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L'art de se taire
Abbé Dinouart,Baecque Antoine de
PAYOT
6,10 €
Épuisé
EAN :9782228906319
Avoir la maîtrise de soi et de son corps en société: cette question est au c?ur de L?Art de se taire (1771), qui appartient à la catégorie des manuels de la prudence et des règles du « beau paraître » dont le modèle est L?Homme de cour (1655) de Baltasar Gracian. Le livre rencontre dès sa parution un immense succès et provoque une vive polémique: son auteur est soupçonné d?avoir plagié un traité écrit près d?un siècle plus tôt pour les nonnes et les moines?Avec ce livre, Dinouart propose à la société des salons et des dîners, des gourmets et des lettrés, qui craint alors la dissipation, le bavardage et les « mauvais propos », un modèle de comportement calqué sur ceux de la religion et de la Cour. Rien moins, donc, que l?art de dissimuler, d?avoir une bonne contenance et de tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, un art qui, paradoxalement, accorde une importance toute particulière au langage du corps, qu?il faut apprendre à décrypter?
Résumé : Ce volume réunit trois drames sacrés de l'Abbé Pierre : Le bal des exclus (spectacle de Daniel Facérias) Permis de vivre (adaptation par Dimma Vezzani) Le mystère de la joie (adaptation par Julia Archer) La Culture est-elle pour tous ? Sûrement lorsqu'elle fait entendre au secret du coeur de chacun : " et les Autres ? " Abbé Pierre
Défenseur des exclus et des plus démunis, résistant, député à la Libération, fondateur d'Emmaüs en 1949, l'abbé Pierre n'a cessé de mener le combat pour la paix, la justice, le développement humain. Internationalement connu comme un homme de compassion et de générosité, il a constamment affirmé qu'un autre monde est possible, juste, fraternel et solidaire. Face aux défis du XXIe siècle, à ses injustices criantes, à ses excès meurtriers et destructeurs, les réflexions et les admonestations politiques de l'abbé Pierre restent des repères solides et plus que jamais actuels. L'abbé Pierre s'adresse à tous, aux plus modestes comme aux plus hauts placés. Pour nous émouvoir et nous convaincre, Il use du bon sens et parfois de l'humour : sa pédagogie réveille le désir de savoir et de comprendre. Il rend accessible la complexité du monde.
L'intégralité des textes enfin réunis de l'Abbé Grégoire, un des artisans de l'abolition de l'esclavage, de 1789 à 1830. - Mémoire en faveur des gens de couleur ou sang-mêlés de Saint-Domingue & des autres iles françaises de l'Amérique, adressé à l'Assemblée nationale - Lettre aux philanthropes sur les droits, les réclamations des gens de couleur de Saint-Domingue et des autres iles françaises de l'Amérique - Lettre aux citoyens de couleur et nègres libres de Saint-Domingue et des autres isles françaises de l'Amérique - Des peines infamantes à infliger aux négriers - Du préjugé des blancs contre la couleur des Africains et celle de leurs descendants noirs et sang-mêlé
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.