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Les perturbés dans les lilas
Pizarnik Alejandra ; Dobenesque Etienne
YPSILON
17,00 €
Épuisé
EAN :9782356540362
Inédite en français, l'unique pièce de théâtre d'Alejandra Pizarnik, écrite en 1969 et jamais publiée de son vivant, rappelle étrangement, par ses personnages et sa situation, Fin De Partie de Beckett. Mais le décor est repeint aux couleurs vives d'une cour de récréation, "adorable et sinistre à la fois". Pizarnik note dans son journal au sujet de la pièce : "les quatre personnages peuvent être une rêverie de la dactylographe elle serait les quatre". A chaque mot, et en chaque personnage, c'est bien elle-même qu'on entend, ses obsessions, ses figures, le désespoir doux d'une voix qui n'a pas renoncé à chercher dans le rêve, le jeu, l'écriture, ce qui pourrait donner sens à son monde. Le théâtre lui est apparu un temps comme une solution pour "transmuer (ses) conflits en oeuvres" plutôt que de les "noter directement" dans son journal.
Avec Arbre De Diane la poésie d'Alejandra Pizarnik atteint pour la première fois cette intensité qui la rend unique. Ses recueils précédents sont déjà traversés d'éclats qui annoncent celui-ci et les obsessions y sont les mêmes. Mais la tension et le pouvoir d'envoûtement du poème sont ici accentués par la découverte de la "miniature". Publié à Buenos Aires en 1962. quand Alejandra Pizarnik vivait à Paris, ce recueil marque un tournant dans son oeuvre : composé de 4 parties, rassemblant des poèmes écrits entre 1956 et 1961. il montre la volonté de faire un point sur son parcours.
Paru d'abord en 1966 dans la revue Testigo à Buenos Aires, ce texte est repris par Alejandra Pizarnik en 1971 et publié en volume, ce qui confère à ce "poème-critique" une valeur particulière. Fascinée par le livre de Valentine Penrose, aussi bien par sa forme "sorte de vaste et beau poème en prose" que par "la beauté convulsive du personnage", Alejandra Pizarnik entre comme dans un miroir dans le monde mythique de La comtesse sanglante, la meurtrière Erzsébet Bâthory. Comme Valentine Penrose, "excellent poète" qui sait ne pas séparer "son don poétique de sa minutieuse érudition", Alejandra Pizarnik, possédée par ses lectures et obsédée par la prose, "joue admirablement des valeurs esthétiques de cette ténébreuse histoire" et écrit son chapitre de "la littérature et le mal".
APPROXIMATIONS réunit les poèmes inédits d?Alejandra Pizarnik écrits tout au long de sa vie littéraire, de 1956 à 1972, et jamais repris en volume. Des premiers temps de son écriture à ses ultimes développements, le terme d?"approximation" a pour elle valeur de description, voire de programme pour son projet poétique. La notion répond bien à ce qui fait la singularité de sa voix : soit à la fois une forme de candeur emphatique dans le rêve d?absolu et une simplicité dans les moyens de poésie mis en oeuvre. L?approximation n?est pas l?approximatif mais le plus précis, le cap maintenu avec ferveur depuis l?adolescence, cette fidélité à un soi à venir qu?est le chemin vers l?oeuvre.