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Kaveena
Diop Boubacar Boris
REY
19,00 €
Épuisé
EAN :9782848760513
Un pays d'Afrique noire, au lendemain d'une guerre civile. Lorsque le colonel Asante Kroma, chef de la police et narrateur du roman, entre dans une petite maison de la banlieue de la capitale, à Jinkoré, il fait une découverte considérable : devant lui, vient de mourir le chef d'État en fuite, le président N'Fa Tandine qui a été renversé depuis plusieurs semaines, et que tout le monde recherche. En prévision de sa chute, Tandine avait fait construire clandestinement un bunker sous l'atelier d'une jeune artiste-peintre, Mumbi Awele, qu'il venait, au temps de sa splendeur, rencontrer en secret. Était-elle sa maîtresse ? Une prostituée ? Leur liaison s'était bâtie autour du cadavre de Wangari, fillette de huit ans, violée et affreusement mutilée quelques années plus tôt. La fille de Mumbi. Celle-ci a toujours pensé que son amant, le président, en était l'assassin. Le colonel Kroma va décider de vivre quelques jours dans ce lieu étouffant où se décompose le corps de l'ex-tyran, et se gardera bien d'annoncer cette nouvelle aux autorités, dirigées en apparence par le nouveau président MMwanke, mais en réalité par le Français Pierre Castaneda, ministre d'État et patron de la société minière, Cogemin, qui exploite les ressources du pays. Castaneda qui, après avoir été comme un frère pour le président déchu, a voulu s'approprier le pouvoir et les richesses. Kroma fera de nombreuses découvertes dans le bunker, notamment des textes écrits par Tandine à Mumbi pour lui expliquer la vérité, vérité que le chef de la police croisera avec les très nombreuses informations qu'il détient de par ses fonctions, et, peu à peu, dans son esprit, au coeur de ce souterrain, se recomposera l'incroyable histoire de Tandine, Castaneda et Mumbi. Et la vérité sur le meurtre de la petite Wangari.Porté par une écriture dépouillée mais puissante, Les chiens du crépuscule explore les grands maux dont souffre l'Afrique, au premier rang desquels l'exploitation par les ex-métropoles coloniales et les appétits sans fin de dirigeants violents. Une Afrique symbolisée ici par le magnifique personnage de Mumbi, femme généreuse et intelligente, qui est contrainte d'offrir son corps à un homme dominateur et avide. Tout en conservant une très belle dignité.
Résumé : Construit comme une enquête, avec une extraordinaire lucidité, le roman de Boubacar Boris Diop nous éclaire sur l'ultime génocide du xxe siècle. Avant, pendant et après, ses personnages se croisent et se racontent. Jessica, la miraculée qui sait et répond du fond de son engagement de résistante ; Faustin Gasana, membre des milices du Hutu Power ; le lumineux Siméon Habineza et son frère, le docteur Karekezi ; le colonel Perrin, officier de l'armée française ; Cornelius enfin qui, de retour au Rwanda après de longues années d'exil, plonge aux racines d'une histoire personnelle tragiquement liée à celle de son peuple.
La reine Johanna Simentho du royaume de Wissombo. Fiction ou réalité ? Qu'importe puisque sa magie existe. Puisqu'elle porte le souffle de l'indépendance de la liberté et de la dignité. Fadei, le fils du milliardaire, le croît ; il quittera tout pour la servir. Son frère, Badou, le révolutionnaire, fredonnera, sans illusion, le chant de Johanna. Quant à Ismaïlia, jeune bureaucrate, et Ndella, sa femme, la mystérieuse disparition de Fadei les entraînera, eux aussi dans le sillage de la reine Johanna, point focal de l'histoire. Pour tous, l'écho des tambours de la mémoire résonnera porté par le vent de l'Histoire.
L'image que les médias donnent de l'Afrique ne correspond en aucune façon à la réalité. Elle vise surtout à faire honte à chaque Nègre de sa mémoire et de son identité. Ce n'est pas acceptable et la prise de parole est un impératif moral pour tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre. Les textes réunis dans cet ouvrage sont nés du désir de dire, en tant qu'intellectuel africain, ma part de vérité. Outre des hommages à Cheikh Anta Diop et Mongo Beti, sont abordés ici des sujets aussi variés que le dilemme de l'écrivain coincé entre deux langues, le naufrage du Joola au Sénégal, les nouveaux flux migratoires vers l'Europe ou les défis culturels de la globalisation. Une place importante est accordée au génocide des Tutsi du Rwanda que trop de gens cherchent encore à nier. J'ai mis l'accent sur l'implication de l'État français parce que sa responsabilité dans cette tragédie, via François Mitterrand, est aussi évidente - les faits ne manquent pas pour l'étayer - que mal connue ou acceptée. Projeter le regard au-delà du miroir, c'est essayer de montrer quels mensonges se dissimulent sous tant de lieux communs proférés au sujet de l'Afrique. C'est surtout tirer la sonnette d'alarme, car on voit bien quel inquiétant projet politique se profile derrière la négrophobie triomphante.Boubacar Boris Diop Biographie: Le Sénégalais Boubacar Boris Diop est un des écrivains majeurs de l'Afrique contemporaine. De Murambi, le livre des ossements à Kaveena, son ?uvre est une méditation sur la condition humaine à travers les tragédies et les espérances du continent noir.
Résumé : Dans la nuit du 25 septembre 2002, Le Jodla, qui assurait la liaison entre le sud du Sénégal et Dakar, sombre dans les eaux de l'Atlantique. Conçu pour cinq cent cinquante passagers, il en transportait quatre fois plus dans d'épouvantables conditions, faisant de cette tragédie le naufrage le plus meurtrier de l'histoire. Le lendemain matin, Njéeme Pay, célèbre journaliste politique d'une radio privée sénégalaise, reçoit une terrible nouvelle : parmi les victimes, on a recensé son amie d'enfance, Kinne Gaajo. Njéeme Pay s'improvise alors biographe pour tenter de comprendre celle qui fut sa "plus-que-soeur". Ecrivaine de génie, Kinne était aussi prostituée professionnelle, autant pour fuir la misère que par goût du scandale. Du taudis de Thiaroye où elle recevait ses clients, aux routes du monde, entre Mexico et Johannesburg où elle participait à des débats quelque peu délirants sur la création poétique, Kinne Gaajo prend vie sous la plume émerveillée et tendrement ironique de Njéeme Pay. Le grand écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop nous emporte dans les méandres de son pays qu'il connaît si bien, à travers les villages qui tentent de survivre à la modernité, mais aussi au coeur des villes où le monde des médias et celui de la politique rivalisent de cynisme pour asseoir leur pouvoir... Il nous offre surtout la figure inoubliable de Kinne Gaajo, si sauvagement libre qu'après sa disparition tout irradie encore de sa présence.
Résumé : Notre siècle a 15 ans, et semble déjà si négatif aux yeux d'une majorité de nos contemporains : attaques terroristes dès 2001, jusqu'à celles qui frappèrent le coeur de nos capitales européennes en 2015 et 2016 ; invasion de l'Irak et les mensonges qui ont tenté de la justifier ; secteur financier sans boussole, faille de notre modèle capitaliste et responsable de graves crises à répétition ; mondialisation économique qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres ; notre planète Terre qui nous fait savoir qu'il est urgent de la traiter mieux si nous voulons survivre ; tensions internationales qui augmentent et sont maintenant tangibles au sein même de l'Europe qui voit affluer des centaines de milliers de réfugiés. Comment répondre à ces défis ? Gémir ou détourner le regard ne serviraient à rien. Il faut agir. Nous avons tant de valeurs à défendre, à promouvoir, à aimer. Frans Timmermans, dans un essai concis, personnel et percutant, analyse ces dérives. Il rappelle qu'aujourd'hui nous sommes tous interconnectés et que ce lien est la richesse de notre monde. Il offre un récit collectif de l'histoire européenne, répond aux arguments populistes qui gangrènent les opinions publiques en brocardant les "élites", fait un éloge intelligent des frontières, change notre regard sur la crise des réfugiés en vue de la résoudre intelligemment, appelle à renforcer l'éducation des jeunes afin de réduire le racisme, l'antisémitisme, l'islamophobie, l'homophobie et toute forme d'extrémisme politique. Ce livre vivifiant et sincère, venant d'un haut-responsable politique européen qui ne pratique pas la langue de bois, nous appelle à un sursaut, à repousser la tentation de l'indifférence, à croire de nouveau en notre histoire, nos liens, notre progrès. En 1875, pour Victor Hugo, la liberté était un droit ; l'égalité, un fait ; la fraternité, une obligation. Il est urgent aujourd'hui de le prendre au mot.
Un livre plein d'énergie, qui permet de se recentrer sur l'essentiel, d'aimer la vie Fort de milliers de rencontres, de témoignages, de confidences reçues, fort aussi de son inlassable action de prêtre-éducateur auprès de nombreux jeunes qu'il a sauvés, les extrayant de la rue, de la drogue, de la violence, Guy Gilbert a voulu partager dans ce livre son immense amour de la vie, sa confiance en l'humain, son regard sur le monde contemporain, sa foi en un Dieu-Amour qui soutient chacun d'entre nous, dans tous les compartiments de notre existence. Cet ouvrage appelle chaque individu à cultiver des vertus comme la patience, l'humilité, l'amitié, la tolérance, le respect, le pardon, la bonne humeur... elles lui seront utiles pour trouver un équilibre. Et aussi pour mieux s'engager dans la société, par exemple en faveur de l'écologie, de la lutte contre la misère et contre la violence. Guy Gilbert donne aussi de précieux conseils à ceux qui travaillent, aux célibataires, aux mères élevant seules leurs enfants, à la famille, aux grands-parents, aux personnes âgées, aux malades... Il aborde aussi des questions de foi : les charismes, le rosaire, les vocations et les séminaristes, le péché, la prière, l'humanité du Christ... Les années n'ont pas enlevé au père Gilbert son inépuisable énergie, sa mobilisation de tous les instants en faveur des questions d'aujourd'hui. Il appelle chacun à évoluer, à " se bouger ", car dans le mouvement réside l'amélioration de nos destins. C'est ainsi que la vie nous aimera.
Les peurs nous empêchent de vivre : peur de passer à côté de son existence et peur d'aller de l'avant, peur de ne pas rencontrer l'amour et peur d'aimer, peur de ne pas faire comme il faut et peur de réussir, peur de ne pas trouver sa voie et peur de s'imposer... Dans cet ouvrage, Catherine Bensaid partage sa longue pratique en nous racontant des histoires de patients. Elle montre comment il est possible de se libérer des peurs qui envahissent le quotidien, et donne de précieux conseils valables pour tous, dispensés avec la bienveillance qui caractérise son approche et qui en a fait le succès. Des poèmes ou des textes de sagesse viennent conclure chaque chapitre, offrant ainsi des paroles universelles de guérison. Par l'amour auquel Catherine Bensaid nous invite, par l'acceptation de ce que nous sommes, tels que nous sommes, la métamorphose s'accomplit, l'alchimie s'opère, le vivant prend forme. Au-delà des peurs.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.