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Les hommes d'Eglise et le pouvoir politique en Afrique noire. L'exemple de Mgr Bernard Yago (Côte d'
Djéréké Jean-Claude
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782296077393
Malgré son silence sur le parti unique et sur certains événements politiques (emprisonnement des étudiants et enseignants de l'université d'Abidjan, violente répression de la tentative de sécession dans le Sanwi en 1969, massacres dans le Guébié en 1970, arrestation des officiers en juin 1973, etc.), même s'il prit moins de risques que M Raymond-Marie Tchidimbo (Guinée) ou le cardinal Joseph Malula (dans l'ancien Zaïre), le cardinal Bernard Yago eut une réelle liberté de ton vis-à-vis du pouvoir politique. Un pouvoir pour lequel il priait constamment afin qu'il s'exerce selon le droit et la justice mais qui était loin de l'intéresser car, pour lui, l'essentiel était de proclamer la Parole de Dieu "à temps et à contretemps" (2 Ti 4, 2), de mettre ses pas dans ceux du Christ "venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité" (Jn 18, 37). Pour cela, il était nécessaire que lui-même et l'Eglise catholique - dont il fut le premier responsable jusqu'en 1993 - soient libres vis-à-vis du pouvoir politique. Biographie de l'auteur Né en 1962, Jean-Claude Djéréké est prêtre de l'archidiocèse de Gagnoa (Côte d'Ivoire). Docteur en histoire et en sociologie des religions (EPHE-Sorbonne) et collaborateur au Centre de recherches politiques Raymond Aron de l'Ecole des Hautes études en Sciences sociales (Paris), il a publié, entre autres ouvrages, L'engagement politique du clergé catholique en Afrique noire (Paris, Karthala, 2001) et L'Afrique refuse-t-elle vraiment le développement? (Paris, L'Harmattan, 2007).
Certains auteurs - africains et occidentaux - prennent un malin plaisir à dénigrer l'Afrique et à sanctifier l'Occident sans nuance. Pour eux, seules l'adhésion au développement occidental et la rupture avec les traditions africaines permettraient aux Africains de combler le "retard" qui les sépare des pays dits développés. Le but de notre propos n'est ni de dire que l'Afrique se porte bien ni de la blanchir car les Africains - politiques et diplômés - ont une grande responsabilité dans les difficultés actuelles du continent. Nous ne disons pas non plus que tous les Blancs sont méchants. L'idée que nous essayons de défendre dans cet ouvrage est que tous les leaders de l'Afrique ne sont pas corrompus, et que ceux d'entre eux qui ont voulu faire avancer le continent en ont été empêchés par un certain Occident que l'on pourrait qualifier de paternaliste, d'affairiste et d'interventionniste. En effet, les Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Modibo Keïta, Sylvanus Olympio, Thomas Sankara, Laurent-Désiré Kabila... n'eurent pas le temps de mettre en ?uvre leur politique parce qu'ils n'arrangeaient pas les affaires de certains dirigeants occidentaux. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons ardemment et urgemment une redéfinition des rapports entre les anciennes puissances coloniales et les anciennes colonies. Celles-ci ne commenceront à mieux se porter que si les anciens pays colonisateurs consentent à passer du tutorat à un véritable partenariat, s'ils cessent de soutenir des présidents incompétents et sanguinaires en Afrique et, surtout, s'ils comprennent qu'on ne peut faire le bonheur d'un peuple sans lui et contre son gré.
Les années 1980, qui sont étudiées dans cet ouvrage, nous font voir premièrement l'entrée en scène de la conférence épiscopale aussitôt après la première visite de Jean-Paul II, visite au cours de laquelle les évêques avaient été invités à la fois à la loyauté et à la liberté vis-à-vis du pouvoir politique. Ce qui frappe en second lieu, pendant ces années, ce sont les difficultés économiques du pays - difficultés dont les causes sont la chute des prix des matières premières, le gaspillage et le détournement des fonds publics, les réalisations pharaoniques, etc. - malgré une timide ouverture sur le plan politique. Pour la première fois, en effet, députés et conseillers municipaux ne sont plus nommés par le président de la République mais obligés de solliciter directement les suffrages des électeurs. C'est aussi, au cours de cette période, que la capitale politique est transférée d'Abidjan à Yamoussoukro, le village natal d'Houphouet-Boigny. Lorsqu'ils se prononcent sur ces évènements, les prélats ivoiriens donnent l'impression d'être timorés et trop prudents comme s'ils redoutaient de déplaire au pouvoir politique. Or, affirme J.-B. Metz, " notre temps a besoin d'hommes attentifs à ce qui se passe marginalement et capables d'un discernement des esprits d'où la peur est exclue, qui se donnent de manière si conséquente à la suite de Jésus qu'ils se sentent contraints de rejoindre la foule de ceux qui souffrent dans l'histoire et la société humaines "
Les Pays du Sud semblent condamnés à descendre de plus en plus bas tandis que les pays du Nord semblent leur tendre - vainement - une main secourable. En fait, derrière cette image d'Epinal, une réalité se profile : l'Impérialisme Occidental qui enserre désormais le monde entier pour lui imposer son hégémonie économique, politique, culturelle. Le cœur du " Village Planétaire " bat au rythme des Bourses de Chicago, New York, Londres, Paris... Le Sud résiste comme il peut. La non-équité, la misère, la répression qui y sévissent ont engendré le terrorisme international - l'arme des faibles. L'auteur - passe en revue les divers " sujets d'actualité " - chroniques ou épidémiques - qui ont embrasé ou embrasent le monde à l'orée du 21e siècle : la famine en Afrique, le génocide rwandais, l'Islam en France, la guerre contre l'Irak, le gâchis haïtien, les attentats de Madrid, la guerre en Côte-d'Ivoire - sur laquelle il s'étend -, la " mondialisation " ou suprématie de l'Occident. Il plaide en faveur d'une révision urgente des politiques du Nord contre le Sud, avant qu'il ne soit trop tard.
Fin avril 1990, sous la pression de la rue, la Côte d'Ivoire renoue avec le multipartisme. C'est dans ce contexte, où la parole est désormais libérée, que certains évêques osent donner leur avis sur la restauration du multipartisme, la construction et la consécration de la basilique de Yamoussoukro, la première élection multipartite de 1990, la crise économique, la guerre de succession entre Alassane Oattara et Konan Bédié, le "boycott actif" de 1995, l'arrivée des militaires au pouvoir le 24 décembre 1999...
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.