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Les Nouvelles Enquêtes de Harry Dickson : Le Diable de Pimlico
Dôle Gérard ; Ducos François
TERREDEBRUME
18,75 €
Épuisé
EAN :9782843623158
Harry Dickson et Tom Wills sont de retour, plus déterminés que jamais, prêts à fondre sur les créatures des Ténèbres. Et les voilà à nouveau lancés dans des enquêtes prodigieuses qui vont les conduire des bords fangeux de la Tamise, d'où s'élève en permanence un brouillard délétère, à une proche banlieue, désolée et pleine d'embûches ; puis, des ruelles torves des quartiers interlopes, ils passeront prestement aux landes arides des Highlands, et s'en iront même, mandatés par le War Office, jusqu'à une lointaine île de l'océan Indien. Le maître détective et son élève se sortiront de justesse des pièges mortels tendus par un faux diable manipulant une vraie momie ressuscitée, ou par cette curieuse Madame Verre-Pilé qui, dans sa taverne dédiée aux monstres de foire, défend expressément de danser en sabots. Un prétendu Sherlock Holmes se propose de les aider à capturer le Professeur Flax de sinistre mémoire, et dans Limehouse, d'audacieux criminels font un brin de conduite à leurs victimes pantelantes, étouffées sous un masque de cire. Il leur faudra aussi se porter au secours des célèbres Francis Drake et Philip Bordimer de l'Intelligence Service, mis en difficulté par un petit vieillard se prenant pour Dracula. On entre dans les Harry Dickson de Gérard Dôle, comme dans un cabinet de curiosités où l'amateur s'en vient chercher l'émotion rare d'un rêve insensé.
Popularisé par Jean Ray - qui n'a pourtant pas créé le personnage - et les éditions Marabout, le détective Harry Dickson a trouvé en Gérard Dôle un de ses plus brillants continuateurs, comme on peut en juger, depuis 1984, avec la publication de nouvelles aventures. Le Vampyre des Grampians recueille neuf nouvelles totalement inédites. Dans ces histoires mêlant fantastique et enquête policière, tout y est de ce qu'on attend du récit dicksonien : une Grande-Bretagne figée à jamais dans les brumes, apparences trompeuses et apparitions grotesques, masques animés avec peut-être rien derrière, le rouge du théâtre et du sang, personnages insolites et surannés, fraternités interlopes, géométrie extravagante où, passé la porte d'un cabanon de jardin londonien, on débouche dans un vaste temple oriental dont les colonnes se perdent dans la nuit des voûtes, meurtres sans rime ni raison, tueurs improbables comme cette marionnette brisant ses fils pour mieux planter ses dents dans la gorge d'un badaud. Et puis, il y a la touche personnelle de Gérard Dôle qui introduit dans la plupart des récits ses musiques maléfiques. Chez lui, le spectacle dicksonien est avec fosse d'orchestre et les sons concourent au déroulement de l'intrigue. Pour mieux diriger ce concert diabolique, l'auteur apparaît fugacement, figure du Destin, sous l'apparence de l'Homme au singe, une réminiscence de l'époque lointaine où il chantait aux terrasses des cafés de Saint-Germain-des-Prés en s'accompagnant à l'orgue de Barbarie, assisté d'un macaque furibond battant la mesure de ses longs bras griffus.
Carnacki, le détective des ténèbres de William Hope Hodgson, reprend du service sous la plume de Gérard Dôle. Mais pas question ici de copie conforme, car ces " mésaventures " annoncent d'emblée qu'en sus du mystère et du fantastique, il y aura un peu de dérision. Qu'on se rassure, Carnacki reste attachant, et au diable que des péchés de jeunesse dévoilent sa part d'ombre ! Il effleure, tout au plus, la solution du problème qui en fin de compte nous est donnée par de grands témoins ayant pour nom Sâr Dubnotal, Lénine ou John Walson, Le lecteur prendra certainement plaisir à en savoir plus que le détective sur la hantise du presbytère de Borland, sur la présence de la Créature de Frankenstein dans les ruelles de Whitechapel et ses accointances avec Jack l'Éventreur, de même que sur la célèbre affaire du Chien gris dont le point de départ fut l'accostage de la goélette Demeter avec le cadavre de son capitaine attaché à la roue du j gouvernail, une scène primordiale du Dracula de Bram Stoker.
Créé par Joseph Sheridan Le Fanu, le Dr Martin Hesslius, qu'on peut considérer comme le premier authentique détective des Ténèbres, apparaît en 1869 dans " Le Thé vert ", une nouvelle faisant partie d'un ensemble où figure également " Carmilla ", le chef-d'?uvre de la littérature vampirique. En furetant dans les volumineuses archives de Vidocq, célèbre chef de la Sûreté parisienne, Gérard Dôle a découvert un lot d'une quarantaine de lettres adressées par Hesselius à son compatriote le Dr Justinus Kerner. C'est avec ce matériau qu'il affirme avoir écrit Le Cauchemar mandchou, roman épistolaire d'aventures exotiques et fantastiques, rocambolesque à souhait. L'essentiel de l'histoire se passe en Chine, alors que s'éteignent les derniers feux occidentaux de l'épopée napoléonienne. C'est un Empire du Milieu traversé de prodiges, comme dans un cauchemar sans fin, où un empereur vampire défie le pouvoir temporel. C'est surtout une fabuleuse histoire de doubles, chacun étant l'ombre de quelqu'un d'autre, tel ce colonel Champauvert, celui qui n'est pas mort à Eylau, mais à Waterloo. On sait maintenant ce que furent ces années aventureuses au cours desquelles il n'était pas rare pour Hesselius de rencontrer un officier de la Grande Armée devenu loup-garou, ou un monarque chinois se déplaçant à tire-d'aile afin d'aller vampiriser ses victimes.
Faisant suite au Vampire des Grampians, Le Loup-Garou de Camberwell est le deuxième volume des nouvelles enquêtes de Hary Dickson, "le Sherlock Holmes américain", par Gérard Dôle. Ce nouveau recueil compte dix nouvelles, inédites ou introuvables, toutes placées sous le signe du fantastique et du mystère. Du même auteur : Les Ogres de Montfaucon ; Le Mystère Van Helsing.
Même si l'on semble découvrir aujourd'hui seulement les grands romans victoriens que sont La Femme en Blanc, La Pierre de Lune ou Armadale, leur auteur, Wilkie Collins, a toujours été lu et apprécié en France. un pays qu'il visita souvent et où il avait eu la chance de trouver un traducteur qui était aussi un ami, Émile Forgues... Si les nouvelles qui composent La Reine de C?ur ne sont pas inédites en français, elles ont toujours été publiées "hors contexte" et de façon disparate. L'écrin de ces récits est, lui, inédit. Car La Reine de C?ur n'est pas seulement un recueil, c'est aussi un hommage de Collins aux Mille et Une Nuits et au bel art de la narration. Trois frères, trois vieux gentlemen campagnards, offrent à une jeune fille des contes chers à leur imagination, afin qu'elle prolonge son séjour jusqu'au retour de leur neveu et fils. amoureux de cette " reine de c?ur "... Le bizarre, le drôle, le ténébreux, le fantastique alternent, soir après soirs, et la jeune fille patientera jusqu'au retour de son soupirant, charmée, tel le sultan, par ces trois insolites Shéhérazades. Avec " Monkton le fou ", " La Femme du rêve ", " Le Secret de famille ", " Fauntleroy ", et six autres contes, Collins recrée pour le lecteur fasciné l'univers tragi-comique, lourd de secrets, de traditions et de contraintes mystérieuses, de l'Angleterre victorienne.
Humour, sarcasme, mélancolie... Tels pourraient être les qualificatifs que l'on serait tenté d'attribuer à ces "contes et portraits" écrits - et illustrés - par Pierre Mas Orlan entre 1909 et 1917. Destinés à l'origine pour être publiés dans les journaux comme Le Rire, Le Journal ou Le Sourire, ils sont en quelque sorte les architectures des textes ultérieurs de l'auteur, des chefs-d'?uvre du "fantastique social" qui est la marque de fabrique de l'écriture de Pierre Mac Orlan. Mais retrouvons plutôt Garwell et con huître Dolly, le capitaine Pat à la recherche des sources du Missouri ou encore George Merry et son titanesque projet de terre automotrice, et abandonnons-nous entre les mains de ces "bourreurs de crânes"...
C'est une histoire bien ancienne que celle de Deirdre ; presqu'aussi ancienne, et non moins belle, que l'histoire d'Hélène de Sparte. Elle appartient à l'un des cycles les plus épiques de l'Irlande que l'on nomme le cycle de la Branche-Rouge. Les Celtes n'ayant pas d'écriture, elle n'a subsisté pendant plus de dix siècles que de mémoire en mémoire, par tradition orale. Nous sommes dans la province du Nord-Ouest de l'Irlande, le pays des Ulates. Alors qu'il se rend chez un de ses sujets, le roi Conor assiste à l'accouchement de l'épouse de ce dernier. Elle donne naissance à une fille à qui l'on donnera, suite à la terrible prophétie du druide Cathfa, le nom de Deirdre, ce qui signifie " danger " et " douleurs " à la fois. Dès sa naissance, Conor décide qu'elle entrera dans sa couche à l'âge nubile. Mais le destin en décide autrement lorsque Deirdre rencontre Naoise, un jeune guerrier noble dans lequel elle reconnaît immédiatement le visage de l'amour. Dès lors, il ne reste plus aux jeunes gens que la fuite éperdue. Des années durant, ils sont traqués par les hommes de Conor qui refuse l'affront. Durant cette période d'errance, la beauté de Deirdre ne cesse de grandir alors que rien n'entrave la concupiscence du roi. S'ensuivra toute une série d'événements et d'aventures, entre le magique et l'héroïque, qui conduiront Deirdre et Naoise vers un destin terrible et grandiose, digne des plus grandes tragédies de l'histoire humaine...
Finn, descendant du dieu Nuadh à la Main-d'Argent, règne en maître et capitaine, du haut de sa forteresse d'Alvainn, sur les Fiana, ordre militaire garant de la paix du royaume d'Irlande. Dès lors, tout n'est que prétexte à l'aventure ; à chaque instant, l'amitié, l'honneur, l'amour ou les injonctions magiques entraînent Finn et les Fiana dans d'étranges et mystérieuses contrées au milieu de périls surnaturels. Depuis les sidh hantés par les fils de Dana, en passant par le Pays de l'Eternelle Jeunesse pour finir au Paradis des Chrétiens, la vie des Fiana ne peut se concevoir sans gloire ni aventures. Après le Cycle de la Branche rouge paru dans la même collection, c'est à la rencontre de ces hommes, de ces héros des temps anciens, de ce monde primitif où la rupture entre l'homme et les dieux n'était pas encore consommée, que nous entraîne le Cycle de Finn.