Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Disgrâce du signe
Levy René
AGE D HOMME
13,80 €
Épuisé
EAN :9782825142332
Nul n?ignore que Paul, ou Saül de Tarse ? Saint Paul ? fut, par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du Christianisme. Pourtant il n?était pas chrétien, mais juif. Jeune, il fut un pharisien, de ceux que les Évangiles exécraient, zélateur farouche et persécuteur des premiers fidèles à Jésus (non encore « chrétiens »). Élève du plus grand des maîtres, Raban Gamliel (Gamaliel), il connaissait la Loi juive (Torah), qu?il observait scrupuleusement. Il apprit encore, sous sa férule, l?exégèse et l?interprétation subtile de l?Écriture. Mais sa ferveur cachait mal une inquiétude grandissante; la crise bientôt éclata sur la route de Damas, et ce fut une révélation. Paul avait 25 ans: de persécuteur de la nouvelle assemblée (ecclesia ? église), il devint alors son plus ardent capitaine, et, en une dizaine d?épîtres, il posa les fondations sur lesquelles le Christianisme s?érigera.Il subsiste bien des obscurités dans les textes de Paul. Nourri de culture hébraïque, spécialement pharisienne, et parlant grec, il livre, dans les endroits de ses Épîtres les plus spéculatifs, un discours souvent abscons, presque étrange, comme si l?hébreu, par une pression souterraine, en défigurait l?écorce. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne (des « progressistes » comme Alain Badiou et Giorgio Agamben ne s?y sont pas trompés), en est un exemple, comme ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Nombre d?obscurités qui font que, si l?on a tenté de le tirer à soi, Paul de Tarse est demeuré mal compris.Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d?études, remonter à la source; source à laquelle il a puisé pour la tarir, la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés de porter un oeil rétrospectif en projetant sur lui des idées qui naîtront après, et n?avons recherché d?autres lumières pour l?éclairer que les siennes. Nous nous sommes pour ainsi dire transportés jusqu?à lui sans bagage.Là, nous découvrons le conflit du signe et de la grâce, de la lettre et de l?esprit. Nous prenons toute la mesure de la dissidence de Paul à l?égard de Moïse, et son puissant désir d?arrachement à la religion. Nous découvrons combien l?enjeu messianique fut et demeure, non seulement au coeur de l?histoire occidentale, mais encore au coeur de tout véritable humanisme. C?est cet essai de compréhension, dont nous croyons qu?il est nécessaire à la modernité exsangue, que nous livrons au public.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Par sa stature d'auteur-novateur, son engagement politique total, son courage à inventer une nouvelle forme de théâtre, Ernst Toller, l'un des plus grands dramaturges allemands du XXe siècle, mérite de sortir de l'oubli et de retrouver le haut de l'affiche, au même titre que Brecht, Beckett, Tchekhov et autres génies... Révolutionnaire, il est condamné à cinq ans de forteresse en tant qu'un des leaders du soulèvement populaire de novembre 1918 à Munich. Homme de combat, il ne peut endurer le temps de sa détention qu'en détenu révolté : enfreindre les règlements, l'interdit d'écriture entre autres. Dissimulé sous la table de sa cellule, une couverture sur lui, il conçoit son oeuvre de dramaturge : révolutionner le théâtre par un art en relation étroite avec les bouleversements sociaux, introduire sur la scène les prolétaires, ces nouveaux acteurs, leur faisant tenir un autre langage avec leurs mots réécrits plus vrais que nature. "Jamais le théâtre n'a été à ce point la tribune de son temps... au centre des combats de l'opinion publique", écrit-il. Les feux de la rampe de L'Opéra de quat'sous n'auraient-ils pas jeté une ombre, faisant de Brecht une amorce involontaire de l'ostracisme qui frappera Toller ? De 1922 à 1933, Toller connaît le succès. Ses pièces sont traduites et jouées en vingt-sept langues. Aujourd'hui, il reste un auteur plus que jamais d'actualité, dans ce monde de tous les dangers qui vacille autour de nous.
Ossip Mandelstam, écrit une épigramme sur Staline, dont deux vers lui coûteront la vie. A la recherche du manuscrit, les policiers saccagent l'appartement du poète, en vain. Nul n'est besoin à ceux qui connaissent par coeur des pages entières de poésie, de conserver seize lignes compromettantes, meurtrières. A défaut du poème, les policiers embarquent le poète (1934). Ossip Mandelstam meurt dans les plaines glacées de Sibérie à l'âge de 47 ans. Tel un livre vivant, Nadejda son épouse, a mémorisé les poèmes, les a transmis oralement. Elle les fait publier vingt ans plus tard. Tandis que, traversant la tourmente, se transmet un livre vivant de Mandelstam, que demeure une écriture et clandestine de Pasternak, que l'on parcoure une prose de Cholokhov infinie comme la steppe, voici que nous parvient, d'Akhmatova, une poésie immortelle : "l'innocente Russie se tordait de douleur ; Je me tais, voilà trente ans que je me tais ; Et si l'on bâillonne ma bouche torturée ; A travers laquelle crient des millions d'êtres." Anna Akhmatova se tait depuis trente ans et avec elle, se taisent Pasternak, Babel, Mandelstam, tant d'autres. La clameur de ces millions d'êtres qui crient à travers sa bouche torturée, nous fait entendre la souffrance endurée par ces poètes et ces écrivains. Porteurs d'une vérité immuable, ils nous parlent, par la littérature, mieux que les politologues ci les historiens. Tout au long de la lecture de leurs livres, leurs cris résonnent en nous aujourd'hui, forcent notre émotion.
Les écrivains polonais sous trois dictatures porte à la connaissance du public français plus d'une vingtaine d'auteurs. Si quatre d'entre eux, Witold Gombrowicz, Ignacy Witkiewicz, Czeslaw Milosz, Bruno Schulz, nous sont familiers, de nombreux poètes et romanciers importants dans le monde des lettres polonaises restent inconnus ou méconnus ici. En Pologne, durant les deux décennies de l'entre-deux-guerres, le poète Julian Tuwim occupe l'une des premières places. Ses poèmes enivrés de vie, dont certains inspirés de Rimbaud, provoquent des scandales dans les milieux conservateurs. Dans le ghetto de Drohobycz en 1942, la tragédie est à son comble le jour d'une course à la tuerie de cibles vivantes. Bruno Schulz est abattu par un Waffen SS d'une balle tirée à bout portant. Zofia Nalkowska conserve l'image de grande dame des lettres polonaises, tandis qu'une poétesse inconnue, modeste, est sortie de l'ombre par les fins limiers suédois qui offrent la distinction suprême en littérature à Wislawa Szymborska. Catholique libéral, Czeslaw Milosz déjoue la dictature en se faisant nommer en poste à l'ambassade de Pologne à Paris. Il peut ainsi publier ses oeuvres en toute liberté et sera auréolé du prix Nobel de littérature en 1980. Cet ouvrage clôt une étude approfondie et documentée en six volumes sur les écrivains confrontés aux dictatures nazie, fasciste, stalinienne, franquiste, vichyste. Il s'inscrit dans la même perspective et la même volonté de rendre hommage et justice aux talents littéraires que l'histoire a marginalisés, méconnus ou effacés de notre culture et de notre mémoire. Remettre leurs oeuvres et leur vie à leur juste place, rappeler les écrits et les auteurs qui ont collaboré avec les régimes totalitaires, mis leurs talents au service des persécuteurs dont certains sont aujourd'hui honorés, enseignés en toute méconnaissance ou négation de leur rôle, tels sont les objectifs auxquels l'auteur se consacre.
Qu'est-ce qui unit les Juifs et les Chrétiens ? Qu'est-ce qui les sépare ? Et ce qui les sépare les oppose-t-il ? C'est à ces questions fondamentales, entre spiritualité et humanisme, que répond Raphy Marciano, qui dirigea pendant longtemps l'Institut universitaire Elie Wiesel. Nourri par plus de quarante ans de rencontres, Marciano présente ainsi aux lecteurs sa vision d'un dialogue moderne, impossible mais nécessaire. Il nous offre sa propre lecture de l'histoire juive, passée et contemporaine, tout en commentant finement Nostra Aetate - la déclaration du concile Vatican II sur les relations de l'Eglise catholique avec les religions non chrétiennes. Un ouvrage clair, engagé, vivifiant, qui cherche à lever tous les préjugés, grâce à la redécouverte des figures et des textes que Juifs et Chrétiens partagent.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
L'auteur examine dans ce volume la situation de l'homme dans un monde saturé de valeurs religieuses. Son livre est une introduction à l'histoire des religions, une mise au point de nos connaissances dans ce domaine.
Il y a près de 3 300 ans, au Proche-Orient, est apparue l'idée d'un Dieu unique. Qui est ce Dieu, par rapport aux multiples dieux qui l'environnent? Quel est le sens des Dix Commandements? Comment les Juifs voient-ils ce Dieu, que disent-ils de lui? Quels sont les liens entre la Torah écrite - la Bible - et la Torah orale - le Talmud? Quel est le sens de la Loi, de l'Exil? Qui était Jésus pour les premiers chrétiens? Pourquoi l'ont-ils appelé Christ et Fils de Dieu? Pourquoi parlent-ils d'un Dieu "Trinité"? Sans jargon, chacun avec sa science et sa conviction, trois spécialistes répondent aux questions d'Hélène Monsacré et de Jean-Louis Schlegel.