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Denis Darzacq
Docquiert Françoise ; Bernard Etienne
LOCO
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843140204
Depuis le milieu des années 1990, Denis Darzacq développe un travail personnel. De la photographie de presse qui fut, comme pour d'autres photographes français de sa génération, le berceau de sa pratique artistique, il conserve avant tout un regard aiguisé sur la société contemporaine et une méthode. Denis Darzacq a acquis la conviction qu'une image construite pouvait servir son analyse de la société avec plus d'efficacité. Depuis 2003, il a recours à des mises en scène qui reposent toutes sur le principe de la "disruption" (méthodologie dynamique tournée vers la création). Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire. L'ouvrage présente des photographies extraites de séries majeures du photographe. Notamment La chute et Hyper qui opposent deux réalités sans manipulations numériques, Act et Act II qui invitent à la réflexion autour de la complexité de l'individu, au-delà du statut assigné et réducteur de personne handicapée. Enfin, Recomposition et Contreformes font disparaître le corps au fur et à mesure des photographies pour laisser place à une réflexion de l'artiste sur l'abstraction.
Les actes du colloque " Image et politique " montrent, à l'évidence, la nécessité de la confrontation des positions de penseurs d'origines et de disciplines différentes. Le débat d'un historien et d'un philosophe, d'un sociologue et d'un artiste est riche de ces frictions qui obligent à préciser les questions, les enjeux. Le rapprochement des expériences, les convergences de points de vue à partir de méthodologies différentes et la présence de quelques provocations évitent les pièges bien-pensants de certains traditions strictement universitaires. En juillet 1997, à Arles, on a débattu avec passion, avec passion, avec un mélange de culture savante et de réactions viscérales, sur le pouvoir, sur la représentation, sur l'enjeu des images dans l'histoire, aujourd'hui et pour demain.
Du point de vue socio-économique ou démographique, les Régions belges sont fort hétérogènes. Aussi, les transferts financiers qui s'opèrent entre elles, exercent-ils des effets redistributifs importants. Cette solidarité se matérialise sous des formes diverses: certaines sont explicites et transparentes, d'autres sont implicites et plus malaisées à quantifier. Au travers de neuf contributions d'économistes belges, sensibilisés par la problématique des Régions et des Communautés, cet ouvrage tente d'éclairer le débat récent sur la redistribution interrégionale. Il se compose de trois parties: la première analyse les modalités d'application de la solidarité actuelle, la deuxième en étudie les effets redistributifs et la troisième aborde les perspectives d'avenir, face aux mutations institutionnelles et démographiques possibles.
Le siège n°6 était vide Le 2 décembre 1960, après avoir rendu visite à son beau-frère à Flavin, Marius rentre dans son petit village des Ardennes. Il neige et la nuit est tombée quand il arrive chez lui. Sa femme l'attend. La soirée s'annonce comme toutes les autres, au coin du feu, à écouter la radio, lire le journal, tricoter une layette... Il rentre chez lui et la porte se referme. Pour toujours...
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Un hiver d oise se présente en trois séries photographiques distinctes, trois propositions pour tenter de répondre à une idée du territoire. L ouvrage s ouvre, sans autre préambule, par la série de grands paysages, comme un travelling. Une deuxième série, plus intimiste: portraits, nus et natures mortes se répondent pour interroger la représentation même. La troisième et dernière partie reprend jusqu à la fin du livre l idée d un travelling, dans un paysage urbain cette fois.
Et le bleu du ciel dans l'ombre " de Manuela Marques revient sur la singulière expérience du paysage que l'artiste a pu développer récemment, à l'invitation du musée de Lodève. Plutôt que de privilégier les grandes photographies aux points de vue spectaculaires -que les causses du Larzac ou les environs du lac du Salagou inspirent aisément-, elle a préféré expérimenter une approche plus intime et sensible du paysage. Observation, déplacement, et collecte d'éléments (pierres, bois, végétaux) font partie intégrante du développement de l'oeuvre. L'artiste pourra, par la suite, intégrer ces collectes dans des planches botaniques d'un nouveau genre ou dans de grandes compositions photographiques où illusions optiques, miroirs noirs et reflets fabriquent un nouveau point de vue : entre la vision d'un paysage et l'imaginaire que celle-ci suscite. Elle a en quelque sorte réinventé un paysage à travers ce qui le constitue intrinsèquement. Gilles A. Tiberghien, dont on ne présente plus le travail autour du Land art, développe un texte autour de cette nouvelle approche du paysage.
Le photographe Meyer nous livre une histoire inédite et personnelle, celle de Lunacy, une rave Party emblématique des débuts du mouvement House et Tekno en France. Témoignage rare de ce courant important de contre culture, Lunacy est avant tout l'histoire d'une fête et d'une rencontre avec la créativité et l'anticonformisme du monde underground. Huit rendez-vous ont eu lieu entre 1993 et 1995 dans un entrepôt de Genevilliers-port. L'enjeu n'est pas de faire un simple retour sur cette époque, mais de questionner la portée et le poids de la contre culture dans nos sociétés contemporaines, sa radicalité politique. Les images sont sans recul, noires, inconsciemment noyées dans la substance du dancefloor, perdues dans le jeu troublant de l'apparition et de la disparition et s'inscrivent ainsi dans la réflexion singulière du collectif Tendance Floue qui est de jouer sur la corde sensible qui relie la photographie documentaire à la démarche artistique.