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La liberté sans choix politique
Domecq Jean-Philippe
1001 NUITS
16,85 €
Épuisé
EAN :9782842057190
Ce livre met à l'épreuve deux intuitions concordantes: 1- que le discours politique n'ose plus parler de l'essentiel; 2- que le peuple peut avoir tort contre lui-même. - La première intuition, relative au non-dit que l'on sent au coeur du discours politique dominant, résulte des vingt dernières années et engage l'avenir de nos sociétés. savoir: voulons-nous d'une civilisation dont la valeur centrale est l'argent? La question est plus claire que jamais, aujourd'hui que l'argent mondialisé tient la place englobante occupée autrefois par le religieux puis par le politique. Le discours politique de gouvernement n'ose plus parler des injustices criantes et des disproportions irréalistes que nous impose ce qu'il faut bien appeler le capitalisme - et l'embarras à ressortir le mot désigne assez le non-dit. Le voilà, le manque au coeur du discours politique. La mondialisation ne justifie pas durablement cette inhibition, l'homme ayant surmonté bien d'autres contraintes dans l'Histoire, dont il n'est pas souhaitable que la fin annoncée soit le règne du marché. Les perspectives découleront donc ici d'un diagnostic clairement reformulé sur le malaise d'une civilisation où l'argent, de nécessité et passion de toujours, est devenu valeur, et valeur qui a vocation à se soumettre toutes les autres valeurs. - Le second propos est lié au précédent puisque le peuple consent au règne de l'argent dont il souffre pourtant. Il rejette les politiques qui essaient de limiter ce règne, plus souvent que celles qui le couvrent ou le cautionnent. En même temps, il se plaint de l'injustice. C'est le double-bind populaire. Dire que le peuple reproche aux hommes politiques ce qu'il pourrait assez régulièrement se reprocher pourra paraître iconoclaste, car de quel droit le dire en démocratie? Reste que le portrait qu'il livre au miroir que lui tend la média-démocratie n'est pas flatteur a priori. Celle-ci, pour que le téléspectateur reste devant l'écran, le flatte dans le sens d'un individualisme toujours plus soucieux des aises et droits du moi-moi, et toujours moins conscient de son appartenance à une collectivité. Humeur, proximité repliée sur le périmètre de soi, revendication de ses droits et mépris des devoirs qui vont avec, corporatismes, communautarisme: la politique a été privatisée. Or, le propos politique est inhibé lorsqu'il est contraint de gommer les perspectives collectives. Ce problème du tort que se fait le peuple ne date pas d'aujourd'hui, il a existé dans toutes les formes de participation populaire à la cité, depuis la Grèce et Rome. Qui, d'ailleurs, déléguait au Censeur le rôle de critiquer gouvernés et gouvernants tour à tour. En média-démocratie, cette discussion critique avec l'opinion doit revenir à l'homme politique. Encore faut-il l'y aider, au lieu de toujours le prendre pour bouc émissaire. la manière de la littérature moraliste, tirant croquis et leçons de nos jeux d'opinion, Quand la politique parlera poursuit ainsi la réflexion entamée par les deux premiers volets du triptyque intitulé La liberté sans choix: la Passion du politique (Seuil, 1989) et Petit traité de métaphysique sociale (Quai Voltaire, 1992).
Résumé : Au départ, un fait divers authentique : un couple se tue sur une autoroute, en pleine nuit, chacun dans sa voiture, en se heurtant de face. Les enquêteurs récusent l'hypothèse du hasard et concluent au suicide. Image même de l'inextricable amoureux. Qu'est-ce qui peut bien pousser un homme et une femme qui s'aiment, ou se sont aimés, à faire ainsi la mort en pleine nuit ? Alors commence le roman. Chacun émet des hypothèses. Qui conduisent toutes à la situation la plus classique et la plus romanesque : on s'aime, mais on se met à en désirer un/une autre, et le désir ne s'arrête pas au désir, et de fil en aiguille le filet se resserre, on n'en peut plus, on n'en peut plus de ne pas vivre avec elle/lui, et on n'en peut plus de devoir quitter l'autre. Ce roman saisit désir et amour à la crête, là où il faut que ça se dénoue, ou qu'on en finisse. Roman bref, donc, tendu comme une crise au théâtre. " Là-bas les phares qui pointent. Qui s'approchent. On y va, pour toujours, toujours. " On y va.
Que peut faire un écrivain lorsqu?il se penche sur un personnage ou un sujet d?histoire? Mettre au service de l?histoire son sens du récit, de l?intrigue, de la personnification: on pense à Jean Giono racontant la bataille de Pavie, à Paul Morand fasciné par les ors de Fouquet (FH n° 7) ou bien encore aux grandes dramaturgies de Zoé Oldenbourg (Le Bûcher de Montségur FH n°23, Catherine de Russie n° 14 ou bien encore Les Croisades n°172). Mais lorsque les historiens buttent sur une énigme, sur l?apparemment incompréhensible, par exemple, comment et pourquoi, en Thermidor, Robespierre au faîte de sa puissance refuse de combattre l?offensive anti-terroriste et se laisse si facilement abattre par ses opposants coalisés, cinquante jours après l?apothéose de la fête de l?Etre suprême, que peuvent leur apporter l?intuition de la littérature, les outils de la fiction, la grammaire du romanesque pour dénouer ce qui retient, empêche les historiens? La réponse est doublement apportée par Jean-Philippe Domecq, dans un texte inédit sur « Que fait la littérature à l?Histoire? », complément à la reprise du texte, précédemment paru dans la collection « Fiction & co » au Seuil, en 1984, Robespierre, derniers temps. Un ouvrage qui avait alors reçu grand écho, parce que l?écrivain vivait de l?intérieur les interrogations de Robespierre et de ses contemporains: Robespierre usera-t-il des pouvoirs dont il dispose, galvanisera-t-il la résistance et la contre-offensive de ses partisans? Faut-il, pour y répondre, se placer au plan individuel d?un homme politique qui a conscience que plus rien ne peut arrêter le cours terroriste de la suspicion généralisée ou bien au niveau collectif où la peur de chacun devant de nouvelles menaces par Robespierre cimente un courage collectif visant à ramener la Révolution sur ses rails? Quand la crise du pouvoir mêle éthique et mythes, la littérature fait preuve d?une plus grande clairvoyance introspective que l?historien rivé à ses archives.
Sur un des carrefours qui délimite la rue, un homme regarde passer les voitures. Il a l'air de venir de très loin. D'au-delà de tous les périphériques. De si loin qu'on l'appelle L'Abyssinien. Sur l'autre carrefour, un magasin, épicerie et épicentre, où se croisent parfois les habitants. Un couple de vieux, un autre de jeunes. Une ancêtre plus que bizarre. Un solitaire de retour après quinze ans. Tout cela n'a l'air de rien. Mais aussi l'air inquiétant. Une menace semble monter, des caves jusqu'aux astres, comme une marée. Un grand dérangement se prépare, que tous ces gens sentent venir sans pour autant le comprendre. Roman fable, où l'intime sensation des corps rejoint l'infini cosmique, Cette rue évoque ce qui couve pour les hommes et pourtant dépasse leur entendement.Jean-Philippe Domecq est romancier et essayiste.
Ça commence sur une plage d?été, bondée, du temps on y allait en foule, avec ses criailleries, sa torpeur d?ennui trompé en masse. Tout va bien, comme toujours. Vers six heures, deux coups de vent - les ballons qui s?envolent, les piquets et fanions qui sifflent, les nappes des paillotes qui se soulèvent. Et puis, rien. Deux heures plus tard, c?est la Rafale. Tout le sable soulevé. Jusqu?au dessus de la falaise d?immeubles d?été, jusqu?aux parkings et routes où fuiront, après le souffle qui a tout aspiré, les marées de voitures en panique. Dans les bars, les rues, les halls d?hôtels, les gens se sont engouffrés, n?entendant même pas que leurs cris ne résonnaient plus qu?en eux. C?était comme un écho qui aurait siphonné le son, se dira-t-on plus tard. Et certains, les uns partis vers les dunes et d?autres réfugiés dans une villa abandonnée, sont assez loin de tout ça pour remarquer que le ciel paraît se tendre inexorablement, lisse, en rideau peu à peu tiré vers un fond qui là-haut s?éclaire jusqu?à l?aube, comme si apparaissait l?espace derrière? derrière le ciel, pour le dire à l?humaine. Pendant ce temps, bien sûr, les êtres continuent leurs petites intrigues; mais, dépassés, ne comprenant rien à "ce qui arrive", ils communiquent et perçoivent comme jamais.Un roman de métaphysique-fiction, dans cette veine qu?a inaugurée Jean-Philippe Domecq et qui paraît tirée elle aussi derrière l?horizon par une écriture où l?excès, la faconde captent la nuance avec cet humour subreptice que donne le vertige de l?infini. Infini dont ce récit nous montre que ce n?est encore pas assez.
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .