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Adriana
Dimova Théodora ; Vrinat Marie
DES SYRTES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782845451384
Peuplée d'enfances singulières ou d'adolescents en "mal de mères", l'oeuvre littéraire de Théodora Dimova se poursuit avec une "comédie humaine" d'une profondeur remarquable, abordant cette fois, sans tabou, la vieillesse dans ce qu'elle a d'admirable mais aussi de pitoyable. Adriana est l'éblouissant portrait d'une femme blasée par l'argent, poussée par l'ennui et la solitude jusqu'à la déchéance. Et jusqu'à commettre l'irréparable. Adriana passera le reste de sa vie dans l'attente d'un "sauveur" qui puisse lui offrir sinon la rédemption, du moins un semblant d'harmonie. La flamboyante Ioura, jeune femme qu'elle finit par rencontrer, pourra-t-elle la comprendre? Les voix et les vies se mêlent, la vieille dame sait se raconter sans complaisance, évoquer ce qu'elle fut, avec ses défauts, ses errances, et la tragédie qui la hante. Entre Adriana et Ioura naissent une admiration et une affection qui rendront plus doux le grand départ de la vieille femme. Ce roman illustre, une fois encore, les obsessions de Théodora Dimova qui remonte aux sources de la violence rongeant la société, et pose une question entêtante: peut-on restaurer, envers et contre tout, ce qui a été brisé? A l'instar de Mères, Adriana bouscule le lecteur, avec la même force et la même écriture haletante au rythme saccadé, avec sa justesse de ton sans fausse pudeur et son extraordinaire virtuosité littéraire. Biographie de l'auteur Théodora Dimova est née à Sofia en 1966. Auteur de théâtre reconnu, elle a publié son premier roman, Eminé, en 2001. Elle a connu la consécration littéraire grâce à Mères paru en 2005 (et en français aux éditions des Syrtes, en 2006), qui a été publié en plusieurs langues et obtenu le prix de Littérature est-européenne à Vienne en 2006.
Yossifova Ekaterina ; Borissov Gueorgui ; Dimova T
Avec Ciel nocturne, L'Inventaire poursuit son exploration poétique des Balkans. A l'initiative de ces nouvelles «rencontres balkaniques», il y a, comme toujours, l'association Balkans-Transit, basée en Basse-Normandie. Après l'Albanie et la Grèce, c'est la Bulgarie qui sera à l'honneur, à Caen et dans toute la région, au mois de mai de cette année. Comme il est désormais de tradition, une anthologie est réalisée, afin de pérenniser ces échanges. Publiée en deux langues, français et bulgare, l'ouvrage présente 6 poètes et nouvellistes de chacun des deux pays, parmi lesquels Laurine Rousselet, Abdourahman A. Waberi, Jude Stefan, Gueorgui Borissov, Sylvia Tcholeva, Ekaterina Yossifova... Ils représentent une savante composition d'auteurs de différentes générations et de multiples écritures. Les traducteurs sont évidemment à l'honneur dans ces publications, choisis systématiquement parmi les plus talentueux. Depuis plusieurs années déjà, les éditions L'Inventaire soutiennent l'association Balkans-Transit, estimant, avec les organisateurs de ces manifestations, que la poésie et, plus généralement, la littérature sont peut-être le meilleur moyen de comprendre vraiment une région d'Europe parmi les plus complexes et les plus troublées.
Ce numéro présente aux lecteurs les principaux textes du colloque international consacré à la francophonie en Europe qui s'est tenu à la Sorbonne Nouvelle en décembre 2006. A l'issue du sommet de Bucarest et à la veille du dernier élargissement, des chercheurs d'Europe de l'Est, d'Europe du Sud-Est et d'Europe de l'Ouest se sont réunis autour d'une réflexion sur la relation entre identité européenne et identité francophone au vu de l'émergence de nouvelles pratiques en Europe qui vont au-delà de l'action traditionnelle de coopération culturelle. L'apport de plusieurs disciplines à travers les regards croisés d'historiens, de littéraires, de linguistes, de géopoliticiens, de démographes et de juristes est complété par l'analyse d'experts des institutions culturelles et des organisations internationales. Le témoignage exceptionnel de sept ambassadeurs des pays de l'Europe orientale réunis autour d'une Table ronde constitue un pas en avant vers la représentation de l'Europe francophone comme un nouveau laboratoire politique. Les études ici présentées ouvrent des pistes de recherche pertinentes pour une étude globale de la construction culturelle de l'Europe à vingt-sept.
Résumé : Née dans une famille riche avant le communisme, Adriana, blasée et cruelle, se joue des coeurs ; et tout cela finit forcément mal. La rencontre avec la flamboyante Ioura, au soir de sa vie, sera pour elle une catharsis. Grâce à leur complicité, Adriana parviendra à se regarder en face et à atteindre un état de légèreté, tandis que Ioura trouvera le bonheur. Théodora Dimova entraîne le lecteur dans une longue confession sans complaisance, laissant le lecteur bouleversé. Sous sa plume, Adriana devient un personnage hypnotique et mythique, digne des grandes légendes romantiques de la Mitteleuropa. "Adriana se dévoile tout en jetant sur sa vie, comme sur la société bulgare postcommuniste un regard acéré". Livres hebdo "Un roman brillant sur le sens de la transmission". Femina Née à Sofia en 1960, Théodora Dimova est l'autrice de Mères (éditions des Syrtes, 2006 et 2019 en Poche). Son troisième roman, Les Dévastés (éditions des Syrtes, 2022), a obtenu le prix Fragonard de littérature étrangère pour sa traduction française.
Chiriaev Boris ; Kichilov Anne ; Lepekhine Mikhaïl
Biographie de l'auteur Boris Nikolaïevitch Chiriaev est né en 1889 à Moscou dans une famille aisée. Après avoir poursuivi des études de lettres à Moscou et en Allemagne, il s'inscrit à l Académie militaire. Arrêté et condamné à mort en 1918 pour avoir tenté de quitter la Russie, il réussit à s'évader. Condamné une nouvelle fois à la peine capitale, il sera finalement déporté aux Solovki en 1923 où il restera pendant sept ans. Envoyé ensuite en relégation à Tachkent, puis à Statvropol, il quitte l'URSS en 1944 pour l'Allemagne, puis l'Italie où il meurt en 1959.
Le livre qu'on va lire opère une double résurrection : celle d'une femme russe du XXe siècle hors du commun et celle d'une oeuvre méconnue", selon Etienne Fouilloux, le préfacier. Petite-nièce du témoin du duel de Pouchkine, née à Athènes en 1879, demoiselle d'honneur de la dernière impératrice de Russie, sous-officier d'un escadron de Cosaques pendant la guerre, bibliothécaire et moniale catholique dans le Petrograd révolutionnaire ; collaboratrice de Gorki, arrêtée en 1923 pour ses activités religieuses, condamnée à dix ans de camp (Irkoutsk, Solovki), libérée en 1932 grâce à Gorki et sa femme, rachetée au gouvernement soviétique par son frère pour pouvoir émigrer en France ; tertiaire dominicaine et cheville ouvrière de la revue Russie et Chrétienté (Istina), Julia Danzas part en 1939 pour Rome, où elle meurt en 1942 : en vérité, elle connut, selon son expression, une "existence extraordinairement mouvementée". Julia Danzas laisse une oeuvre philosophique méconnue, un témoignage unique (le premier d'une détenue) sur ses années de Goulag (Bagne rouge, 1935), des études sur l'histoire du christianisme et la pensée religieuse russe. Plusieurs importants écrits inédits sont publiés dans cet ouvrage pionnier : deux journaux intimes (1914-1922) relatant une expérience mystique sans équivalent dans la littérature russe, des autobiographies, une étude sur Raspoutine et l'impératrice. Comparable sur bien des points à ceux d'Etty Hillesum, de Margarete Buber-Neumann ou d'Edith Stein, l'itinéraire de Julia Danzas éclaire non seulement l'histoire de la Russie entre tsarisme et communisme, mais aussi et surtout des trésors inconnus de la vie intellectuelle et spirituelle russes.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.