l'une des grandes figures de l'impressionnisme des années 1870, continua d'être un peintre actif et admiré au début du xxe siècle: cinq ans avant sa mort en 1919, alors qu'il est riche et célèbre, il déclarait "commencer à savoir peindre". Les dernières années de Renoir se caractérisent en effet par un profond renouvellement de sa peinture et un goût constant de l'expérimentation, qui le conduit vers de nouvelles techniques comme la sculpture. Renoir invente une peinture conciliant la référence à la tradition, de l'Antiquité au XVIIIe siècle en passant par Titien ou Rubens. Peintre de figures, comme il aime à le proclamer, il explore un nombre limité de thèmes et place le nu féminin à la source de toutes les audaces: libération de la couleur, affranchissement des règles de l'anatomie et de la perspective, au profit d'une nouvelle Arcadie inspirée du Sud de la France. Cette nouvelle manière lui vaut l'admiration de nouvelles générations d'artistes, tels Matisse, Picasso, Maillol ou Bonnard qui, pour certains, font le pèlerinage à Cagnes sur-Mer, près de Nice, où Renoir est installé une partie de l'année. Ils y saluent un homme courageux et un peintre libre, moderne et classique tout à la fois.