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Dis-moi de vivre . Un madrigal
Doolittle Hilda
DES FEMMES
14,25 €
Épuisé
EAN :9782721003454
Londres 1917. Ils ont la trentaine, ils ne sont pas la génération perdue, mais perdus, chacun à sa manière, ils le sont. C'est du moins ce que pense Julia. Tout autour d'elle évoluent Rafe, son mari, l'officier permissionnaire hésitant entre elle et Bella, le beau scarabée vert, Rico, le romancier érotomane, en lequel on peut reconnaître D. H. Lawrence, et aussi Vane, musicien. Les uns et les autres glissent dans des chassés croisés amoureux, sur fond de menace tragique, dans l'Angleterre bombardée. Julia, elle, connaît le froid intérieur, se sent exclue de leur jeu. Ou elle s'est mise hors-jeu. Elle est ailleurs. C'est elle qui tire les fils de la tapisserie, guette les reflets de la lanterne magique, c'est elle qui écrit le texte. Elle ressemble à H. D. , comme Hermione ou l'héroïne du Don lui ressemblent. Tout autant que ces deux romans autobiographiques, Dis-moi de vivre est une exploration du labyrinthe intérieur dont, comme toute fiction véritable, le lecteur ne sort pas indemne.
Résumé : Hermione est le premier de trois romans autobiographiques de H. D. Il a été écrit en 1927. Placé sous le signe de la renaissance (Hermione est le nom de la reine du Conte d'hiver shakespearien, dont la statue prend vie à la fin de la pièce), ce roman est l'exploration, près de vingt ans après, des zones glacées, frigides, où l'auteure se sentait retenue. Il s'agissait pour elle, face aux conventions du milieu et de l'époque, face aussi à l'ascendant intellectuel exercé par celui qui était alors son fiancé et qui devait rester son ami, Ezra Pound, de conquérir sa liberté de femme et son identité d'écrivaine. Un être intense nous est ici révélé, chez qui dominent l'acuité du regard, une sensibilité frémissante, une lucidité parfois dévastatrice et l'humour. L'écriture, d'une étonnante plasticité, traduit jusque dans leurs plus infimes vibrations cette approche d'un univers mental que la psychanalyse n'avait pas encore balisé. "- Vous n'appelez pas ça de la couleur ! - Non, mais je voudrais que vous compreniez ce que je veux dire, que vous compreniez tout l'amour qu'elle y a mis. - L'amour ne fait pas une bonne oeuvre d'art, Hermione". George Lowndes bondit comme quelqu'un à qui on arrache une dent. "J'appelle ça écrire". Hermione regarda George Lowndes à travers une jungle de cheveux. Ecrire. L'amour est écriture". H. D
Résumé : Dans ce récit autobiographique, H. D. laisse parler et écrire Hilda, la petite fille qu'elle a été. Mots magiques, refrains de cantiques, souvenirs de conversation d'adultes entendues ou chuchotements surpris, consonances venues de langues inconnues constituent le sol où naît la future écrivaine. Un père astronome, maître des étoiles et du feu, et, du côté de la mère, un don musical, "le" don mystérieux dont Hilda est si curieuse : le possède-t-elle et se transmet-il ? C'est ce secret qui précède toute naissance que Hilda Doolittle tente ici de décrypter. Le Don est le second volet de la trilogie autobiographique de H. D.
Résumé : Dans ce récit autobiographique, H. D. laisse parler et écrire Hilda, la petite fille qu'elle a été. Mots magiques, refrains de cantiques, souvenirs de conversation d'adultes entendues ou chuchotements surpris, consonances venues de langues inconnues constituent le sol où naît la future écrivaine. Un père astronome, maître des étoiles et du feu, et, du côté de la mère, un don musical, "le" don mystérieux dont Hilda est si curieuse : le possède-t-elle et se transmet-il ? C'est ce secret qui précède toute naissance que Hilda Doolittle tente ici de décrypter. "Le Don" est le second volet de la trilogie autobiographique de H. D. "Une promesse avait été faite, mais ce n'était pas la faute de mamalie si on ne l'avait pas tenue : comment l'aurait-on pu ? Je suppose que le don était cette façon de parler, de rire tous ensemble, de chanter des chants sans paroles ou avec des paroles de feuilles bruissantes, de rivières courantes et de neige tourbillonnant dans le vent qui sont, semble-t-il, le souffle de l'Esprit". H. D.
Quella-Villéger Alain ; Chombart de Lauwe Marie-Jo
Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archives rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, "morte pour la France", chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la Résistance. Elle a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici le portrait d'une femme de combat, retrouvée ici grâce aux témoignages, aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires. Une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine. Autour d'elle : son mari Frédo Sérazin, résistant mort pour la France à Saint-Etienne ; son père, l'écrivain Jean-Richard Bloch, tenant d'un milieu intellectuel foisonnant et engagé. Toute une famille dispersée par la guerre, de l'Amérique du Sud à l'URSS, des prisons françaises aux camps d'extermination. En toile de fond, c'est aussi un pan central de la Résistance communiste parisienne, organisée autour du 14e arrondissement et de Raymond Losserand, qui nous est révélé. Un récit poignant.
Dans cet ouvrage pionnier, fondateur des recherches matriarcales modernes, Heide Goettner-Abendroth définit pour la première fois clairement et scientifiquement le concept de matriarcat, jusque-là décrié et opaque, qui lui permet de revisiter l'histoire culturelle de l'humanité. Dans un aller-retour permanent entre le terrain et la théorie, elle offre une vue d'ensemble des sociétés matriarcales dans le monde à travers l'étude de chacune d'entre elles, faisant apparaître que celles-ci ont non seulement précédé le système patriarcal apparu seulement vers 4000-3000 ans avant notre ère, mais qu'elles lui ont survécu jusqu'à ce jour sur tous les continents. Elle met en lumière que les sociétés matriarcales, loin d'être une image inversée du patriarcat, comme le prétend l'idéologie dominante dont l'autrice fait une critique radicale, sont des sociétés d'égalité et de partage entre les sexes. D'où l'utilité de leur étude pour aider les femmes et les peuples autochtones en particulier à penser une alternative au système de domination patriarcal et colonisateur. Tout d'abord publiés en allemand dans une version longue, ces travaux qui ont inspiré plusieurs générations de chercheuses et chercheurs en histoire et en anthropologie, ont été édités en anglais et en espagnol dans une version internationale aujourd'hui enfin disponible en français.
Catherine Weiss caressait les épaules et le torse de l'homme abandonné à sa compétence autant qu'à sa tendresse. Sous ses mains inspirées, porteuses d'indicibles messages, le corps à bout de vie ressuscitait de part en part. La tête, lentement, se tournait vers elle, les doigts se déployaient, les lèvres esquissaient un sourire, la peau frémissait. Émerveillée, Catherine laissait ses mains expressives s'égarer sur le ventre, sur le galbe des cuisses."Ne meurs pas, Ralph. Laisse-toi faire. Laisse-moi te toucher"..." M-C. T-M.
Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux Etats-Unis depuis les années 1960. Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux Etats-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre " Ne suis-je pas une femme ? " qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit " intersectionnel ".