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Solitude
Dolto Françoise
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070419906
La solitude m'a toujours accompagnée, de près ou de loin, comme elle accompagne tous ceux qui, seuls, tentent de voir et d'entendre, là où d'aucuns ne font que regarder et écouter. Amie inestimable, ennemie mortelle - solitude qui ressource, solitude qui détruit, elle nous pousse à atteindre et à dépasser nos limites." Placé sous le signe de l'Adagio du Quintette opus 163 de Schubert, Solitude est une variation sur ce thème majeur de l'oeuvre de Françoise Dolto. Deux fils tressent, en se croisant, ce texte : d'une part, des monologues de l'auteur sur la solitude datant de 1975 ; d'autre part, une conversation libre à plusieurs voix concertantes avec son entourage, alors qu'en 1985 elle s'est retirée à La Soledad, la maison familiale d'Antibes, après la disparition de Boris Dolto. La solitude caractérise le petit humain dès la naissance et le place dès lors dans une dépendance radicale à Autrui. Se référant constamment à ses rencontres cliniques et aux faits de sa vie privée, Françoise Dolto déploie une grande fresque de l'histoire du sujet, de l'origine à la fin. La plupart des grands thèmes de son oeuvre y sont présents, avec des variations sensibles de ton et de temps, car ce livre polyphonique traverse plus de vingt ans de sa recherche. Edition présentée par Gérard Guillerault, Elisabeth Kouki, Colette Manier et Alain Vanier, et augmentée de trois textes inédits : "Introduction à la conférence", "Une soirée avec Françoise Dolto sur la solitude", "Kaspar Hauser, le séquestré au coeur pur".
Dans ce deuxième tome de réponses aux lettres reçues à France Inter, Françoise Dolto a rassemblé et approfondi certaines questions : l'ordre et le désordre, la fausse idée d'un développement "normal", l'adolescence, les interrogations des enfants sur la sexualité. Elle éclaire les rôles respectifs du père et de la mère.
Les étapes majeures sont, dans la trajectoire de l'enfant, ces moments de passage intenses mais critiques qu'il doit traverser pour arriver à l'adolescence puis à l'âge adulte. Le sevrage, la motricité, la propreté, les relations avec les autres sont les épreuves mêmes sur lesquelles il se construit à la conquête de son autonomie. Forte de son expérience de thérapeute et de sa vie familiale, Françoise Dolto nous montre dans des exemples de vie quotidienne comment les difficultés non résolues dans l'éducation provoquent la souffrance. Elle nous invite à « parler vrai », à adopter une « attitude flexible, vivante, toujours en éveil, à l'écoute ». Le petit d'homme est un être de langage. L'éduquer, c'est le rendre autonome, « lui donner les règles, les repères, les interdits majeurs qui lui assureront cette sécurité existentielle qui seule peut soutenir son dynamisme et les forces vives de son désir ».
Éduquer, tâche impossible ? Sans doute, si on entend par "éducation" un ensemble de règles dont l'application façonnerait l'enfant. Éduquer n'est pas un savoir-faire. "Être parents" n'est pas un métier. La plus précieuse des interventions de Françoise Dolto auprès du grand public - à la radio ou dans la presse écrite - est précisément de restituer à la relation parent-enfant sa dimension naturelle et spontanée. Point de "psychologisation", nul jargon dans un propos qui semble relever, par son évidence et sa fraîcheur, du bon sens d'une intelligente grand-mère. Psychanalyste, ce que la célèbre thérapeute doit avant tout à Freud, c'est l'attention qu'elle porte aux mots, tant à ceux de l'enfant qu'à ceux qui lui sont destinés. Savoir parler aux enfants, ce n'est pas leur dire quelque chose de particulier mais tout simplement s'adresser à eux librement et clairement, sans fuite ni hypocrisie, sans infantilisation. Sur cette question décisive de la parole, comme en d'autres sujets, Françoise Dolto nous apprend que, si l'éducation des enfants est impossible, celle des parents est en revanche nécessaire. Hegel allait jusqu'à affirmer que "les enfants sont la mort des parents". À lire Dolto, on comprend que les enfants représentent à tout le moins pour leurs parents la rigoureuse injonction de devenir enfin adultes et responsables. Les difficiles chemins de l'éducation ne sont donc pas seulement pour ceux auxquels on pense. --Emilio Balturi
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).