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La rançon de la terreur. Gouverner le marché des otages
Dignat Etienne ; Ignatieff Michael
PUF
23,00 €
Épuisé
EAN :9782130837541
Ce livre traite des enlèvements perpétrés par des organisations terroristes et du dilemme qu'ils impliquent pour les Etats de droit : payer, quitte à récompenser et à renforcer un ennemi, ou rester ferme, quitte à laisser mourir l'un des siens ? Au travers d'une réflexion de science politique et d'éthique nourrie par des entretiens menés dans sept pays auprès de services de renseignements, de militaires, de négociateurs, de diplomates, de représentants politiques ou encore d'ex-otages, il interroge la réponse des gouvernements occidentaux face au chantage des ravisseurs. Ce faisant, l'ouvrage distingue trois modèles qui sont autant de façons de concevoir les rapports entre les droits des individus, la sécurité et l'exercice de la souveraineté : l'approche solidaire, l'approche sacrificielle et l'approche responsabilisante. Son objectif est de repenser l'étendue des prérogatives des Etats hors de leurs frontières nationales et d'explorer les pistes les plus prometteuses vers une nouvelle gouvernance du marché des otages.
Cet ouvrage prend le pari que des connaissances rigoureuses sur le bébé et son environnement peuvent éclairer des pratiques professionnelles respectueuses du bébé et de ses parents. Il veut contribuer au développement de la psypérinatalité dont l'ambition est de soigner les parents souffrant de troubles psychiques pour prendre soin des bébés, et inversement. Pour cela, il s'appuie sur le socle fondamental qui consiste à reconnaître que les soins corporels au bébé, chargés d'émotions, sont ainsi des soins psychiques (Myriam David), que le corps est le berceau du langage (André Bullinger), qu'il y a connaissance du langage dans l'interaction parents-bébé dès les proto-conversations (Colwyn Trevarthen). Favoriser la construction d'une relation indissociablement corporelle et langagière entre le bébé et ses parents, entre le bébé et ses soignants, entre les parents et les soignants exige une éthique de la considération qui promeut le respect du bébé et des parents dans leurs corps, leurs rythmes, leur intégrité et la parole qui leur est adressée. Le déploiement de ces questions convoque les pratiques des professionnels des métiers de la périnatalité et leur ambition de prodiguer des soins suffisamment bons. L'alliance entre des disciplines aussi différentes que la psychanalyse, la sensori-motricité, l'histoire, l'anthropologie, la psychologie du développement et une clinique rigoureuse irrigue les réflexions et les pratiques de ces professionnels des mille et un jours, de la conception aux deux ans de l'enfant.
Dugnat Michel ; Ben Soussan Patrick ; Ansermet Fra
La culture serait une enveloppe, une peau, un contenant... L'enfant est enveloppé d'une histoire culturelle qu'il porte parfois comme un costume mal taillé ou comme un habit fait sur mesure. Cet habit-là, il va devoir en faire quelque chose à sa façon. Ce que l'on tient des générations précédentes se résout avant tout dans ces traces du passé que nous conservons en nous, parfois par devers nous, parfois avec nous. En fait nous sommes tout bébés tombés dans la grande marmite culturelle. Nous sommes issus d'un bouillon de culture avec ses parfums singuliers, ses couleurs, ses goûts. Mais de cette culture, nous en savons beaucoup et pas grand-chose. Elle se constitue au fil du temps et des générations. Elle se transmet par la parole, par le geste, parfois par le silence, mais aussi par tous ces rites et ses mythes quotidiens, familiaux, voire politiques." Patrick Ben Soussan. L'évolution de notre société où le rôle de la technique va croissant contribue à créer un (mé)tissage socio-bio-psycho-technico-logique inédit autour de la naissance et de la parentalité. Aide médicale à la procréation, réanimation néonatale, familles homoparentales, mères porteuses, le berceau culturel des tout-petits ne cessera plus de se transformer. L'accélération de cette mutation pose les questions de l'universel, du transculturel et de la singularité de chaque culture. Comment accueille-t-on, porte-t-on, nourrit-on les bébés dans les différentes cultures d'ici et d'ailleurs, d'hier et d'aujourd'hui? Dans une réflexion transdisciplinaire, anthropologues, sociologues, psychologues, historiens, néonatologues, obstétriciens, sages-femmes, élaborent collectivement ces questions sociétales qui influencent les pratiques cliniques périnatales et le regard que chaque génération porte sur sa propre descendance.
Dugnat Michel ; Knibiehler Yvonne ; Barthès-Cheval
Nounous : je sais bien qu'elles ne veulent plus s'appeler " nourrices ", le mot a disparu, remplacé par un terme officiel, plus neuf, évoquant moins la dimension alimentaire de la relation, celui d'" assistante maternelle ". Mais quand même, " nounou " ça sonne comme doudou, ça sonne comme tout doux, ça sonne comme dessous... bref, ça évoque cette douceur que les parents souhaiteraient tant pouvoir offrir à leur enfant quand ils sont face à l'une de ces grandes séparations qui marquent l'évolution de la relation : le moment où l'on confie l'enfant ailleurs qu'à la maison. [...] Ce numéro de Spirale ne prétend pas à une réflexion exhaustive et a fait le choix de ne pas entrer dans le détail de la réforme actuellement en cours. II a choisi plutôt, après une ouverture historique par Yvonne Knibiehler, de traiter de façon approfondie quelque peu technique, grâce à Blaise Pierrehumbert, la question scientifique de ce que l'on peut dire aujourd'hui des modes de garde les plus satisfaisants pour les enfants. Mais surtout, il a essayé de faire une place aux témoignages : ceux d'assistantes maternelles à titre non permanent ; celui d'un conjoint d'assistante maternelle à titre permanent, pour montrer la diversité et l'hétérogénéité des pratiques. Espérons que les évolutions en cours et la reconnaissance de la spécificité de ce métier contribueront, dans les années à venir, à faire des " nounous " des femmes toujours à la disposition de ces bébés qui importent tant à la revue Spirale. Michel Dugnat.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.