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Voie d'accès au plaisir. La métaphysique
Dollé Jean-Paul
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246001331
Du jour où Dionysos s'en est allé, la pensée occidentale est née, perverse et monstrueuse, traînant le monde entier vers son destin : celui du nihilisme achevé. Là se dessinent les cartes sombres, obscures et nostalgiques, de l'exil blanc, loin des contrées du plaisir et de la félicité. C'est en amont de cette errance que fait retour Jean-Paul Dollé, aux sources du déclin où s'origine notre malheur : les grands fantasmes qui hantent la conscience de l'Occident, les mythes régulateurs où s'ancrent la " philosophie allemande ", la " politique française ", l'" économie anglaise ". Voie d'accès au plaisir pourra se lire aussi comme un commentaire rêveur de la formule de Lénine sur les trois sources du marxisme. Comme tous les textes prophétiques, ce livre est d'abord archaïque. Son dialogue avec l'origine annonce cette parole singulière que le passé est devant nous, incertain et familier, notre futur probable, non encore advenu. Etrange classicisme, anachronique et subversif, où s'élaborent déjà, dans les hasards de son langage, les concepts fondamentaux de la philosophie de demain. Une pensée affirmative et non plus réactive, qui ne cherche plus à nier, à rompre ou à polémiquer, qui renonce à citer, à commenter, à référer et où se lisent du coup les prémices d'une nouvelle morale et d'une autre politique.
Nulle part mieux que dans l'immobilier ne se montre cette transmutation métaphysique qui transforme la chose en produit. En effet, pour que l'immobilier devienne une activité hautement rentable, il faut qu'au préalable se modifie radicalement la conception que les mortels se font de l'essence de l'espace et changent en conséquence leur manière d'habiter sur terre et de construire leur habitat." La question de la propriété, celle de la maison en particulier, cristallise des déterminations très puissantes, en lien étroit avec l'histoire du capitalisme. Quand la réappropriation de son corps permit historiquement de s'arracher au servage dans les sociétés traditionnelles d'Europe, la propriété de sa maison constitua quant à elle le premier rempart contre la brutalité de la société de la conquête américaine. Aussi la récente crise des subprimes et les multiples expropriations auxquelles elle a donné lieu démontrent-elles, selon Jean-Paul Dollé, le fait suivant le capitalisme rend le monde inhabitable.
Résumé : Dites, petite lectrice ou petit lecteur, sais-tu pourquoi le pélican à un bec avec une énorme poche dedans ? Et pourquoi le vautour n'a plus une seule plume sur le caillou ? Pour le savoir, rien de plus simple : rejoins nous au bout du bout du monde, à la grande fête des oiseaux. Une maraboute te racontera des supers histoires ! Par Florence Dollé aux dessins (Dessinatrice de Tata a des poils sous les bras) et Jean-Baptiste Gandon, journaliste, au scénario.
Le but de l'éducation ne serait-il pas, au-delà de la diffusion des "savoirs", de faire accéder les élèves à la connaissance? Le savoir est toujours particulier; la connaissance est universelle bien qu'elle se fonde sur les "savoirs". On peut savoir sans comprendre, mais lorsque l'on a compris et que l'on peut expliquer, on entre dans la connaissance. C'est alors que l'on peut "refaire", "réinventer". Dans ce cas, la mémoire ne suffit pas, la réflexion est nécessaire. Ainsi naissent des esprits libres et autonomes, affranchis de la dépendance et de la croyance dans laquelle les enferme le savoir. Car le savoir ne peut se justifier que par la connaissance. C'est à ce dépassement que ce livre nous convie.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.