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Bêtes de pouvoir. Caricatures du XVIe siècle à nos jours
Doizy Guillaume ; Houdré Jacky
NOUVEAU MONDE
39,85 €
Épuisé
EAN :9782847365368
Du "Tigre" Clemenceau aux éléphants du Parti socialiste, des "corbeaux" catholiques à l'insulte de "chien" lancée à George W Bush lors d'un déplacement en Irak (décembre 2008), du coq français à l'ours russe... la métaphore animalière ne manque pas d'atouts pour qualifier et disqualifier les "bêtes" politiques qui nous gouvernent, les élites sociales, religieuses et culturelles, ou même incarner les Etats et encore les partis. La caricature, imprégnée de culture populaire, religieuse puis savante, inflige à ses ennemis les pires régressions animales, puisant dans un vaste bestiaire des arguments souvent à charge. Depuis la nuit des temps, la pensée humaine, métaphorique par excellence, interroge son rapport au règne animal pour mieux se définir. Dans cette quête ontologique, la bête permet souvent de dénigrer l'autre, l'adversaire, l'ennemi, de lui dénier toute humanité. Depuis Lucas Cranach jusqu'à André Gill, Sennep, Siné, Charb ou Plantu, une multitude de dessinateurs a trouvé dans la bestialisation caricaturale une rhétorique impertinente et parfois injurieuse pour mettre en scène, de manière fascinante et brillante, les tensions politiques et sociales.
Les Corbeaux contre la calotte? En avril 1905, en pleine discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat parait en France la revue anticléricale illustrée Les Corbeaux. Elle s'inscrit dans une dynamique déjà bien engagée de la part de tout un milieu social (et pas seulement en France), qui voit dans la caricature une arme formidable pour réduire l'influence de l'Eglise catholique sur les consciences. La caricature et le rire contre le clergé sont alors considérés comme des outils de propagande, que le lecteur inorganisé ou le militant diffusent sous toutes formes de supports : journaux, affiches, papillons volants, tracts, cartes postales, etc. L'image satirique envahit l'espace public, s'affiche sur les palissades des rues, est distribuée lors des manifestations ou à la sortie du métro (eh oui, déjà!), circule de main en main, se vend à la criée sur les marchés. Le journal Les Corbeaux, d'abord fondé en Belgique puis en France a la particularité de compter parmi ses rédacteurs des membres de l'Association Nationale des Libres Penseurs de France (ANLPF). Ainsi de 1905 à la fin de l'année 1909, aux côtés de l'Assiette au Beurre, de La Calotte, mais aussi de partis politiques, d'associations libres penseuses ou rationalistes et de syndicats révolutionnaires, la revue illustrée participe au formidable combat engagé contre "la calotte". Pour ce faire, elle élabore une rhétorique radicale et blasphématoire qui nous fascine encore aujourd'hui par son inventivité, sa virulence et l'actualité de son engagement.
199 planches publiées entre 1946 et 1950, inédites en album ! Voici réunies dans leur intégralité les 199 planches de " Valhardi " qu'Eddy Paape dessina lorsque Jijé lui confia la série en 1946. Alors débutant, il réussit pourtant à fédérer autour de lui les fans du personnage qui, depuis sa création en 1941, l'avaient élevé au rang de vedette du journal. Le scénariste Jean Doisy continua de lui imaginer des aventures pleines de rebondissements, avant de passer le relais au très jeune Yvan Delporte, futur rédacteur en chef du Journal de Spirou, et scénariste pour Peyo, Franquin, Will, etc. Ces pages sont introduites par une préface très documentée, réalisée par Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault, auteurs de La Véritable Histoire de Spirou.
A la fin du XIXe siècle, l'Eglise catholique et la République s'affrontent pour la domination des institutions du pays. Réactionnaire, conservateur et monarchisant, le clergé, véritable Etat dans l'Etat, s'arc-boute sur le considérable budget du culte qui lui est alloué, régente l'école et refuse la loi civile. Philosophes, rationalistes, libres-penseurs et républicains dénoncent avec vigueur cette oppression et réclament des mesures de laïcisation, militant pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Les deux camps se livrent alors une véritable guerre idéologique en utilisant, notamment, la puissance de l'image. Elaborant un langage trivial et violent, la caricature anticléricale, imprimée sur les supports les plus variés, devient une arme de combat aux mains du milieu libre penseur, très actif depuis l'affaire Dreyfus. Volontiers effrontée et blasphématoire, cette imagerie satirique envahit la rue, comment les crises et les alimente, diffusant non seulement une vision infamante du clergé mais attaquant aussi, pour la première fois, les "saintes" Ecritures et les dogmes. Si les Républicains au pouvoir font finalement voter, en 1905, la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'imagerie anticléricale s'était donner pour tâche de séparer l'Eglise de toute la société, sur le terrain moral, affectif et idéologique. Elle continue aujourd'hui, d'?uvrer en ce sens au travers de journaux comme Charlie-Hebdo ou Le Canard Enchaîné. Une ?uvre immense et passionnante d'une étonnante actualité qui aura inspiré certains des meilleurs dessinateurs de la Belle Epoque comme André Gill, Pépin, Grandjouan, Delannoy...
La crise autour des caricatures de Mahomet au début de l'année 2006 a rappelé que la caricature des religions pouvait devenir explosive, surtout quand les discordes internationales en font un enjeu politique. C'est en fait à la fin du XIXe siècle que paraissent les premières caricatures de Dieu. Le mouvement anticlérical, républicain et libre penseur se délecte alors de véritables parodies de la Bible. L'Ancien et le Nouveau Testament sont également visés. Ecrivains et dessinateurs utilisent la puissance corrosive de la satire, du comique et du trivial. Dans la tradition de Rabelais et de Voltaire, les auteurs, grâce à la dérision, popularisent un regard blasphématoire sur le divin au travers d'ouvrages particulièrement drôles comme la Bible farce, la Bible comique, la Bible pour rire, la Bible amusante, ou encore une Sainte Bible racontée par un Auvergnat. Sans oublier la presse radicale (Les Corbeaux, La Calotte, etc.) qui participe, elle aussi, à cet élan démystificateur. La fin de la censure avec la loi sur la presse de 1881, la montée en puissance d'un mouvement républicain et libre penseur et l'engouement extraordinaire du XIXe siècle pour l'image satirique permettent à la caricature anticléricale de passer au crible les fondements théologiques de la culture judéo-chrétienne et finalement, de participer à la "désacralisation" du sacré dans un éclat de rire particulièrement... divin!
Game of Thrones : un roman-fleuve, une série télévisée haletante, et surtout... un succès planétaire. Derrière la fresque cruelle et fantastique imaginée par George R.R. Martin et enrichie par les scénaristes, se cachent de multiples références à notre histoire. De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, le passé est source d'inspiration inépuisable de la saga. Aviez-vous remarqué que le Titan de Braavos ressemblait étrangement au colosse de Rhodes ? la bataille de la Néra, au siège de Constantinople ? Saviez-vous que Cersei Lannister tenait de Catherine de Médicis ? Lieux, événements, personnages, Cédric Delaunay scrute ici avec sagacité clins d'oeil implicites et explicites.Véritable vade-mecum de l'univers Game of Thrones, cet ouvrage richement illustré est une invitation à plonger dans les pages les plus tumultueuses de notre histoire.
Rares sont les chefs de guerre qui ont suscité autant de ferveur et de haine, recueilli autant d'honneurs et provoqué autant de controverses que le général George Patton. Chef de la légendaire Troisième Armée, Patton est souvent décrit comme un leader tyrannique et mégalomaniaque, flirtant parfois avec la folie. Les archives et notes personnelles du général permettent d'en brosser un portrait bien plus nuancé. Elles éclairent d'abord la période la moins connue de la vie de Patton - son enfance, son séjour à West Point, la traque de Pancho Villa et les batailles de 1917 dans la Somme et en Champagne. Puis, on entre de plain-pied dans les opérations de la Seconde Guerre mondiale : la Tunisie, la Sicile, la France et l'Allemagne. Ses notes, lettres et journaux intimes permettent de suivre ses pensées et impressions jour après jour, ses "coups de gueule" autant que son génie tactique. Ces documents nous donnent accès à un être bien plus complexe qu'on l'imagine, tourmenté par le doute, exalté par la guerre et toujours volontaire pour aller au combat.
Le 9 novembre 1991, Yves Montand s'éclipsait pour toujours. Pourtant, dans ces pages, c'est bien lui qui parle, ce sont ses mots qui nous emportent. Recueil inédit de quarante confidences, entretiens et déclarations, Montand par Montand raconte cinquante ans d'une incroyable carrière, depuis ses premiers pas sur scène à Marseille jusqu'à son ultime rôle et ses derniers combats. Le lecteur (re)découvrira la poésie, la verve unique, la lucidité et la sincérité de ce génie du music-hall devenu monstre sacré du cinéma, cet artiste hors norme qui fut aussi un insatiable militant de la liberté. L'usine et le music-hall, Piaf et Prévert, Les Feuilles mortes et Le Salaire de la peur, le socialisme à l'Est et l'Amérique de Marilyn, L'Aveu et La Folie des grandeurs, Schneider, Deneuve, Sautet, Berri, le Papet, son fils Valentin... et, bien sûr, Simone Signoret : Yves Montand se révèle, s'explique, s'amuse, s'emporte, interpelle au rythme de ses succès et de ses doutes, de ses passions et de ses désillusions. A travers ses paroles sur la chanson et le cinéma, les sentiments ou la politique, Montand revient un instant parmi nous. Et on se rend compte combien il est actuel, combien aujourd'hui ses propos nous font défaut. Alors, écoutons-le...
Dans son ouvrage paru en France en 1931 et jamais réédité, Sternbeck fait revivre le temps des pirates et des flibustiers du XVIe siècle. Depuis la découverte de l'Eldorado des Amériques jusqu'à l'expédition des Indes orientales en passant par la chasse à l'or dans le Pacifique, il retrace les épopées des figures majeures de la piraterie. Ce sont les voix des capitaines Kidd, Hawkins ou Morgan (le "roi des boucaniers"), comme de l'impitoyable Blackbeard, que l'on entend ici. Sur l'île du Diable ou de la Tortue, à bord du Pelican ou du Golden Hind, les espoirs, les peurs et les combats ne sont pas sans liens avec les intérêts des couronnes européennes. Sous la plume alerte et amusée de Sternbeck, les récits de ces navigateurs extraordinaires forment une histoire de la flibusterie, devenue source d'inspiration pour de nombreux auteurs.