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La vague et l'océan. Séminaire sur les pulsions de mort (1970-1971)
Dolto Françoise ; Manier Colette ; Kouki Elisabeth
GALLIMARD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782070764822
L'océan, mettons que c'est l'espèce humaine. Chaque vague est un individu qui va au maximum de ses possibilités d'expression et qui, à l'acmé de sa force, retombe dans la non-différenciation de la masse de l'océan. C'est cette rentrée dans l'indifférenciation qui représenterait, au moment où s'amorce la chute de la vague, les pulsions de mort". Telle est la métaphore que Françoise Dolto développe pour dynamiser, guider sa réflexion, et transmettre sa pensée. C'est l'étude des enfants et des psychotiques qui l'a conduite à s'intéresser aux pulsions de mort. Elle les analyse, pour la première fois dans ce séminaire inédit, à travers les différentes manifestations que sa pratique clinique lui a permis d'observer : dans leur lien ou leur dé-liaison avec les pulsions de vie, à chaque niveau de structuration de l'image du corps, avant ou après la castration primaire. Les pulsions de mort gravent ainsi, selon leurs impacts, le destin psychique de tout sujet. Françoise Dolto apporte ici une contribution décisive au concept de pulsions de mort introduit par Freud en 1920, dont elle étaye, précise et prolonge la portée psychanalytique.
Éduquer, tâche impossible ? Sans doute, si on entend par "éducation" un ensemble de règles dont l'application façonnerait l'enfant. Éduquer n'est pas un savoir-faire. "Être parents" n'est pas un métier. La plus précieuse des interventions de Françoise Dolto auprès du grand public - à la radio ou dans la presse écrite - est précisément de restituer à la relation parent-enfant sa dimension naturelle et spontanée. Point de "psychologisation", nul jargon dans un propos qui semble relever, par son évidence et sa fraîcheur, du bon sens d'une intelligente grand-mère. Psychanalyste, ce que la célèbre thérapeute doit avant tout à Freud, c'est l'attention qu'elle porte aux mots, tant à ceux de l'enfant qu'à ceux qui lui sont destinés. Savoir parler aux enfants, ce n'est pas leur dire quelque chose de particulier mais tout simplement s'adresser à eux librement et clairement, sans fuite ni hypocrisie, sans infantilisation. Sur cette question décisive de la parole, comme en d'autres sujets, Françoise Dolto nous apprend que, si l'éducation des enfants est impossible, celle des parents est en revanche nécessaire. Hegel allait jusqu'à affirmer que "les enfants sont la mort des parents". À lire Dolto, on comprend que les enfants représentent à tout le moins pour leurs parents la rigoureuse injonction de devenir enfin adultes et responsables. Les difficiles chemins de l'éducation ne sont donc pas seulement pour ceux auxquels on pense. --Emilio Balturi
Les étapes majeures sont, dans la trajectoire de l'enfant, ces moments de passage intenses mais critiques qu'il doit traverser pour arriver à l'adolescence puis à l'âge adulte. Le sevrage, la motricité, la propreté, les relations avec les autres sont les épreuves mêmes sur lesquelles il se construit à la conquête de son autonomie. Forte de son expérience de thérapeute et de sa vie familiale, Françoise Dolto nous montre dans des exemples de vie quotidienne comment les difficultés non résolues dans l'éducation provoquent la souffrance. Elle nous invite à « parler vrai », à adopter une « attitude flexible, vivante, toujours en éveil, à l'écoute ». Le petit d'homme est un être de langage. L'éduquer, c'est le rendre autonome, « lui donner les règles, les repères, les interdits majeurs qui lui assureront cette sécurité existentielle qui seule peut soutenir son dynamisme et les forces vives de son désir ».
Il ne faut pas confondre l'image du corps avec le schéma corporel. Celui-ci spécifie l'individu en tant que représentant de l'espèce : il est, en principe, le même pour tous. En revanche, l'image inconsciente du corps dans la théorisation de Françoise Dolto est propre à chacun : elle est liée au sujet et à son histoire. Support du narcissisme, elle est inconsciente. C'est l'incarnation symbolique du sujet désirant. Sur la base de ce concept, et en s'appuyant sur l'expérience analytique, Françoise Dolto suit l'élaboration de l'image du corps, phase après phase, en montrant que chacune est franchie par une castration. Ce qui l'amène à décrire la pathologie de l'image du corps, laquelle est un échec de la symbolisation - une insuffisance du langage adressé à l'enfant et un manquement de l'interdit.
«Je souhaite intéresser ici les lecteurs au témoignage d'une femme sur les femmes. Sous le titre général de La libido génitale et son destin féminin, je vais essayer, dépouillant le mot destin de ses résonances fatales, magiques ou déterministes, de témoigner en femme, en mère et en psychanalyste pratiquant depuis plus de vingt ans des faits d'observation que j'ai pu glaner concernant la sexualité dans son développement chez les filles, ne retenant ici que les traits que j'ai pu rencontrer chez le plus grand nombre.»À partir de cette expérience clinique très riche, Françoise Dolto explore le cheminement dynamique, de la naissance à la vieillesse, d'une libido au féminin, elle en suit les manifestations dans la vie érotique et passionnelle, dans la relation à l'autre et à la famille, déployant pour ce faire toutes les harmoniques du désir et de l'amour.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.