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Territoires en action et dans l'action
Dodier Rodolphe ; Rouyer Alice ; Séchet Raymonde
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753505186
L'action politique représente un champ d'investigation particulièrement fécond pour la géographie sociale. Il s'agit moins pour elle de s'attaquer à l'analyse des politiques publiques dans des logiques d'évaluation, sur la base de l'efficacité ou de l'efficience économique et opérationnelle, que de proposer une réflexion sur le sens des actions et des systèmes d'acteurs agissant dans ou sur des territoires, selon qu'ils sont cadres d'intervention de politiques sectorielles ou objets des actions. Analysant le " pour qui " et le " pour quoi faire " sous-jacents à ces politiques territoriales ou territorialisées, dix-sept auteurs donnent ici leur point de vue sur le sens et les modalités d'instrumentation du territoire, les représentations qui traversent les constructions territoriales, tout en accompagnant leur démarche d'une prise en considération attentive des rapports sociaux et des contingences spatiales. La construction politique des territoires, celle qui vise à fabriquer, organiser, ou gouverner des territoires, est un premier champ d'investigation. La deuxième décentralisation en France et des dynamiques équivalentes ailleurs dans le monde ont permis de renouveler cette approche. L'action politique est alors comprise comme l'expression d'intentions et de stratégies prenant souvent appui sur des démarches rétrospectives ou prospectives. Cette action politique territoriale révèle finalement des frictions et des conflits de pouvoir, tout en traduisant une recherche de nouveaux vecteurs de légitimation. Les auteurs sont également attentifs aux impacts territoriaux des politiques sectorielles. Les politiques urbaines et de la ville, les politiques de santé ou ciblant des " publics " spécifiques comme les personnes âgées, les jeunes, les personnes en situation de pauvreté se caractérisent par des dispositifs prenant de plus en plus appui sur des territoires. Cette territorialisation de politiques sectorielles participe à l'inscription dans l'espace de régulations sociales et génère de nouveaux rapports entre groupes sociaux. Basées sur des principes souvent généreux, ces politiques sectorielles produisent parfois des effets non intentionnels assez contradictoires. A travers ces études des politiques publiques territoriales ou territorialisées, en étant attentive à la structuration et à l'évolution des relations entre le politique, les organisations sociales et les individus, la géographie sociale réaffirme son attachement à la dimension critique de la recherche. Ce livre est l'un des trois ouvrages issus du colloque de Rennes, Espaces et sociétés aujourd'hui, tous publiés dans la collection " Géographie sociale " des PUR.
Les Êtres de papier peut se comparer au Cluedo. La différence, c'est qu'à côté des occupants du château, le colonel Moutarde fait figure d'éphèbe effarouché. Et en regard des complots meurtriers qui se trament aux Êtres de papier, une partie de Cluedo a des airs de thé dansant. L'ennui, c'est que le baron a disparu après avoir appelé Jérôme au secours. Notre détective découvre un château loin d'être désert. Les enfants du baron, la gouvernante, un majordome et un jardinier complètent ce tableau, prêt à se transformer en nature morte.
La périurbanisation, et son avatar, l'étalement urbain sont des questions de société qui se sont imposées progressivement comme un objet de recherche au sein des sciences sociales et comme un enjeu majeur de la réflexion sur l'avenir des villes. Mais que veut dire habiter dans les espaces périurbains ? Cet ouvrage s'applique à analyser en profondeur les comportements des ménages périurbains, qui demeurent méconnus à bien des égards. Les choix résidentiels sont analysés au prisme d'un champ des possibles qui se construit par une tension entre des aspirations pour un mode de vie ou des aménités environnementales et des contraintes induites par la réalité des marchés fonciers, immobiliers et de l'emploi. Les pratiques spatiales du quotidien des habitants des espaces périurbains, articulant travail, consommation, loisirs, sociabilités, montrent également l'importante diversité des rapports à l'espace et aux autres, ainsi que la complexité de la formation des modes d'habiter. L'objectif est bien de saisir l'essence même de la périurbanité, qui caractérise aujourd'hui plus d'un français sur quatre.
Cette fois, c?est décidé, Jérôme va devenir un vrai détective privé! Il a même acheté un téléphone portable pour pouvoir répondre à tout moment à ses futurs clients. Mais les premiers messages qu?il reçoit sont très mystérieux: un interlocuteur qui désire demeurer anonyme ne cesse de lui fournir des indices sur l?enquête en cours et va même jusqu?à le payer ? très grassement ? pour voir élucider certaines énigmes. Qui est ce généreux mécène? Un ami de la justice? Un richissime excentrique? Et quels rapports entretient-il avec l?ancienne gloire de Las Vegas, miss Mimi Maréchal, qui revient après de nombreuses années sur la scène parisienne?
Il aimerait bien ressembler à Bogart, il a la dégaine de Monsieur Hulot. Gourmand et rêveur, distrait et tendre, craintif mais courageux, Jérôme Bloche est surtout, mine de rien, très futé. Sur les traces de ses illustres prédécesseurs américains, notre détective privé résout sa première enquête en 1982, écrite par Makyo et Serge Le Tendre, et dessinée par Alain Dodier. Après quelques albums commis avec ses complices, Dodier s'installe seul à la barre de cette série intelligente et profondément humaine.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni