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NIETZSCHE PAR DELA LES ANTINOMIES
DIXSAUT
VRIN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782711624263
On sait ce que j'exige du philosophe : de se placer par-delà le bien et le mal, - de placer au-dessous de lui l'illusion du jugement moral. " Se situer par-delà bien et mal, ce n'est pas adopter une posture immorale ou amorale, c'est comprendre qu'au principe de toute antinomie se trouve une croyance à des valeurs dont la valeur éternelle et sacrée est garantie par son opposition à des contraires tenus pour être absolument mauvais. Le but de ce livre est de montrer comment Nietzsche s'y prend pour refuser l'alternative " morale " du pour et du contre et guérir la pensée de ces oppositions populaires " sur lesquelles les métaphysiciens ont apposé leur sceau ", par exemple historique / éternel, expliquer / interpréter, être /devenir, réalité /apparence, volonté de vie /volonté de vérité. Dans la mesure où les falsifications et les mensonges dont ces couples procèdent sont des mensonges utiles et des falsifications nécessaires et non pas des erreurs, il ne suffit pas d'en prendre conscience pour les rectifier, il faut inventer les moyens d'en sortir, multiplier les perspectives et penser dynamiquement en termes de forces, de devenirs, d'advenirs. Dépasser ou surmonter, laisser derrière soi ou au-dessous de soi : il n'y a pas qu'une seule façon de se situer " par-delà ". Mais chacune est l'exploration d'un dangereux peut-être.
Recherche Susan, Désespérément, L'espion qui venait du froid, Vacances romaines, trois titres où le Public français aura du mal à deviner que la recherche est frénétique, que l'espion rentre en grâce et que les Romains aiment aussi les jeux du cirque. Le piège du mot à mot se referme sur celui qui n'a pas reconnu une expression idiomatique. You don't say so ! réunit plusieurs textes entièrement originaux où des formules de ce type sont reliées par le fil d'une intrigue, avec difficultés de construction, faux amis, ce qui fait la spécificité de l'anglais et la difficulté du passage au français. Après des notes détaillées, une traduction est proposée - d'autant plus précise que les auteurs savaient ce qu'ils voulaient dire. Ce livre s'adresse en premier lieu aux étudiants et enseignants des universités, mais aussi à tous ceux qui ont passé le cap du baccalauréat et pour qui la fréquentation de l'anglais est essentielle. Si vous souhaitez entrer en contact avec Jean Dixsaut pour lui faire part de vos suggestions ou questions : cliquez ici
Comprendre ce qui est, c'est pour Platon dialectiser. Ce trait essentiel de sa philosophie est inséparable de sa conception de la pensée comme dialogue intérieur de l'âme et de sa position de Formes intelligibles. La dialectique ne peut donc ni se réduire à un simple art de converser ni à une procédure logique, elle est la forme même du savoir. Ce livre examine tous les textes où se trouve réfléchie la discussion socratique et où sont tracés les chemins qu'emprunte la puissance dialectique. On verra que la forme antérieure - la capacité de donner et de recevoir le logos, d'interroger et de répondre - peut toujours se lire dans les formes raffinées que revêt la science dialectique : de la maïeutique à la division, il n'y a ni rupture, ni évolution continue. Et si les descriptions données diffèrent chaque fois, cela ne tient pas à une évolution de la pensée de Platon ; la puissance dialectique se métamorphose en fonction du problème posé. Il s'agit donc de mettre en évidence des mutations sans rupture, les reprises d'une pensée qui cherche toujours dans la même direction, et cependant toujours autrement.
On trouvera dans ce Lectures de Platon une diversité d'interprétations liées à différents choix méthodologiques. Des lectures "analytiques" voisinent avec des lectures "contemplatives" et quasi mystiques, des partisans d'un système caché de doctrines non écrites côtoient des philologues qui tiennent pour préalables indispensables les décisions quant à la chronologie des oeuvres écrites, mais un trait commun se dégage avec évidence, à savoir que lire Platon, c'est être sensible aux risques pris, à la diversité des chemins frayés, aux "digressions" qui se révèlent être les seules voies possibles, aux différences de vitesse d'une pensée déroutante que ne décourage ni petit ni grand problème, et qui reconnaît dans sa liberté la condition de sa rencontre avec la vérité. La nature du texte de Platon possède cette singulière puissance : forcer chacun, quand il s'efforce de l'interpréter, à dévoiler la manière dont il se représente ce que c'est que penser, et, au-delà, à révéler ce qu'il attend de la philosophie.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères, un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes thématiques, indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des ouvertures pour des pistes de réflexion ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation entre les fiches et les références.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.