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L'insoumis. Vies et légendes de Pierre Goldman
Dollé Jean-Paul
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246406112
Pierre Goldman traverse en météore les années 60 : philosophe autodidacte, il participe à tous les combats politiques de l'extrême gauche : la liberté de l'Algérie, le Vietnam, l'Amérique du Sud... Antifasciste intraitable, il se bat physiquement contre l'OAS et ses complices au Quartier latin. A l'Union des Etudiants Communistes, il ferraille avec ses camarades Krivine, Debray, Butel, et les ulmiens prochinois Robert Linhart, Benny Levy, contre la direction stalinienne du PC. Hanté par l'épopée de la Résistance, par l'héroïsme de Jean Moulin et des combattants du ghetto de Varsovie, il se sent en dette perpétuelle et ne pense s'en acquitter qu'en devenant à son tour un combattant. Il s'engage dans la guérilla au Venezuela. L'aventure échoue, il se retrouve demi-solde en France. Pour survivre, il commet des hold-ups. Il est alors accusé du meurtre de deux pharmaciennes, boulevard Richard Lenoir. L'affaire Goldman commence. Au terme d'un deuxième procès, il est acquitté. Mais Goldman est assassiné mystérieusement, à 35 ans. Miroir de la génération gauchiste, il en figure l'éclat et la part d'ombre.
Résumé : Notre époque est celle de la domination marchande sur le monde entier. Plutôt que le " nouvel ordre mondial " que prophétisaient certains, c'est un état de guerre permanent que nous subissons, tout entier régi par la production-reproduction des marchandises, dont l'obtention est censée procurer " plus de jouir ", mais dont la consommation répétée ne procure qu'insatisfaction et violence. Notre temps est celui d'une course perpétuelle vers un nouveau toujours rattrapé par un présent qui s'efface au moment même où il se présente. Notre espace est celui d'une urbanisation généralisée qui gomme peu à peu les traces d'urbanité que la succession des générations de citadins y avait déposées. Il n'offre comme perspective que le choix entre la muséification des " villes historiques " et l'extension des zones désignées par antiphrase " villes diffuses ", anti-villes fabriquées plutôt que construites. Face à cet espace-temps du nihilisme, il est urgent d'inventer une politique de l'événement, c'est-à-dire d'affirmer un désir d'agir avec les autres pour ouvrir le champ du possible et interrompre la répétition immuable du temps de la servitude.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Dolle est Docteur ès Lettres et Sciences humaines, professeur émérite de l'université Lumière (Lyon II), il a dirigé le Laboratoire de psychologie génétique cognitive de terrain et préside l'Association des praticiens de la psychologie cognitive. Il est lauréat de l'Académie française.
Résumé : Dites, petite lectrice ou petit lecteur, sais-tu pourquoi le pélican à un bec avec une énorme poche dedans ? Et pourquoi le vautour n'a plus une seule plume sur le caillou ? Pour le savoir, rien de plus simple : rejoins nous au bout du bout du monde, à la grande fête des oiseaux. Une maraboute te racontera des supers histoires ! Par Florence Dollé aux dessins (Dessinatrice de Tata a des poils sous les bras) et Jean-Baptiste Gandon, journaliste, au scénario.
Quatre schizophrènes aux frontières de la raison humaine se côtoient, se frôlent, s'évitent entre les couloirs de l'hôpital et leurs froids appartements thérapeutiques. Prisonniers de leurs hallucinations, captifs de leur monde intérieur, ils se montrent aussi capables d'une étonnante fraternité, d'une frappante lucidité, parfois même d'amour. C'est à la lumière de témoignages réels recueillis par la jeune psychologue Margot Morgiève entre 2006 et 2008 que cette pièce de théâtre a été écrite. C'est une immersion, une plongée au coeur de la folie que l'auteur a effectuée pour en rapporter ces éclairs de pensée, ces fulgurances foudroyantes, ces délires qui clouent sur place.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).