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Feu !!
Dobenesque Etienne ; Joubert Claire
YPSILON
23,00 €
Épuisé
EAN :9782356540737
En novembre 1926 paraît l'unique numéro de la revue Fire ! ! ? l'une des plus importantes, certainement la plus radicale, des revues africaines-américaines des Années folles. Elle est conçue par un groupe de jeunes écrivains et artistes, qui joueront un rôle essentiel dans le mouvement de la Renaissance de Harlem, parmi eux des figures emblématiques comme Langston Hughes ou Zora Neale Hurston. Des nouvelles, des poèmes, une pièce de théâtre, un bref essai, un article critique, des dessins... Le recueil est bref et composite, tous travaillent les couleurs et les sons, leur trait et leur discours, à vif, dans un nouveau langage expérimental et intimement expérimenté. La vie du peuple noir est rendue telle qu'on n'avait jamais osé la représenter, les tabous sont levés, on ne regarde pas le monde autour de soi à travers le filtre blanc bourgeois : la prostitution existe, l'homosexualité existe, la musique et la danse, la violence et l'alcool, l'amitié et l'amour, l'art et la littérature, existent ? c'est la vie aux Etats-Unis, vue depuis Harlem la capitale de la culture noire dans les folles années 1920.
Moretti Franco ; Dobenesque Etienne ; Jeanpierre L
Franco Moretti est italien. Il enseigne la littérature comparée à l'université de Stanford. Ses livres, traduits en quinze langues, nourrissent des débats passionnés dans le milieu littéraire international. Son Atlas du roman européen, 1800-1900 a été traduit en français aux éditions du Seuil.
Sartre et la politique : sur ce sujet, c'est toujours de son flirt avec les communistes dont on parle, et toujours pour condamner son coupable aveuglement. Le livre de Birchall n'évite pas le point mais le replace dans son contexte, celui de la guerre froide à sa pire période, où les dirigeants communistes français étaient mis en prison, les journaux saisis, les manifestations brutalement réprimées. Surtout, ce livre est comme une fresque où apparaissent des personnages fascinants avec lesquels Sartre a marché un temps dans ce demi-siècle agité : de Nizan à Leiris, de Colette Audry à Daniel Guérin, de Maurice Nadeau à Jean Genet... Et Birchall rappelle que l'attitude de Sartre pendant la guerre d'Algérie et la guerre du Vietnam lui a permis d'être à peu près le seul intellectuel de renom à pouvoir prendre la parole devant les étudiants en mai 1968. Mais il ne s'agit pas d'une hagiographie : les fragilités, les contradictions, les erreurs ne sont pas gommées, d'autant moins que Sartre lui-même les reconnaissait volontiers. Dans sa solidité documentaire, l'intérêt du livre est double : d'une part il éclaire la vie politique (et non philosophique ou littéraire, bien que par moments...) d'un personnage essentiel du XXe siècle, et d'autre part il offre la vision panoramique d'un territoire mal connu, celui de l'extrême gauche non communiste dans les années de l'après-guerre en France.
Inédite en français, l'unique pièce de théâtre d'Alejandra Pizarnik, écrite en 1969 et jamais publiée de son vivant, rappelle étrangement, par ses personnages et sa situation, Fin De Partie de Beckett. Mais le décor est repeint aux couleurs vives d'une cour de récréation, "adorable et sinistre à la fois". Pizarnik note dans son journal au sujet de la pièce : "les quatre personnages peuvent être une rêverie de la dactylographe elle serait les quatre". A chaque mot, et en chaque personnage, c'est bien elle-même qu'on entend, ses obsessions, ses figures, le désespoir doux d'une voix qui n'a pas renoncé à chercher dans le rêve, le jeu, l'écriture, ce qui pourrait donner sens à son monde. Le théâtre lui est apparu un temps comme une solution pour "transmuer (ses) conflits en oeuvres" plutôt que de les "noter directement" dans son journal.
Voici l'histoire d'Harriet Tubman, née esclave dans le Maryland vers 1820, et de son échappée héroïque vers le Nord et la liberté. Au risque de sa vie, elle est revenue dix-neuf fois pour mener plus de trois cents des siens jusqu'à "La Terre promise".