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Fragments de la maison
Djahnine Habiba
BRUNO DOUCEY
12,00 €
Épuisé
EAN :9782362290817
Après un premier recueil, publié en Algérie en 2003, Habiba Djahnine revient à la poésie en femme apaisée, combative et lucide. Dans ce livre écrit directement en français, ce n'est pas la guerre civile qui est évoquée mais le temps d'après la guerre, le corps sorti des décombres de l'histoire, l'amour retrouvé, dans un monde voué à la reconstruction des autres et de soi. " J'éloignerai la guerre et l'identité / Je construirai les fragments de la maison ", écrit-elle. Et d'ajouter, quand l'exil devient voyage : " Tu m'attends sur l'autre versant de mon crépuscule ". D'Alger la belle aux sables du désert, Habiba Djahnine écrit de la poésie comme on construit une maison : avec ses nerfs, avec ses rêves, pour refuser " l'alphabet de la peur ", le regard constamment rivé à la ligne d'horizon.
Résumé : Ses rêves sont peuplés de fantômes, mais ses pas la conduisent légère et libre vers le désert où le vent calligraphie les dunes. Elle a connu le bruit sourd de la peur, celle qui de?forme nos vies, nos habitudes, nos sentiments, nos convictions, mais elle sait les bienfaits du lâcher-prise, les mots qui apaisent, les mains que l'on brandit avec joie vers le ciel. L'effroi de la mort, Habiba Djahnine l'a trop côtoyé pour lui faire allégeance. Aujourd'hui, elle vit aux portes du désert algérien et cultive l'art d'inventer "une aube nouvelle". Sa poésie porte une lumière qui voudrait éclairer chaque détail du monde. Elle adoucit les formes abrasives, déplacent les ombres, allège la mémoire des pas nomades. Lisez-la : elle est de celle qui vous ferons "traverser en silence la ligne d'horizon".
signe 1Ainsi on se retrouveface à facepoitrine contre poitrineventre contre ventreon se colle, on se mélangeon se ramasse, on s'allonge, on s'enrouleon s'éloigne, on se rapprocheon se repousse, on s'attireon trembleon transpirejusqu'à ladélivrance
Les étoiles incrustées sous la chair / il faut vautour et rage / pour nous arracher / un peu / de ce qui brille / Et tant d'amour sans attendre pour garder la lumière".
« ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?4e de couverture : « ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?
Il regardera longtemps l'eau et saura qu'il faut construire le bateau léger comme le souffle, le bateau qui ne cherche aucune route, qui ne porte rien, que lui et la parole nue".