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Histoire du football
Dietschy Paul
PERRIN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782262027100
Codifié par l'Angleterre triomphante au soir du XIXe siècle, le football est devenu le sport le plus populaire du monde. Or, son histoire reste largement méconnue. Comment sont nés clubs, fédérations et compétitions internationales? Quand et pourquoi ont été fixées les règles concernant le nombre de joueurs ou la dimention du ballon, en passant par les cartons jaunes et rouges, les corners ou le point de penalty? Quelles ont été les grandes évolutions tactiques et techniques du jeu, dribbles ou coup de tête? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, que répond cet ouvrage sans précédent, appuyé sur une documentation inédite, provenant en particulier des archives de la FIFA. On y découvrira naturellement le roman vrai des grands clubs - Ajax, liayern, Liverpool, Saint-Etienne, Real, Barcelone -, des entraîneurs charismatiques et des joueurs d'exception tels Puskas, Di Stéfano, le roi Pelé, Cruyff, Maradona, Kopa ou Platini. Mais on y apprendra aussi beaucoup sur l'instrumentalisation du football par les totalitarismes et les liaisons dangereuses avec l'argent roi, décuplées par la télévision. A l'heure du déclin des idéologies et des liens collectifs, le football fait office de religion civile où s'exacerbe le sentiment d'appartenance. Sport de tous les excès, il conjugue les paradoxes: tentation individualiste et esprit d'équipe, fraternité sportive et déchirements nationalistes, impératifs de gestion et dérives de la spéculation, égalité théorique du jeu et inégalité réelle des équipes. En résumé, il en dit beaucoup sur notre histoire en général et sur la mondialisation en particulier.
Dans ces plis de toile et de glace, un récit se tisse : celui d'un paysage qui se transforme sous nos yeux, d'un temps qui s'accélère et de notre propre place face à l'impermanence du monde. Depuis le milieu des années 2000, de nombreux glaciers des Alpes ont été recouverts de bâches géotextiles, censées ralentir la fonte de la glace durant la saison estivale. Des nouveaux paysages se créent, ceux d'une ère géologique transformée par l'activité humaine, qui ont attiré l'attention de plusieurs photographes et artistes internationaux et suisses. Réunies pour la première fois dans un ouvrage, ces photographies révèlent l'ambivalence de nos rapports au monde, entre fascination et malaise, émerveillement et désolation. Témoins d'un monde en disparition, tableaux vivants saisissants, ces glaciers appellent à une nouvelle sensibilité. Au fil des pages, c'est le récit d'un temps qui défile à toute vitesse, celui d'une photographie qui montre et immortalise, celui de nos rapports dominateurs et intimes au monde, celui d'un paysage en pleine transformation.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Un ballon ovale aux rebonds capricieux, une règle qui fait courir vers l'avant tout en effectuant des passes en arrière, des lignes offensives tirées au cordeau, des corps confusément entremêlés, des maillots d'université maculés de boue, une éthique victorienne du combat. Tel est le football de l'université de Rugby. Un jeu devenu sport en suivant les routes sinueuses de l'influence britannique coloniale, commerciale, ou seulement culturelle. Car la planète du rugby est tout aussi ovale que son ballon. Contrairement au football qui nappe l'ensemble du monde habité, la carte de l'ovalie se présente sous la forme d'un archipel, avec des îlots de pratique éparpillés des îles Fidji à l'Argentine, des Highlands à l'Afrique du Sud, du midi de la France à la Géorgie. Cet ouvrage collectif évoque son histoire, qui combine impérialisme britannique et cultures primitives, valorisation de l'engagement physique et faux amateurisme, ségrégation blanche et violence politique, enracinement territorial et diffusion mondiale. Du rugby des Afrikaners sous l'apartheid aux emprunts du rugby français aux All Blacks, de l'ostracisme politique dont a souffert le rugby à XIII en France aux liens des rugbymen italiens avec le fascisme, en passant par la truculente culture du rugby des villages français ou le plus select rugby parisien, il présente toutes les composantes du monde ovale, entre singularité et universalité.
Bensoussan Georges ; Dietschy Paul ; François Caro
L'ouvrage Sport, corps et sociétés de masse, le projet d'un homme nouveau, met à disposition du grand public et des chercheurs, les communications présentées au colloque international organisé en novembre 2011 par le Mémorial de la Shoah et le Centre d'histoire de Sciences Po. L'objectif était d'aborder, par un jeu de regards croisés, deux aspects de l'histoire des sociétés industrielles trop longtemps négligés par les chercheurs. D'une part, l'invention de politiques sportives par les régimes totalitaires et autoritaires européens ; d'autre part, l'émancipation et l'intégration des communautés juives dans les sociétés d'Europe et d'Amérique du Nord via le sport. Ces deux perspectives permettent tout d'abord de relire la place des exercices physiques gymnastiques ou sportifs dans l'invention de la modernité. Elles incitent également à revisiter l'importance du corps et de ses représentations dans les régimes totalitaires, sans sous-estimer la complexité de la formation de cet autre homme nouveau qu'est l'homo sportivus. A partir des Jeux de Berlin (1936), les deux histoires du sport autoritaire et totalitaire et du sport juif, deviennent indissociables tant les exercices corporels ont pu devenir un instrument d'exclusion, de persécution et d'anéantissement des Juifs, jusque dans les centres de mise à mort. Ils sont aussi demeurés un moyen d'émancipation, d'affirmation et de résistance, notamment sous le régime de Vichy et l'Occupation, sans toutefois que la question de l'épuration sportive ne soit véritablement posée à la Libération.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.