Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les oubliés de la guerre des Flandres. Les soldats portugais dans la bataille de la Lys (9 avril 191
Do Nascimento Manuel
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343140858
La bataille de la Lys (9 avril 1918), représente dans la mémoire collective un combat oublié, ayant jusque-là peu retenu l'attention des historiens. Placée dans un angle mort de l'historiographie française, cette bataille de la Lys constitue cependant un véritable lieu de mémoire de la conscience collective portugaise. L'effort portugais dans la Grande Guerre n'a pas encore été reconnu comme il le mérite : sa spontanéité et l'esprit de sacrifice qui le caractérise sont pourtant semblables à ceux des grandes puissances. Lorsque la guerre européenne éclata, l'ancien président de la République portugaise, Bernardino Machado, alors président du Conseil, se présenta, le 7 août et le 23 novembre 1914, devant le Parlement portugais, et renouvela ses déclarations devant le Congrès : il ne pouvait plus y avoir de doute sur l'entrée en guerre du Portugal aux côtés des alliés. Oublier tous ces soldats portugais, morts pour la liberté de la France et de son peuple, c'est effacer une partie de l'histoire du Portugal, mais surtout, celle de la France. L'année 2018 sera celle du centenaire de cette bataille qui marquera l'histoire du Portugal du XXe siècle.
La Première Guerre mondiale a été pour l'historiographie du Portugal un événement de grande importance sur les plans militaire et économique. Le Portugal se battait dans deux guerres : les colonies africaines portugaises contre l'Allemagne et sur le front occidental européen. Ces deux guerres vont être très coûteuses pour la toute jeune République portugaise, proclamée le 5 octobre 1910. Les 16 premières années de la première République portugaise ont été une période difficile due aux agitations sociales provoquées par la crise économique et par l'entrée du Portugal dans le conflit mondial de 1914-1918. La question de la main-d'oeuvre portugaise en France est soulevée pour la première fois, en 1915, par le ministre français de l'Agriculture au diplomate portugais Joao Chagas : La France a besoin de bras... En 1916, le chef des armées françaises écrivait au président du Conseil, et ministre des Affaires étrangères : Il serait du plus grand intérêt que le Portugal devenu à l'heure actuelle notre allié, apportât une aide efficace à la pénurie de main-d'oeuvre dont, nous souffrons... La participation du Portugal, lors de la Grande Guerre, amorce l'émigration portugaise en France, souhaitée par l'Etat français.
Les rares études historiques françaises sur les invasions de Napoléon au Portugal sont souvent très évasives, puisque parfois on les confond tout simplement avec la guerre contre l'Espagne, comme si le Portugal n'existait pas. Le Portugal vivait en paix avec la France depuis le traité de Madrid, conclu le 29 septembre 1801. Le 21 novembre 1806, à Berlin, est décrété le Blocus Continental. Napoléon reprochait au Portugal de continuer à admettre les navires britanniques dans ses ports. Napoléon fit adresser à la Cour de Lisbonne un ultimatum, lui demandant de fermer tous les ports du Portugal à l'Angleterre. Le 20 octobre 1807, Napoléon décide de déclarer la guerre au Portugal.
De tous les pays d'Europe, le Portugal a été le premier à réaliser son unité nationale et à fixer des limites territoriales qui n'ont pour ainsi dire pas changé depuis le milieu du XIIIe siècle, et c'est l'un des rares dont les frontières coïncident avec les limites linguistiques. S'il a souvent été traité comme un pays relativement peu important, cet ouvrage montre que la réalité est tout autre. Que l'on songe à la découverte des "Nouveaux Mondes" et à la construction de l'Empire atlantique, aux alliances britanniques, aux colonies africaines, à la première République, au régime salazariste et à la Révolution des OEillets en avril 1974, le Portugal est bel et bien plus qu'un "petit pays". Outre l'outil précieux qu'elle représente pour tout lecteur curieux, la chronologie que propose Manuel do Nascimento, met en lumière le rôle crucial que le Portugal a joué dans l'histoire et le développement de l'Europe, ainsi que celui du monde moderne.
30 ans après le 25 avril 1974. En 2004 à la Maison du Portugal, Cité internationale universitaire de Paris, parmi des milliers d'étudiants, trente ans après, toujours avec la même passion comme au jour J, Otelo Saraiva de Carvalho raconte le déroulement des opérations pas à pas avec ses camarades depuis le Poste de Commandement (PC) de Pontinha (environs de Lisbonne). Chaque position stratégique était codifiée par des noms de villes et autres et peu à peu, le monde était pris par le Mouvement des Forces armées (MFA) presque sans résistance. Comment ce coup d'Etat a-t-il été mené à son terme en une nuit par de jeunes officiers et a-t-il ainsi pu ouvrir la voie à un mouvement populaire et à l'installation de la démocratie au Portugal, après près de 50 ans de dictature ?
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.