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Les droits tournés vers l'homme
Dijon Xavier
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204088800
Au fil de l'histoire contemporaine, les droits de l'homme ont connu une importante évolution dont la doctrine juridique a rendu compte en parlant de leurs différentes générations. Alors que l'Occident mettait en avant la première de ces générations dite des droits civils et politiques, et que les pays de l'Est prônaient celle des droits économiques, sociaux et culturels, les jeunes nations nouvellement décolonisées revendiquaient, pour leur part, une troisième génération dite des droits de la solidarité : autodétermination, développement, paix... Or cette multiplicité des références menace sans cesse la prétention des droits humains à l'universalité. D'où les affirmations qui se font de plus en plus insistantes de nos jours sur la nécessaire indivisibilité des droits de l'homme. Le présent ouvrage cherche à savoir comment se noue le lien entre cette indivisibilité proclamée et l'universalité souhaitée. Que trouvons-nous dans l'homme qui permette de dire que ses droits - les droits de l'homme précisément - valent pour tous ? L'auteur tente de répondre en " tournant " ces droits humains vers l' " homme " reconnu comme leur titulaire. L'ordre adopté est celui des poupées russes qu'il faut ouvrir tour à tour pour aboutir à l'Unique à partir duquel se pense l'Universel. Sont ainsi passés en revue la nature, le bien, le travail, la nation, la raison et la transcendance. Une attention particulière est accordée aux options spirituelles qui expliquent à la fois, à chaque étape, l'investissement sur une dimension particulière de l'être humain et la nécessité d'un dépassement ultérieur de cette dimension-là pour que les droits de l'homme soient respectés en leur intégralité.
L'Institut d'études théologiques (IET) de Bruxelles compte parmi les nombreuses institutions que la Compagnie de Jésus soutient dans le domaine de la formation théologique. La vie de cet Institut peut se lire comme une série de passages dont ce livre fait mémoire : des anciennes Facultés jésuites établies en 1838 à Louvain jusqu'à la création de l'IET ; du classique théologat d'Eegenhoven à l'habitat tel qu'il est organisé de nos jours à Bruxelles ; de la perte des titres académiques jusqu'aux retrouvailles de leur octroi ; du public des scolastiques jésuites et autres religieux jusqu'aux étudiants séminaristes et laïcs, hommes et femmes... De la mémoire de ces cinquante ans d'existence (1968-2018), chaque lecteur tirera des lumières qui l'aideront à mieux comprendre la beauté en même temps que la rudesse de la tâche théologique, et la fidélité de l'Esprit à l'aventure de ceux qui s'y adonnent.
Résumé : Est-ce un hasard si Jean-Marc Ferry, d'un côté du Rhin, Jürgen Habermas, de l'autre, entrouvrent aujourd'hui la porte de la République au discours religieux ? Si la raison publique faite de liberté et d'égalité semblait suffire pour régir le champ économique et social de notre Modernité première, elle s'avère trop courte lorsqu'il s'agit de formuler la norme commune applicable aux fondamentaux de l'existence tels que la vie, le corps, l'amour, la mort... D'où l'appel de nos deux auteurs aux ressources de sens qu'ont accumulées les religions et, singulièrement, le christianisme. Pour prendre cette requête au sérieux, il fallait revisiter les grands axes de la tradition chrétienne (création, faute, incarnation, salut, trinité, eucharistie) pour en dégager les enseignements qui enrichiraient la raison publique d'aujourd'hui. Mais la foi se laissera-t-elle ainsi arraisonner ? Et la raison s'ouvrira-t-elle à ce discours qui vient de plus loin qu'elle ? La partie est loin d'être gagnée. Xavier Dijon la mène avec grand talent.