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Histoire de l'Iran contemporain. 3e édition
Djalili Mohammad-Reza ; Kellner Thierry
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782348083143
Étrange pays que cet État chiite qui n'a jamais rompu avec son passé préislamique et qui, malgré son particularisme, a toujours exercé un rayonnement culturel bien au-delà de ses frontières. Curieux destin que celui de ce vieil empire aujourd'hui entouré de jeunes États, objet, pendant le XIXe siècle et le début du XXe, de rivalités entre puissances russe et britannique, et qui est aussi la première nation du Moyen-Orient à s'être dotée d'une Constitution moderne à la suite d'une révolution dès 1906.Précurseur dans la nationalisation de ses ressources pétro-lières, l'Iran est également le premier pays à avoir connu une révolution islamique qui a provoqué un séisme politique à tra-vers le monde musulman et au-delà. Aujourd'hui, les Iraniens et les Iraniennes cherchent la voie pour sortir d'un régime despo-tique et misogyne qui refuse d'entendre leurs revendications. L'histoire contemporaine de l'Iran, laboratoire politique et nation à part, du point de vue identitaire et historique, vaut d'être connue. Le présent ouvrage a pour ambition d'initier le lecteur à cette histoire foisonnante de l'Iran des deux derniers siècles (1796-2023).Table des matières : IntroductionI. Le siècle des QadjarLes premiers QadjarLe demi-siècle de Nasser-ed-Din ShahLe déclin des QadjarLe style de gouvernement des QadjarII. L'entrée dans le XXe siècleLa révolution constitutionnelleL'Iran et la Grande GuerreLe traité anglo-persan de 1919III. Reza Shah et la fondation de l'Iran moderneLe coup d'État de 1921Instauration de la dynastie PahlaviLa modernisation autoritaireIV. Le règne de Mohammad-Reza ShahDe la Seconde Guerre mondiale à la chute du Dr MossadeghConsolidation du pouvoir et montée en puissance de Mohammad-Reza ShahDe la puissance à la chute : la décennie 1970V. La création de la République islamique et les années KhomeyniL'instauration de la République islamiqueLa prise d'otages de l'ambassade américaineLa guerre Iran-IrakGuerre et consolidation du régimeVI. L'après-KhomeyniDu pragmatisme au réformismeLe retour des conservateursDe la crise de l'été 2009 aux présidences RohaniLa présidence Raïssi : le retour forcé aux fondamentaux de la République islamiqueEncadré : Les trois mots qui ont ébranlé la République islamique : " Femme, vie, liberté " (Zan, zendegi, azadi)ConclusionRepères chronologiquesRepères bibliographiques.
La République islamique est-elle réformable ? C'est ce que beaucoup voulurent croire, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, quand Mohammad Khatami, religieux modéré, fut élu à la présidence de la République islamique d'Iran en mai 1997. Quatre ans plus tard, alors que le premier mandat du président réformateur s'achève, la déception est à la mesure des espoirs. Khatami lui-même reconnaît son échec, qu'il attribue au non-respect des règles constitutionnelles par ses adversaires. C'est à contrec?ur qu'il a décidé de se présenter à sa propre succession, préférant " servir le pays dans une autre position que celle de Président ". C'est aussi probablement faute de mieux qu'il a été réélu, en juin 2001, pour un second mandat. Comment expliquer cet échec ? Les obstacles que le projet réformiste a rencontrés sont-ils d'ordre institutionnel ? Ne faudrait-il pas plutôt en chercher les causes dans les divisions profondes et les rivalités qui existent entre les factions cléricales qui se partagent le pouvoir ? La personnalité de Khatami n'est-elle pas à l'origine des déboires de sa politique ? Tous ces facteurs ont sans doute contribué, d'une manière ou d'une autre, à la non-réalisation des changements tant souhaités par une grande majorité des Iraniens. Mais, au-delà de l'Iran, la question principale que cette expérience soulève, à savoir la possibilité ou non d'édifier une " démocratie islamique ", intéresse l'ensemble des Etats musulmans ainsi que la plupart de leurs partenaires étrangers.
Pourquoi l?Iran n?a-t-il jamais été arabisé ? La prostitution existe-t-elle en Iran ? L?homosexualité est-elle admise ? Qui détient vraiment le pouvoir ? Quel est le rôle exact des Gardiens de la Révolution ? Pourquoi l?Iran n?est-il pas soutenu au Conseil de sécurité par la Chine et la Russie ? L?Iran et Israël sont-ils des ennemis irréconciliables ? L?Iran peut-il bloquer le détroit d?Ormuz ? Histoire, société, culture, politique, géopolitique? Depuis la révolution khomeyniste, l?Iran suscite bien des peurs et des interrogations, qui se sont accrues depuis le bras de fer avec Israël autour de la fabrication d?une bombe atomique. Ce sujet, qui occupe continuellement le devant de la scène, masque notre méconnaissance d?un pays sur son identité, ses références, sa vie quotidienne. 100 questions ne sont pas de trop pour radiographier et passer à la loupe un géant mal aimé du Moyen-Orient.
Qui sont les Perses ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Quelles sont les causes de la révolution islamique ? L'Iran et Israël sont-ils des ennemis irréconciliables ? Qui est Hassan Rohani ? L'Iran souhaite-t-il normaliser ses relations avec les Etats-Unis ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle guerre froide ? Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, l'Iran fascine depuis trois mille ans par sa tradition ancestrale et son patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution islamique, le régime inquiète, mêlant étroitement le politique et le religieux sans répondre aux aspirations de la société civile en matière de développement économique et de libertés. En 100 questions didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner donnent les clés pour comprendre ce pays incontournable de l'échiquier géopolitique moyen-oriental.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !