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Les Corbeaux contre la calotte. La lutte anticléricale par l'image à la "Belle Epoque"
Doizy Guillaume
LIBERTAIRES
15,30 €
Épuisé
EAN :9782914980470
Les Corbeaux contre la calotte? En avril 1905, en pleine discussion de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat parait en France la revue anticléricale illustrée Les Corbeaux. Elle s'inscrit dans une dynamique déjà bien engagée de la part de tout un milieu social (et pas seulement en France), qui voit dans la caricature une arme formidable pour réduire l'influence de l'Eglise catholique sur les consciences. La caricature et le rire contre le clergé sont alors considérés comme des outils de propagande, que le lecteur inorganisé ou le militant diffusent sous toutes formes de supports : journaux, affiches, papillons volants, tracts, cartes postales, etc. L'image satirique envahit l'espace public, s'affiche sur les palissades des rues, est distribuée lors des manifestations ou à la sortie du métro (eh oui, déjà!), circule de main en main, se vend à la criée sur les marchés. Le journal Les Corbeaux, d'abord fondé en Belgique puis en France a la particularité de compter parmi ses rédacteurs des membres de l'Association Nationale des Libres Penseurs de France (ANLPF). Ainsi de 1905 à la fin de l'année 1909, aux côtés de l'Assiette au Beurre, de La Calotte, mais aussi de partis politiques, d'associations libres penseuses ou rationalistes et de syndicats révolutionnaires, la revue illustrée participe au formidable combat engagé contre "la calotte". Pour ce faire, elle élabore une rhétorique radicale et blasphématoire qui nous fascine encore aujourd'hui par son inventivité, sa virulence et l'actualité de son engagement.
Comme, beaucoup d'entre nous, Guillaume Doizy a contemplé le monde pendant la pandémie. Il pose le 17 mars 2020 comme la date où tout s'arrête : avions à l'arrêt, rues désertes, chacun cloîtré chez soi. Tous face à la peur d'un virus inconnu surfant d'un continent à l'autre sans se préoccuper des barrières géographiques, des frontières culturelles ou politiques. Un virus qui fige l'humanité. Chaque jour, il a laissé sa main s'égayer, son crayon virevolter sr la feuille... une fête des yeux et du coeur, une méditation aquarellée... Alors tout ceci est-il dans la tête ?
Résumé : Qui ne connaît le nom de Jean Moulin ? Sa silhouette ? Qui ne sait ce qu'il incarne : la Résistance, le courage, le sacrifice ? Celui que les clandestins ne connaissaient que sous des pseudonymes (Régis, Rex, Max...) et qui fut arrêté sous le nom de Jacques Martel avait eu, avant la Seconde Guerre mondiale, un double plus joyeux : Romanin. Dessinateur de presse à succès, artiste, ami de Max Jacob, collectionneur de Dufy ou d'Utrillo, Romanin qui était sur le point d'exposer à New York quand la France fut vaincue et occupée. Au temps de son action clandestine en France, Jean Moulin ressuscita Romanin pour mieux cacher le représentant du général de Gaulle et le ministre en mission qu'il était devenu. L'amateur d'art se fit galeriste pour vendre Degas, Valadon ou Matisse et justifier ses déplacements incessants. Mettant en avant des inédits dont les originaux n'avaient pas été conservés, fouillant dessins et croquis pour en identifier les personnages, restituant sa collection puis sa galerie, cet ouvrage met aussi à contribution des experts du dessin de presse, de l'histoire et du commerce de l'art, ainsi que des artistes pour caractériser Romanin, son oeuvre et ses goûts. Au-delà du plaisir de la découverte de ce " musée Romanin ", qui nous entraîne de la Belle Epoque de l'enfance aux temps d'engagement et de combat, en passant par les Années folles des sports d'hiver, de la Côte d'Azur ou de Montparnasse, c'est le journal intime de Jean Moulin qui s'ouvre grâce à Romanin. Il révèle un homme épris de liberté.
La crise autour des caricatures de Mahomet au début de l'année 2006 a rappelé que la caricature des religions pouvait devenir explosive, surtout quand les discordes internationales en font un enjeu politique. C'est en fait à la fin du XIXe siècle que paraissent les premières caricatures de Dieu. Le mouvement anticlérical, républicain et libre penseur se délecte alors de véritables parodies de la Bible. L'Ancien et le Nouveau Testament sont également visés. Ecrivains et dessinateurs utilisent la puissance corrosive de la satire, du comique et du trivial. Dans la tradition de Rabelais et de Voltaire, les auteurs, grâce à la dérision, popularisent un regard blasphématoire sur le divin au travers d'ouvrages particulièrement drôles comme la Bible farce, la Bible comique, la Bible pour rire, la Bible amusante, ou encore une Sainte Bible racontée par un Auvergnat. Sans oublier la presse radicale (Les Corbeaux, La Calotte, etc.) qui participe, elle aussi, à cet élan démystificateur. La fin de la censure avec la loi sur la presse de 1881, la montée en puissance d'un mouvement républicain et libre penseur et l'engouement extraordinaire du XIXe siècle pour l'image satirique permettent à la caricature anticléricale de passer au crible les fondements théologiques de la culture judéo-chrétienne et finalement, de participer à la "désacralisation" du sacré dans un éclat de rire particulièrement... divin!
Résumé : Les événements de janvier 2015 ont mis violemment sur le devant de la scène la question de la place de la caricature dans la société. Celle-ci est le fruit d'une longue histoire, que ce livre aborde sous l'angle des relations entre caricature et affiche dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du XXe, c'est-à-dire au moment où l'affiche connaît une apogée artistique tout en se professionalisant. Les cibles de la caricature (de Louis-Philippe à Charlie- Hebdo), la place de la censure dans le dessin politique, le rôle des revues satiriques (Le Chat noir, Le Rire, L'Assiette au beurre...) et, plus largement, le rire sous toutes ses formes, littéraires et visuelles, sont au coeur de ce livre. Il montre le rôle qu'a joué la caricature dans le renouvellement de l'affiche : parce qu'elle va à l'essentiel et grossit les traits, la caricature tend vers une simplification graphique qui est aussi le marqueur de l'entrée de l'affiche dans la modernité. Lorsque les caricaturistes qui dessinent dans la presse créent des affiches, ils ne cherchent pas à faire rire mais appliquent à l'affiche les techniques de la caricature qu'ils maîtrisent. Comme une caricature, une affiche réussie doit immédiatement marquer l'esprit et capter l'attention de celui qui la regarde. C'est ce qu'ont compris Cappiello, O'Galop et Jossot, dont les affiches connaissent un grand succès. Ce livre montre aussi le travail de dessinateurs comme Forain, Sem, Steinlen, Nadar ou Willette. Dessins de presse, couvertures de journaux, affiches, etc. , illustrent les thèmes abordés dans ce catalogue. Les affiches présentées à l'exposition sont reproduites en grand format. Des biographies des dessinateurs ainsi qu'un dictionnaire des journaux de l'époque complètent ce livre qui, au-delà de l'exposition qu'il accompagne, est appelé à être un ouvrage de référence sur le sujet.
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !
Résumé : Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que didées furent formulées et mises en actes ! Paradoxalement, on connaît mal lhistoire foisonnante et multiforme de la Commune. Ce livre comble cette lacune. En 300 pages sculptées dinnombrables iconographies de lépoque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. A la découverte de tout ce qui sy est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et cest tout à la fois passionnant et bouleversant ! Quon ne sy trompe pas ! Ce livre nest pas un énième livre sur la Commune, cest LE livre de la Commune !
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.