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Traversée par les vents
Djahnine Habiba
BRUNO DOUCEY
14,00 €
Épuisé
EAN :9782362294549
Ses rêves sont peuplés de fantômes, mais ses pas la conduisent légère et libre vers le désert où le vent calligraphie les dunes. Elle a connu le bruit sourd de la peur, celle qui de?forme nos vies, nos habitudes, nos sentiments, nos convictions, mais elle sait les bienfaits du lâcher-prise, les mots qui apaisent, les mains que l'on brandit avec joie vers le ciel. L'effroi de la mort, Habiba Djahnine l'a trop côtoyé pour lui faire allégeance. Aujourd'hui, elle vit aux portes du désert algérien et cultive l'art d'inventer "une aube nouvelle". Sa poésie porte une lumière qui voudrait éclairer chaque détail du monde. Elle adoucit les formes abrasives, déplacent les ombres, allège la mémoire des pas nomades. Lisez-la : elle est de celle qui vous ferons "traverser en silence la ligne d'horizon".
Résumé : Après un premier recueil, publié en Algérie en 2003, Habiba Djahnine revient à la poésie en femme apaisée, combative et lucide. Dans ce livre écrit directement en français, ce n'est pas la guerre civile qui est évoquée mais le temps d'après la guerre, le corps sorti des décombres de l'histoire, l'amour retrouvé, dans un monde voué à la reconstruction des autres et de soi. " J'éloignerai la guerre et l'identité / Je construirai les fragments de la maison ", écrit-elle. Et d'ajouter, quand l'exil devient voyage : " Tu m'attends sur l'autre versant de mon crépuscule ". D'Alger la belle aux sables du désert, Habiba Djahnine écrit de la poésie comme on construit une maison : avec ses nerfs, avec ses rêves, pour refuser " l'alphabet de la peur ", le regard constamment rivé à la ligne d'horizon.
Le courage... Les Editions Bruno Doucey ne pouvaient rêver d'une thématique plus appropriée pour leur dixième anniversaire ! Non qu'il y ait une forme de bravoure à éditer des poètes, mais parce que toutes les valeurs portées par la maison depuis une décennie se trouve condensées en un seul terme drapé de lumière et de nuit : mettre du coeur à vivre et à chanter la vie, trouver la force de dire non, vivre en insoumis, se battre contre la maladie, surmonter le deuil, apprendre à fuir quand il le faut, oser être soi, se risquer vers l'autre, admettre sa fragilité, dépasser ses peurs, danser au bord du vide les bras tendus vers étoiles, et puis aimer encore, aimer à perdre la raison. En " dix variations sur le courage et un chant de résistance ", cette anthologie scelle un pacte avec la vie.
Ceux du large? Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : "Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim", avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : "Ceux que la vie éventre / De son coutelas". Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la "terreur de l'eau", malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues ? français, anglais, créole ? c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée "Tête baissée bras ballants "devant" Le film catastrophe" qui se déroule sous nos yeux.
Résumé : "Je sais que tu m'as inventée, Que je suis née de ton regard, Toi qui donnais lumière aux arbres, Mais depuis que tu m'as quittée, Pour un sommeil qui te dévore, Je m'applique à te redonner, Dans le nid tremblant de mes mains, Une part de jour assez douce, Pour t'obliger à vivre encore".
Les étoiles incrustées sous la chair / il faut vautour et rage / pour nous arracher / un peu / de ce qui brille / Et tant d'amour sans attendre pour garder la lumière".
Résumé : Fêtes galantes, un recueil court, composé de 22 poèmes dans des formes métriques très variées, met en scène des scènes de séduction et de badinage amoureux entre des personnages issus du monde de la commedia dell'arte italienne et d'une campagne idéalisée. Quant au recueil Romances sans paroles, il se divise en 4 parties : les Ariettes oubliées, Paysages belges, Birds in the Night et Aquarelles. Le recueil porte l'empreinte de l'intérêt du poète pour la musicalité des chansons et pour la peinture en général. Paul Verlaine, poète français (1844-1896). Fêtes galantes est un recueil de poèmes publié en 1869. C'est le deuxième recueil signé par le poète après les Poèmes saturniens de 1866. Il publie quelques années après le recueil de poésie Romances sans paroles (1874).
Traducteur exemplaire, essayiste d'une grande délicatesse, particulièrement voué à l'espace de la calligraphie et de la peinture chinoises, romancier intuitif et profond, François Cheng a également développé une ?uvre de poète qui le révèle tel qu'en lui-même : discret, pudique, attentif aux mouvements des choses, des êtres et du temps. Cette anthologie poétique, la première composée par l'auteur de L'éternité n'est pas de trop, incite à un partage qui délivre, propose un parcours lucide qui se veut à la fois serein et alerté. Tous les poèmes rassemblés par François Cheng ressemblent à des instants fragiles, des envols à peine notés, des méditations légères. Avec eux, le fugace, l'impermanent peuvent devenir des alliés, des amis bénéfiques et transitoires, même si rien ne peut les empêcher de passer. Sans oublier qu'il est toujours un viatique pour les obstacles qui restent à franchir, pour la route qui reste à inventer, pour la beauté qui reste à capter en chacune de ses incarnations, en chacune de ses métamorphoses.
Né à Mexico le 31 mars 1914, Octavio Paz est considéré comme le plus grand poète d'Amérique latine et un théoricien hors pair de la littérature. Ambassadeur du Mexique en Inde pendant de longues années, il n'a cessé de confronter la conception occidentale de la création à celle de l'Orient. Il a dirigé Vuelta, la plus importante revue d'Amérique latine et a aussi donné des conférences dans diverses universités d'Europe et d'Amérique. Octavio Paz a reçu le prix Cervantès en 1981 et le prix Nobel de Littérature en 1990. Il est décédé à Mexico en avril 1998.Claude Roy est né en 1915 à Paris. Poète, essayiste, romancier, critique, journaliste et traducteur de poésie chinoise, il fut aussi un grand voyageur toujours attentif aux drames du monde et à ses espoirs. La guerre, la Résistance, les États-Unis, la Chine, le tiers-monde, l'U.R.S.S. tiennent une place importante dans son ?uvre. Il a collaboré au "Nouvel Observateur" et a été membre du Comité de lecture des Éditions Gallimard. Il a reçu le premier Goncourt/Poésie en 1985 et le prix Guillaume-Apollinaire en 1995 pour l'ensemble de son ?uvre. Il est décédé le 13 décembre 1997. Un de «ceux qui touchent à tout parce que tout les touche, mais qui savent aussi que tout se touche, se tient». Ainsi se définissait Claude Roy. «Il faudrait parvenir à ne pas écrire ?des livres d'enfants? ou des livres ?de grandes personnes?. Il faudrait arriver seulement, de quatre à cent quatre ans, à écrire pour être un délivre-enfants» (Claude Roy).Né le 4 juillet 1899 à Rezé près de Nantes, Benjamin Péret participe aux activités du groupe surréaliste dès 1919 et en particulier aux expériences d'écriture automatique. Il effectue de nombreux voyages à l'étranger et réside au Mexique de 1939 à 1948. Il meurt à Paris le 18 septembre 1959.