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Odile Mir. L'espace traversé
Dieuzaide Michel ; Damour Laura ; Didier Marie
TEMPS IL FAIT
23,00 €
Épuisé
EAN :9782868534705
A travers et au-delà du mythe, Odile Mir nous parle d'elle-même, de son histoire, car créer, c'est dire l'intime : en exprimant son intention dans chaque forme, l'artiste y transporte les caractères de son être le plus secret, inaperçus d'elle-même au moment où elle les manifeste. Elle est tout entière cachée mais présente dans cette empreinte d'elle-même. De son essence la plus particulière, de son regard sincère et grave, l'artiste tire une profondeur qui va concerner l'autre, le plus grand nombre d'autres. Ainsi, de son "moi" personnel, elle fait un objet d'universalité. En plaçant son ?uvre à l'abri d'un mythos, l'artiste reconnaît qu'il est en attente devant quelque chose, dont il entend le murmure, mais non la voix : "créer, ce n'est pas un choix, c'est antérieur à moi", souligne Odile Mir. Elle signifie par là qu'elle n'est pas à l'origine de ce qu'elle dit, de ce qui se dit dans son ?uvre, mais qu'elle est à l'écoute d'une autre parole, d'une parole de l'Autre, dont l'?uvre porte la trace. " Laura Damour
Qu'il les ait exposés au Château d'Eau à Toulouse, qu'il les ait croisés aux Rencontres d'Arles, ou encore qu'il leur ait rendu des visites amicales, Jean Dieuzaide fréquenta de nombreux photographes et entretint avec eux des relations fraternelles. Comme il les a tous " mis en boîte ", avec tendresse, humour ou admiration, avec art également, ses archives constituent désormais une inestimable galerie des visages de ceux, français et étrangers, qui firent la photographie des années 50 jusqu'à nos jours. Des plus fameuses aux plus discrètes, ce sont les figures de Steichen, Brassaï, Lartigue, Ansel Adams, Sudre, Doisneau, Boubat, Ronis, Clergue, Cartier-Bresson, Burri, Riboud, Robert Frank, Ralph Gibson, Koudelka, Sieff, Plossu, Le Querrec, Salgado, Depardon, Newton, Newman, Erwitt, Korda, Gisèle Freund, Eugène Smith, Friedlander, Klein, Michals, Alvarez Bravo, Kertész et beaucoup d'autres qui défilent devant nos yeux. Ainsi Dieuzaide donne-t-il corps aux acteurs de cette grande aventure artistique à laquelle, pendant un demi-siècle, il a lui-même activement et talentueusement participé. Et c'est un fervent hommage qu'il rend à la photographie elle-même.
En fait, c'est la tiédeur qui fait scandale chez Dali. C'est elle qui heurte l'esprit de rigueur, l'attendu poétique, le goût pour un trait noble et signifiant (fût-il gagné dans la bassesse ou la honte). La tiédeur hante une rigueur qu'il voudrait incommensurable, strictement paranoïaque. C'est elle qui le rend somnolent et somnambule, alors que l'acte (peinture ou happening) pique au vif, dans l'apparence. Quand il serre son corps, presque nu sous son peignoir, c'est un immense effet de serre chaude qu'il convoque, jetant un léger froid dans le monde extérieur qui lui fait face, conjurant néanmoins ce grelottement insigne qui l'obsède depuis un temps bien antérieur à sa naissance. Forcé d'être dans le bain, alors qu'un goût archaïque le porte à la sécheresse sans fin ni commencement, voilà ce qui, chez lui, entraîne une exécration des trop forts contrastes. "
Résumé : "Que la montagne est belle" a chanté Jean Ferrat... Cette montagne, Michel Dieuzaide la photographie. Déjà vingt ans que ce photographe regarde le même paysage de sa maison sans se lasser, sans parvenir à s'en pénétrer tout à fait; vingt ans qu'il le redécouvre jour après jour, jamais le même et pourtant tellement identique. Ciel bleu, ciel de traîne, ciel de tempête, ciel de neige, ciel de pluie, ciel de vent. Soleil du matin éclairant la montagne, au zénith ou au coucher. Nature sèche, nature au réveil avec sa rosée ou nature humide. Paysage de saison. Comme des millions de Français qui ouvrent chaque matin leurs volets sur leur petit coin de paradis, Michel Dieuzaide regarde "de la maison" un paysage unique : celui d'une montagne. Celle de sa Bigorne natale, celle des Pyrénées. Un livre de photographie avant tout, un livre sur la montagne ensuite, un livre sur un paysage symbole des Hautes-Pyrénées enfin.
Choisissant quarante photographies de Jean Dieuzaide, l'auteur a rédigé autant de poèmes ou de proses poétiques. De la lumière à l'encre, c'est donc un dialogue qui cherche à s'établir comme un partage d'émotions, un chant.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.