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Arthur Raimbaud. La photographie oubliée
Dôle Gérard
TERREDEBRUME
18,50 €
Épuisé
EAN :9782843626999
Gérard Dôle a jadis reçu en héritage de son voisin l'Astronome un portrait photographique inconnu d'Arthur Rimbaud daté "août 1873". Ce sympathique vieillard lui apprit ainsi que ses grands-parents, qui habitaient déjà l'immeuble sis au 10 rue de Buci à Saint-Germain-des-Prés, avaient recueilli le jeune ardennais du temps de la Commune. S'appuyant sur les sources les plus fiables, l'auteur, bouleversé par les réminiscences de l'Astronome, émerveillé par la photo oubliée du poète et par celle de sa muse Jeanne-Marie, dont les mains avaient "pâli, merveilleuses, sur le bronze des mitrailleuses, à travers Paris insurgé", nous narre les deux passages de Rimbaud dans la capitale en avril-mai 1871. Son premier séjour, bien que bref, lui permet d'assister au triomphe de l'insurrection communaliste ; son second coïncide avec la fin de la Semaine sanglante, dans la mitraille et les incendies, le forçant à se terrer dans une minuscule chambre sous les toits. Nul ne s'en doutait jusque-là et cela nous permet de découvrir une courte mais décisive tranche de vie de l'homme aux semelles de vent. Gérard Dôle évoque au passage quelques personnages hors du commun qu'il a rencontré au cours des cinquante années passées à Montmartre et à Saint-Germaines-Prés. Certains sont illustres tels Jacques Brel, Jean-Paul Sartre, Juliette Gréco et Boris Vian, d'autres obscurs comme José le bon baba qui déclamait Ma Bohème pour séduire ses petites amoureuses ou Jacky Marteau qui jaspinait en argomuche Le Dormeur du val. Mais toutes et tous se greffent avec plus ou moins grande importance au fil rouge du parcours d'Arthur Rimbaud à Paris, lors du tragique printemps de 1871. Un livre qui se lit comme un roman de Jules Verne.
Vous qui aimez les détectives des Ténèbres en charge d'affaires relevant de l'étrange et du surnaturel, Un Vampire menace l'Empire de Gérard Dôle vous séduira assurément car ce recueil propose quatre enquêtes fantastiques tirées des archives secrètes de Sir John Fox, Grand Assistant Commissioner de Scotland Yard. Lorsque le comte Dragomyr, vampire vomi par la nuit... et tombé d'un ballon dirigeable, fait des siennes dans un petit port anglais, Sir John pense que la personne la mieux à même de résoudre ce problème est Lord Syfret, un aristocrate excentrique et providentiel, né il y a bien longtemps de l'imagination de la romancière Arabella Kenealy. L'enquête suivante, "Le Fantôme de Sherwood", est confiée au détective de l'occulte Flaxman Low, figure singulière des "Real Ghost Stones" publiées en 1898 dans un magazine londonien. "L'Enfant sauvage de Whitechapel" oblige Sir John à faire intervenir plusieurs détectives, plus complémentaires que concurrents: d'abord Sherlock Holmes et son élève Harry Taxon, ensuite l'énigmatique Dr M.L.W. qui servit de modèle au John Silence de Blackwood. Il nous faut aussi signaler que Carnacki, l'illustre "ghost finder", se réserve le mot de la fin dans cette hallucinante aventure. La dernière affaire au titre joliment inquiétant, "Rampements de spectres et frôlements d'âmes", voit, quant à elle, le retour de Lord Syfret.
DaNs le Paris De la CommuNe, uNe BaNDe D'auDaCieux iNsurgés affroNte les momies que, jaDis, BoNaParte raPPorta imPruDemmeNt lors De sa CamPagNe D'égyPte avec Les Momies de Bonaparte, Gérard Dôle nous entraîne sur les traces de ses ancêtres, de la franche-comté à paris, de l'espagne à la Louisiane, du texas au mexique. ceux d'entre eux qu'il a choisi de faire revivre sont tous confrontés au mystère auquel se mêlent l'aventure et l'Histoire, créant une suite de récits où la réalité et la fiction se mêlent inextricablement. La présence du merveilleux et du fantastique est constante aussi, la diversité et la singularité des lieux également. Le capitaine d'empire charles Gouget, en compagnie du flibustier Jean Laffite, aux prises en Louisiane avec la prêtresse vaudoue marie Laveau et les zombis du Bayou du Diable, ou la jolie marie Dôle en quête du trésor des communards enfoui à paris dans la tombe d'un pharaon ramené jadis imprudemment d'égypte par Bonaparte, président avec quelques autres héros d'exception à ces aventures fantastiques inédites.
Au départ, il y a Edgar Poe et la trilogie du chevalier Auguste Dupin : " Double assassinat dans la rue Morgue " (1841), " Le Mystère de Marie Roget " (1842-1843), " La Lettre volée " (1844), trois contes traduits par Baudelaire qui les inclura dans Histoires extraordinaires et Histoires grotesques et sérieuses. Ces nouvelles, éditées sans interruption, sont à 1a base du roman policier moderne. Dans le Paris mouvementé de la Monarchie de Juillet, elles mettent en scène un enquêteur privé, Auguste Dupin, dont les seules facultés d'observation et d'analyse lui permettront de venir à bout de redoutables énigmes judiciaires. Malheureusement, le lecteur avide des exploits de Dupin, dut se contenter de ces trois textes jusqu'en 1968, année ou le Britannique Michael Harrison publia un premier recueil de nouvelles aventures, paru en France sous le titre Le Retour du chevalier Dupin (1990). Maintenant, voici Gérard Dôle et ses Ogres de Montfaucon, ou comment l'illustre Auguste Dupin va nous éblouir à treize reprises. Des hommages inédits, mais pas des imitations, car ici le Paris historique se trouble pour laisser passer l'étrange et fantasmagorie - ce n'est pas pour rien que l'auteur est aussi celui des nouvelles aventures de Harry Dickson. En résumé, beaucoup de mystère et parfois une touche de fantastique, jusqu'à la surprise finale qui devrait ravir les nombreux passionnés de Sherlock Holmes.
Sensibilisé aux musiques traditionnelles du "vieux Sud" lors d'un séjour aux Etats-Unis en 1964, Gérard Dôle poursuit des recherches sur l'Acadie et la Louisiane depuis 1973. Son expérience de musicien et de chanteur, sa perception intériorisée d'interprète de musique cajun, ont été précieuses pour la réalisation de ce livre. Dans cet ouvrage très documenté, Gérard Dôle retrace les deux premiers siècles de l'histoire musicale des Acadiens, de Henri IV à Napoléon Bonaparte. B se penche non seulement sur la musique vocale et instrumentale, sur les danses et les réjouissances des Acadiens eux-mêmes, mais encore sur les traditions musicales de ceux qu'ils ont côtoyés au fil du temps, selon les aléas de l'Histoire : Indiens d'Acadie et de Louisiane, Anglais ou Anglo-Américains, Ecossais, Irlandais, Espagnols, Noirs africains ou créoles, soldats français et suisses, matelots, etc. Gérard Dôle remonte ainsi aux sources de ce que les Acadiens de Louisiane appellent toujours entre eux, "la musique française". Christine Louveau de la Guigneraye.
Smith Thorne ; Matson Norman ; Homassel Anne-Sylvi
T. Wallace Wooly Jr, hypocrite et prétentieux homme d'affaires aux revenus confortables, est une figure respectable de Warburton, petite ville de l'État de New York. Veuf et père d'une fille unique, il a un faible pour sa blonde secrétaire. Ces sentiments, heureusement réciproques, sont sur le point d'être avoués lorsque M. Wooly, que les incendies fascinent, sauve d'un hôtel en flammes une étrange jeune femme nue. En quelques jours, Jennifer Broome va bouleverser sa vie pour le pire. Partagé d'emblée entre le dégoût et l'attirance, M. Wooly épouse Jennifer, au grand désespoir de sa secrétaire et de tous ses proches. Il découvre bientôt ce dont sa femme est capable commerce étrange avec les animaux, don de double vue, ensorcellements divers, incendies... C'est vers le désordre, l'anarchie... bref, l'enfer que la féline Jennifer cherche à l'attirer ! À l'origine du film de René Clair et de la célèbre série Ma sorcière bien-aimée, voici pour la première fois en version complète et non expurgée Ma femme est une sorcière, dans toute sa perverse et diabolique splendeur...
Humour, sarcasme, mélancolie... Tels pourraient être les qualificatifs que l'on serait tenté d'attribuer à ces "contes et portraits" écrits - et illustrés - par Pierre Mas Orlan entre 1909 et 1917. Destinés à l'origine pour être publiés dans les journaux comme Le Rire, Le Journal ou Le Sourire, ils sont en quelque sorte les architectures des textes ultérieurs de l'auteur, des chefs-d'?uvre du "fantastique social" qui est la marque de fabrique de l'écriture de Pierre Mac Orlan. Mais retrouvons plutôt Garwell et con huître Dolly, le capitaine Pat à la recherche des sources du Missouri ou encore George Merry et son titanesque projet de terre automotrice, et abandonnons-nous entre les mains de ces "bourreurs de crânes"...
Même si l'on semble découvrir aujourd'hui seulement les grands romans victoriens que sont La Femme en Blanc, La Pierre de Lune ou Armadale, leur auteur, Wilkie Collins, a toujours été lu et apprécié en France. un pays qu'il visita souvent et où il avait eu la chance de trouver un traducteur qui était aussi un ami, Émile Forgues... Si les nouvelles qui composent La Reine de C?ur ne sont pas inédites en français, elles ont toujours été publiées "hors contexte" et de façon disparate. L'écrin de ces récits est, lui, inédit. Car La Reine de C?ur n'est pas seulement un recueil, c'est aussi un hommage de Collins aux Mille et Une Nuits et au bel art de la narration. Trois frères, trois vieux gentlemen campagnards, offrent à une jeune fille des contes chers à leur imagination, afin qu'elle prolonge son séjour jusqu'au retour de leur neveu et fils. amoureux de cette " reine de c?ur "... Le bizarre, le drôle, le ténébreux, le fantastique alternent, soir après soirs, et la jeune fille patientera jusqu'au retour de son soupirant, charmée, tel le sultan, par ces trois insolites Shéhérazades. Avec " Monkton le fou ", " La Femme du rêve ", " Le Secret de famille ", " Fauntleroy ", et six autres contes, Collins recrée pour le lecteur fasciné l'univers tragi-comique, lourd de secrets, de traditions et de contraintes mystérieuses, de l'Angleterre victorienne.
Mannin Ethel ; Light Jacques ; Homassel Anne-Sylvi
Dans l?Angleterre miséreuse des années trente, une fillette solitaire et sauvage rencontre, au hasard d?une sortie en forêt avec son école, un homme cornu qui montrera à l?enfant quelques-uns des simples mystères des sous-bois? Ainsi commence Lucifer et l?Enfant, rare et précieux exercice de voltige dont est proposée pour la première fois la traduction intégrale. À la fois critique acerbe d?une société sans espoir ni lumière où les oppressés se torturent entre eux, description d?un pays disparate qui marche à grands pas vers sa destruction, roman d?initiation amoureuse et conte fantastique, Lucifer et l?Enfant est l?un des grands textes oubliés de l?entre-deux-guerres britannique.