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Société civile. L'autre voie du développement de l'Afrique
Djoumessi Jean-Baptiste ; Tadadjeu Maurice
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782296554399
Le peuple exerce sa souveraineté par ses élus, mais aussi, directement et quotidiennement, par la société civile. Le problème de la démocratie en Afrique est d'harmoniser et de coordonner les deux modes de gestion de la souveraineté du peuple. Or, disposant du monopole de la contrainte physique légitime, l'Etat en abuse aux plans économique et des droits humains. La mission de la société civile dans ce contexte serait d'amener les administrations de l'Etat, notamment du maintien de l'ordre, à se mettre au service du public et non à demeurer des administrations de puissance publique, asservissant le peuple au lieu de le servir. La société civile devrait ainsi jouer le rôle de gardienne de la démocratie et des libertés, pour pousser l'Afrique dans la transition vers l'Etat de droit et la sortir de la marginalisation. Cette veille permanente apporte la paix et le progrès dans les pays qui la pratiquent. Si la société civile relève ce défi au cours de ce XXIe siècle, l'Afrique rejoindra le peloton de tête du genre humain.
L'indépendance n'a pas encore eu lieu dans les colonies. Les citoyens colonisés "ont accédé à la liberté" si liberté il y a - sans comprendre l'imaginaire colonial. C'est pourquoi cette étude, basée sur l'oeuvre de l'écrivain français Erik Orsenna, met en évidence la conscience de l'absurdité de l'appareil discursif de la raison occidentale marqué par l'exploitation abusive, le double langage et de prétendues valeurs universelles. La mémoire de ce jeu inspire une démarche critique conséquente sous la plume de Bernard Djoumessi. Elle consacre également la déconstruction de la "tour d'ivoire" française, l'insularité culturelle, la pensée de l'être ou la culture atavique au profit de l'enchevêtrement culturel, des cultures composites ou la pensée de la relation. Sous les lumières de la pensée postcoloniale, s'inspirant largement de la pensée de l'altérité française et assortissant de l'imagologie, l'auteur montre comment Erik Orsenna, à travers ses personnages, met en avant les "hétérotopies" , la dissémination et le principe d'altérité qui déconstruisent la contrainte unitaire et les discours dominants français de la modernité. Cet essai repositionne donc le débat de la critique littéraire postcoloniale, car les sources de la critique de l'infrastructure discursive sont renouvelées : la France se démantèle à travers sa littérature contemporaine. L'infrastructure discursive européocentriste est loin de reconnaitre les prismes idéologiques avec Erik Orsenna et la littérature française postmoderne.
Djoumessi Pascal François ; Djoumessi Gaëtan Marti
Djoumessi Mathias, le personnage central de cette biographie naquit dans la région bamiléké située dans l'actuelle province de l'ouest du Cameroun autour des années 1900. C'était une période de grande mutation sociale et économique car elle coïncidait avec l'installation des colons allemands présents sur le territoire dès 1884. En Pâques 1925, il succéda à son père le chef Ndonbou à la tête d'une grande chefferie bamiléké: Foréké-Dschang. Grâce à ses nombreuses qualités, il participa entre 1925 et 1960 dans un contexte pourtant difficile de cohabitation avec la puissance coloniale, à la mise en place des piliers d'un nouvel Etat. De nombreux observateurs s'accordent aujourd'hui à dire de lui qu'il fut un des acteurs clés de la fondation du Cameroun contemporain. Ce livre retrace les principales étapes de ce parcours hors du commun.
Errant dans les rues de la petite ville d'Ansville et terrassé par la disparition tragique de sa femme par inadvertance de sa part, Jonas va faire halte dans son passé ; un passé à la fois parsemé de prouesses et de déconvenues depuis sa tendre enfance à Kanambé, son village natal ; enfance marquée par le tiraillement entre le poids dominant des préjugés et le désir de poursuivre l'école, passant ensuite par ses années de collégien et d'étudiant à la Capitale jusqu'à sa rencontre d'avec Nathalie, leur mariage scellé, symbole de réussite sur les différences identitaires et finalement leur séparation brutale. Face au fait, face à l'immuable, n'ayant d'autre option que d'accepter ce qui lui était inacceptable et en quête de sens, il se lance dans une série de méditations quant au caractère ambivalent de la vie ; méditations qui s'avéreront plus tard être un rêve lucide.
Lauréat du Prix International "Immaculée" 2023, D. Le MAJORER connu sous le nom Mamady DIOUMESSY, est un poète et conteur Guinéen. Il est diplômé d'une Licence Professionnelle à l'ISSEG où il est sorti Major de sa promotion en 2021 en Langue française. Il est auteur de plusieurs ouvrages dont "De l'existence à l'essence", qui lui a valu le sobriquet "Arthur Rimabaud Africain" d'après le poète Camenounais André NGOAH.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.