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L'art de se taire
DINOUART (ABBE)
MILLON
4,00 €
Épuisé
EAN :9782841370382
La réédition de l'Art de se taire (1771) de l'Abbé Dinouart a voulu obéir elle-même à ce principe que le traité énonce. Mais on ne saurait, sans paradoxe, parler du silence. Et l'ouvrage est bien un paradoxal art de parler: quand cesse le langage, c'est alors le corps qui parle. L'Art de se taire est un art de l'éloquence du corps, ce chapitre oublié de la rhétorique classique. Le corps éloquent y est modéré par les exigences de la civilité. On découvre là un idéal psychologique de contenance et de maîtrise de soi - "Jamais l'homme ne se possède plus que dans le silence" -, hanté par la crainte de la dissipation; un modèle de conduite ordinaire de la vie dominé par la retenue, la circonspection, voire la réticence: éléments d'une archéologie de la prudence. L'Art de se taire est ainsi un gouvernement de soi, mais aussi un gouvernement des autres; et le silence est une catégorie politique: "Le silence politique est celui d'un homme prudent, qui se ménage, se conduit avec circonspection, qui ne s'ouvre point toujours, qui ne dit pas tout ce qu'il pense, qui n'explique pas toujours sa Conduite et ses desseins; qui, sans trahir les droits de la vérité, ne répond pas toujours clairement, pour ne point se laisser découvrir". Le traité de Dinouart conduit alors à un ensemble d'interrogations sur la fonction du silence en politique, étrangement actuelles
Avoir la maîtrise de soi et de son corps en société: cette question est au c?ur de L?Art de se taire (1771), qui appartient à la catégorie des manuels de la prudence et des règles du « beau paraître » dont le modèle est L?Homme de cour (1655) de Baltasar Gracian. Le livre rencontre dès sa parution un immense succès et provoque une vive polémique: son auteur est soupçonné d?avoir plagié un traité écrit près d?un siècle plus tôt pour les nonnes et les moines?Avec ce livre, Dinouart propose à la société des salons et des dîners, des gourmets et des lettrés, qui craint alors la dissipation, le bavardage et les « mauvais propos », un modèle de comportement calqué sur ceux de la religion et de la Cour. Rien moins, donc, que l?art de dissimuler, d?avoir une bonne contenance et de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, un art qui, paradoxalement, accorde une importance toute particulière au langage du corps, qu?il faut apprendre à décrypter?
On ne saurait, sans paradoxe, parler du silence, et l?ouvrage est bien un paradoxal art de parler quand cesse le langage, c?est alors le corps qui parle. L?Art de se taire est un art de l?éloquence du corps, ce chapitre oublié de la rhétorique classique. On découvre un idéal psychologique de contenance et de maîtrise de soi, hanté par la crainte de la dissipation, un modèle de conduite ordinaire de la vie dominé par la retenue, la circonspection, voire la réticence, éléments d?une archéologie de la prudence. L?Art de se taire est ainsi un gouvernement de soi, mais aussi un gouvernement des autres ; et le silence est une catégorie politique : Le silence politique est celui d?un homme prudent, qui se ménage, se conduit avec circonspection, qui ne s?ouvre point toujours, qui ne dit pas tout ce qu?il pense, qui n?explique pas toujours sa conduite et ses desseins ; qui, sans trahir les droits de la vérité, ne répond pas toujours clairement, pour ne point se laisser découvrir. Le traité de Dinouart conduit à un ensemble d?interrogations sur la fonction du silence en politique, étrangement actuelles.
On ne saurait, sans paradoxe, parler du silence, et l'ouvrage est bien un paradoxal art de parler: quand cesse le langage, c'est alors le corps qui parle. L'Art de se taire est un art de l'éloquence du corps, ce chapitre oublié de la rhétorique classique. Le corps éloquent y est modéré par les exigences de la civilité. On découvre là un idéal psychologique de contenance et de maîtrise de soi, hanté par la crainte de la dissipation, un modèle de conduite ordinaire de la vie dominé par la retenue, la circonspection, voire la réticence, éléments d'une archéologie de la prudence. L'Art de se taire est ainsi un gouvernement de soi, mais aussi un gouvernement des autres; et le silence est une catégorie politique: Le silence politique est celui d'un homme prudent, qui se ménage, se conduit avec circonspection, qui ne s'ouvre point toujours, qui ne dit pas tout ce qu'il pense, qui n'explique pas toujours sa conduite et ses desseins; qui, sans trahir les droits de la vérité, ne répond pas toujours clairement, pour ne point se laisser découvrir. Le traité de Dinouart conduit à un ensemble d'interrogations sur la fonction du silence en politique, étrangement actuelles.
Résumé : Comment garder la maîtrise de soi et de son corps en société? Cette question est au coeur de L'Art de se taire qui, dès sa parution en 1771, rencontre le succès. Son auteur, Joseph Antoine Toussaint Dinouart (1716-1786), ecclésiastique, traducteur et polémiste, érudit et bel esprit, propose à la société des salons et des dîners, qui craint alors la dissipation, le bavardage et les mauvais propos, un modèle de comportement calqué sur ceux de la religion et de la Cour. Rien moins, donc, que l'art de dissimuler, d'avoir une bonne contenance et de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler - un art qui, paradoxalement, accorde une importance toute particulière au langage du corps, qu'il faut apprendre à décrypter...
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.