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Vale ave
Doolittle Hilda ; Dobenesque Etienne
YPSILON
21,00 €
Épuisé
EAN :9782356540652
H. D. introduit Vale Ave par une lettre adressée à Amico, son amie et ancienne compagne Bryher, car elle entreprend d'écrire cette histoire intime qui est aussi une histoire de l'humanité, son " destin inexorable ", l'histoire de " tous les hommes et femmes " qui s'unissent, puis se quittent, se retrouvent et se séparent. Ave Vale, Salut Adieu. Cette histoire a comme origine, plutôt qu'Adam et Eve, Lilith et Lucifer, dont les personnages de Vale Ave, qui se succèdent dans le temps, sont autant d'incarnations, de l'Egypte ancienne au Londres de la Deuxième guerre mondiale. Parmi les avatars de Lilith se détache la figure d'Elizabeth Dyer, nièce d'un " alchimiste et poète élisabéthain ". Par " l'alchimie de la mémoire ", elle peut rappeler à elle celui qui fut brièvement son amant, le poète, officier et explorateur Walter Raleigh. H. D. se rappelle elle aussi, et à travers le " mystère " et le " présage " de l'histoire d'Elizabeth et Walter, cherche à ressaisir ceux de ses " sept réunions " avec un autre officier anglais, que les biographes identifient comme le héros de la Bataille d'Angleterre, le général d'Aviation Hugh Dowding. Lilith et Lucifer, contrairement à Adam et Eve, sont avant le temps, hors du temps, là " non pour goûter le fruit amer, // ni peiner ni porter des enfants, /mais pour se rappeler, seulement se rappeler... " Lilith et Lucifer inaugurent dans Vale Ave une tradition hérétique poursuivie par les troubadours provençaux, les alchimistes, les kabbalistes, Freud et finalement, le poème même. Dans un monde de soldats ravagé par les guerres et la maladie, les figures amoureuses du livre, soumises au temps et à la mort, cherchent à y échapper par la mémoire. Se rappeler, seulement se rappeler, retrouver et ressaisir l'amour perdu, seule façon de " rendre l'histoire presque insupportable supportable ".
Londres 1917. Ils ont la trentaine, ils ne sont pas la génération perdue, mais perdus, chacun à sa manière, ils le sont. C'est du moins ce que pense Julia. Tout autour d'elle évoluent Rafe, son mari, l'officier permissionnaire hésitant entre elle et Bella, le beau scarabée vert, Rico, le romancier érotomane, en lequel on peut reconnaître D. H. Lawrence, et aussi Vane, musicien. Les uns et les autres glissent dans des chassés croisés amoureux, sur fond de menace tragique, dans l'Angleterre bombardée. Julia, elle, connaît le froid intérieur, se sent exclue de leur jeu. Ou elle s'est mise hors-jeu. Elle est ailleurs. C'est elle qui tire les fils de la tapisserie, guette les reflets de la lanterne magique, c'est elle qui écrit le texte. Elle ressemble à H. D. , comme Hermione ou l'héroïne du Don lui ressemblent. Tout autant que ces deux romans autobiographiques, Dis-moi de vivre est une exploration du labyrinthe intérieur dont, comme toute fiction véritable, le lecteur ne sort pas indemne.
Poèmes de recherche et de nostalgie, les derniers écrits de H-D, qui composent ce livre, reflètent l'épanouissement d'une sagesse antique et intime. La force de l'écriture emporte le lecteur à travers mythes et mystères aussi vifs que vivants. Au fil des vers on suit un récit. C'est l'histoire racontée a posteriori d'une vie (amoureuse) passée et ressaisie. H-D a son mythe central, certaine que "les femmes cherchent individuellement, comme une seule femme, des fragments de l'Amant Eternel. Tout comme l'Amant Eternel a été dispersé ou dissocié, de même elle dans sa quête de lui".
Dans cette oeuvre à mi-chemin entre le roman et la nouvelle, l'autrice explore et revisite deux de ses relations marquantes, à travers Midget, le personnage principal. Elle rencontre tout d'abord Josepha suite à sa rupture avec Raymond, et en tombe amoureuse. Après un voyage en Europe, les deux jeunes femmes sont séparées. Josepha se marie, Midget aussi, sans que celle-ci ne soit réellement satisfaite, d'ailleurs son époux Basil la trompe ouvertement, la laissant à sa solitude. Midget se retrouve isolée, lorsque Josepha lui écrit une lettre odieuse, dans laquelle elle lui explique qu'elle est malade, enceinte, et critique Basil. Blessée, Midget répondra et entamera par ce biais le deuil de leur relation. Plus tard, les lecteur. ice. s assistent aux prémices des amours de Midget et Althea, leurs errances dans la forêt et leurs réflexions sur leur place dans de monde. Ce roman constitue une exploration d'H. D. par elle-même, de la progression de ses désirs en lien avec le grand traumatisme que fut pour elle la Première Guerre mondiale. "Paint It Today" est un cheminement poétique dans la vie de son autrice, et brouille de temps à autre la frontière entre le roman à clef et l'autobiographie. "Un portrait, une peinture ? Aujourd'hui, on ne peut pas peindre comme on peignait hier. On ne pourra pas peindre demain comme on peint aujourd'hui. Un portrait, une peinture ? Ne le peignez ni à la mode d'hier, passionnée et rigide, ni à celle que l'on s'imaginait hier pour après-demain, quadrillée, hachée, géométrique, prismatique. N'essayez pas de peindre la destruction que l'on imaginait hier pour après-demain, ni les canons de beauté d'hier. Essayez plutôt, de quelque manière que ce soit, de le peindre comme aujourd'hui". H. D.
Résumé : Dans ce récit autobiographique, H. D. laisse parler et écrire Hilda, la petite fille qu'elle a été. Mots magiques, refrains de cantiques, souvenirs de conversation d'adultes entendues ou chuchotements surpris, consonances venues de langues inconnues constituent le sol où naît la future écrivaine. Un père astronome, maître des étoiles et du feu, et, du côté de la mère, un don musical, "le" don mystérieux dont Hilda est si curieuse : le possède-t-elle et se transmet-il ? C'est ce secret qui précède toute naissance que Hilda Doolittle tente ici de décrypter. "Le Don" est le second volet de la trilogie autobiographique de H. D. "Une promesse avait été faite, mais ce n'était pas la faute de mamalie si on ne l'avait pas tenue : comment l'aurait-on pu ? Je suppose que le don était cette façon de parler, de rire tous ensemble, de chanter des chants sans paroles ou avec des paroles de feuilles bruissantes, de rivières courantes et de neige tourbillonnant dans le vent qui sont, semble-t-il, le souffle de l'Esprit". H. D.
Avec Arbre De Diane la poésie d'Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d'éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d'envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la "miniature". Publié à Buenos Aires en 1962. quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant dans son oeuvre : composé de 4 parties, rassemblant des poèmes écrits entre 1956 et 1961. il montre la volonté de faire un point sur son parcours.