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Les chemins de l'éducation
Dolto Françoise
FOLIO
11,20 €
En stock
EAN :9782070415243
Éduquer, tâche impossible ? Sans doute, si on entend par "éducation" un ensemble de règles dont l'application façonnerait l'enfant. Éduquer n'est pas un savoir-faire. "Être parents" n'est pas un métier. La plus précieuse des interventions de Françoise Dolto auprès du grand public - à la radio ou dans la presse écrite - est précisément de restituer à la relation parent-enfant sa dimension naturelle et spontanée. Point de "psychologisation", nul jargon dans un propos qui semble relever, par son évidence et sa fraîcheur, du bon sens d'une intelligente grand-mère. Psychanalyste, ce que la célèbre thérapeute doit avant tout à Freud, c'est l'attention qu'elle porte aux mots, tant à ceux de l'enfant qu'à ceux qui lui sont destinés. Savoir parler aux enfants, ce n'est pas leur dire quelque chose de particulier mais tout simplement s'adresser à eux librement et clairement, sans fuite ni hypocrisie, sans infantilisation. Sur cette question décisive de la parole, comme en d'autres sujets, Françoise Dolto nous apprend que, si l'éducation des enfants est impossible, celle des parents est en revanche nécessaire. Hegel allait jusqu'à affirmer que "les enfants sont la mort des parents". À lire Dolto, on comprend que les enfants représentent à tout le moins pour leurs parents la rigoureuse injonction de devenir enfin adultes et responsables. Les difficiles chemins de l'éducation ne sont donc pas seulement pour ceux auxquels on pense. --Emilio Balturi
Biographie de l'auteur Médecin psychanalyste, Françoise Dolto (1908-1988) est l'une des figures marquantes de l'histoire du mouvement psychanalytique en France. Sa pensée et ses travaux ont profondément renouvelé le regard des adultes sur les enfants.
Dans cet Autoportrait d'une psychanalyste, Françoise Dolto répond à un confrère, Alain Manier, quelques semaines avant sa mort. Des premières constatations de la "petite clinicienne de 4 ans", à ses dernières observations, elle examine plus profondément ses relations avec sa famille, parle de l'influence réciproque de Laforgue, Lacan et de la Société psychanalytique de Paris, retrace ses amitiés et son amour pour Boris Dolto, explore les soubassements de sa vocation et de son évolution. L'approche est raisonnée, axée sur un métier qui a occupé sa vie, mais le ton reste le même: une sorte de malice, de simplicité facétieuse qui lui ont toujours épargné l'aridité dogmatique. Après Enfances, Autoportrait d'une psychanalyste forme le second volet d'une passionnante autobiographie dialoguée.
Dans ce deuxième tome de réponses aux lettres reçues à France Inter, Françoise Dolto a rassemblé et approfondi certaines questions : l'ordre et le désordre, la fausse idée d'un développement "normal", l'adolescence, les interrogations des enfants sur la sexualité. Elle éclaire les rôles respectifs du père et de la mère.
«Je souhaite intéresser ici les lecteurs au témoignage d'une femme sur les femmes. Sous le titre général de La libido génitale et son destin féminin, je vais essayer, dépouillant le mot destin de ses résonances fatales, magiques ou déterministes, de témoigner en femme, en mère et en psychanalyste pratiquant depuis plus de vingt ans des faits d'observation que j'ai pu glaner concernant la sexualité dans son développement chez les filles, ne retenant ici que les traits que j'ai pu rencontrer chez le plus grand nombre.»À partir de cette expérience clinique très riche, Françoise Dolto explore le cheminement dynamique, de la naissance à la vieillesse, d'une libido au féminin, elle en suit les manifestations dans la vie érotique et passionnelle, dans la relation à l'autre et à la famille, déployant pour ce faire toutes les harmoniques du désir et de l'amour.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»