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La Révolution des Oeillets au Portugal. Chronologie d'un combat pacifique, édition bilingue
Nascimento Manuel do
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296096325
Le Portugal détient le record de la dictature la plus longue d'Europe durant le XXème siècle qui dura près 50 ans. C'est au petit matin d'un jeudi que le Mouvement du 25 avril 1974 va tourner une page de l'histoire du Portugal. Les événements qui ont eu lieu à Lisbonne et partout dans le pays où le Mouvement des Forces Armées (MFA) a mené ses actions, sont mentionnés dans ce livre de manière chronologique, depuis la publication du décret-loi 353/73 jusqu'au coup d'État militaire du 25 avril 1974. Le 25 avril vers 0h20 est lancée, sur l'émetteur de Radio Renaissance, la chanson " Grândola Vila Morena " chantée par Zeca Afonso. C'est le signal du début des opérations. Désormais, les actions prévues par le MFA deviennent irréversibles, elles vont marquer une date historique du Portugal. Vers 18h00, la Caserne de Carmo où se trouve le chef de l'Etat, hisse le drapeau blanc. C'est la démission du pouvoir. Le MFA a fait tomber le régime totalitaire de l'État Nouveau qui gouvernait depuis le 28 mai 1926. Le MFA remet le pouvoir à la Junte de Salut National (JSN) qui promet de choisir un président dans un délai de trois semaines et de douze mois, pour les élections au suffrage universel d'une Assemblée Nationale Constituante.
Rappeler la bataille de La Lys, c'est rendre hommage aux soldats portugais qui ont lutté aux côtés des alliés durant la Première Grande Guerre mondiale. Le Portugal venait de finir sa Révolution, instaurant ainsi la République en 1910. Pour mieux comprendre l'entrée du Portugal dans cette guerre, il faut rappeler qu'en 1898 et en 1912/1913, l'Angleterre et l'Allemagne avaient négocié entre elles le partage des colonies portugaises d'Afrique. Les colonies portugaises faisaient alors l'objet de l'intérêt économique et stratégique des grandes puissances, c'est-à-dire de la France, de l'Allemagne et de l'Angleterre.
La Première Guerre mondiale a été pour l'historiographie du Portugal un événement de grande importance sur les plans militaire et économique. Le Portugal se battait dans deux guerres : les colonies africaines portugaises contre l'Allemagne et sur le front occidental européen. Ces deux guerres vont être très coûteuses pour la toute jeune République portugaise, proclamée le 5 octobre 1910. Les 16 premières années de la première République portugaise ont été une période difficile due aux agitations sociales provoquées par la crise économique et par l'entrée du Portugal dans le conflit mondial de 1914-1918. La question de la main-d'oeuvre portugaise en France est soulevée pour la première fois, en 1915, par le ministre français de l'Agriculture au diplomate portugais Joao Chagas : La France a besoin de bras... En 1916, le chef des armées françaises écrivait au président du Conseil, et ministre des Affaires étrangères : Il serait du plus grand intérêt que le Portugal devenu à l'heure actuelle notre allié, apportât une aide efficace à la pénurie de main-d'oeuvre dont, nous souffrons... La participation du Portugal, lors de la Grande Guerre, amorce l'émigration portugaise en France, souhaitée par l'Etat français.
L'objet de cet ouvrage est de décrire la présence française au Portugal, souvent méconnue, aussi loin que nous avons pu remonter dans le temps. Ces deux pays, non lointains géographiquement, possèdent de vraies filiations insoupçonnées. De l'installation au Portugal de l'Ordre de Cluny, créé en 909 sous l'impulsion de Guillaume, duc d'Aquitaine en passant par la gouvernance du comté du Portugal de 1093 à 1112 par Henri de Bourgogne (1066-1112), père du premier roi du Portugal, D. Afonso Henriques (1109-1185), des liens étroits ont depuis longtemps existé. En dressant des portraits d'artistes, d'ingénieurs, de diplomates ou encore d'autres personnalités, Manuel do Nascimento nous rappelle ce que la présence française au Portugal a apporté à ce pays depuis plusieurs siècles.
30 ans après le 25 avril 1974. En 2004 à la Maison du Portugal, Cité internationale universitaire de Paris, parmi des milliers d'étudiants, trente ans après, toujours avec la même passion comme au jour J, Otelo Saraiva de Carvalho raconte le déroulement des opérations pas à pas avec ses camarades depuis le Poste de Commandement (PC) de Pontinha (environs de Lisbonne). Chaque position stratégique était codifiée par des noms de villes et autres et peu à peu, le monde était pris par le Mouvement des Forces armées (MFA) presque sans résistance. Comment ce coup d'Etat a-t-il été mené à son terme en une nuit par de jeunes officiers et a-t-il ainsi pu ouvrir la voie à un mouvement populaire et à l'installation de la démocratie au Portugal, après près de 50 ans de dictature ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.