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Le voyageur attardé. Alfred Kubin, Henry Moore, Ernst Barlach
Doizelet Sylvie
TEMPS IL FAIT
14,00 €
Épuisé
EAN :9782868535658
Pèlerins, vagabonds, meurtrier l'arme à la main, amiral à la démarche hésitante... tous sont là où ils ne devraient pas, ne devraient plus être. Ils auraient dû passer leur chemin. Quelque chose les a freinés, retenus. Un obstacle mis en évidence par le dessinateur; ou bien un rêve, un instant de rêverie qui dans le destin de ce promeneur va tout décaler, produire un effet de tremblé. Un moment d'inquiétante étrangeté et les repères sont perdus une fois pour toutes." Sylvie Doizelet fait ici le portrait de trois artistes visionnaires qui ont vécu et travaillé dans une époque troublée : Alfred Kubin, Henry Moore et Ernst Barlach, également torturés par le chaos dans lequel est plongée leur époque. Ce faisant, elle nous invite à une profonde méditation sur la guerre et sur la place de l'art dans les régimes d'exception (le nazisme en l'occurrence). "Il est si difficile de hanter un siècle en ruine", aurait pu conclure avec elle le poète Auden.
Résumé : Dans l'amour même, les voix se taisent - toutes. Il n'est plus besoin de rêve, ni de souvenirs. Plus besoin de chercher, dans une voix, l'écho d'une autre voix. Il suffit de " minuits silencieux ". Seulement, me dira Rodenbach, ces minuits silencieux, aurais-je l'assurance de pouvoir les vivre chaque soir, les revivre chaque nuit, et je partagerai avec lui cette inquiétude, c'est pour cela que j'ai voulu écrire un second " Bruges-la-morte ", dont la dernière image n'est pas celle d'un homme avec le cadavre d'une femme à ses pieds, mais celle de Hugues le c?ur encore battant d'émotion, à la seule idée de savoir Jane vivante. J'ai voulu libérer Hugues, non pas en le guérissant de son obsession, mais en lui permettant de devenir un obsédé heureux, qui chaque soir pourra aller retrouver Jane, et jamais ne se lassera de ces minuits silencieux. S.D.
Résumé : Le mal est fait, le démon est satisfait. Sa victoire est maigre, mais c'est comme cela qu'il opère : avec patience, avec persévérance. Si chaque jour il gagne ne serait-ce qu'une seule âme, viendra le temps où elles seront toutes à lui. Charles Woodwind, dans la solitude de son presbytère, n'a pas su protéger les siens de ce mal qui, un soir de Pâques, a pris pour demeure Atsor, petit village du Yorkshire. Charles pourtant l'aura traqué, sachant que toujours il se réfugie dans la mémoire. Mais quelle mémoire ? Celle d'Angelina, sa jeune femme, à l'imagination trop violente ? Celle de David, son ami de toujours, très perturbé ces derniers temps ? Celle de Lena, nouvelle venue dans le village, et sur qui tant de bruits courent déjà ? Ou celle, plus éloignée, des ancêtres qui peut-être n'ont pas trouvé le repos ?
Le mal est fait, le démon est satisfait. Sa victoire est maigre, mais c'est comme cela qu'il opère : avec patience, avec persévérance. Si chaque jour il gagne ne serait-ce qu'une seule âme, viendra le temps où elles seront toutes à lui. Charles Woodwind, dans la solitude de son presbytère, n'a pas su protéger les siens de ce mal qui, un soir de Pâques, a pris pour demeure Atsor, petit village du Yorkshire. Charles pourtant l'aura traqué, sachant que toujours il se réfugie dans la mémoire. Mais quelle mémoire ? Celle d'Angelina, sa jeune femme, à l'imagination trop violente ? Celle de David, son ami de toujours, très perturbé ces derniers temps ? Celle de Lena, nouvelle venue dans le village, et sur qui tant de bruits courent déjà ? Ou celle, plus éloignée, des ancêtres qui peut-être n'ont pas trouvé le repos ?
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati