Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mémoires du baron de Besenval sur la cour de France
Diesbach Ghislain de
MERCURE DE FRAN
9,70 €
Épuisé
EAN :9782715231764
Fils d'un colonel des Gardes-Suisses et d'une cousine de la reine de France Marie Leczynska, le baron de Besenval est né en 1721. Il entre à dix ans au régiment des Gardes-Suisses. En 1758, au début de la guerre de Sept Ans, il est maréchal de camp et devient par la suite inspecteur-général des Suisses et Grisons, charge dont il se démettra à la disgrâce de Choiseul. La faveur de Besenval augmente à la cour après la mort de Louis XV. Courtisan raffiné, brillant causeur, Besenval devient l'un des commensaux favoris de la reine Marie-Antoinette. En 1789, il est commandant militaire de l'Ile-de-France et de la garnison de Paris, et le 12 juillet, il décide de "retirer les troupes et de livrer Paris à lui-même". Après un long emprisonnement, il est déféré devant le Châtelet pour crime de lèse-nation. Il est acquitté, mais sa santé est ébranlée et il meurt le 2 juin 1791. Les gens d'esprit ne meurent jamais tout à fait. Pendant les vingt dernières années de l'Ancien Régime, Besenval a été à la fois sur la scène et dans les coulisses, observateur caustique des moeurs du temps et, surtout, témoin lucide du déclin de la monarchie française. C'est ce qui fait tout le prix de ces Mémoires, appréciés par le prince de Ligne et par Stendhal.
Le véritable Chateaubriand apparaît enfin dans cette biographie étincelante : farouchement indépendant, admettant mal d'obéir à un souverain à moins d'être son mentor, assoiffé de reconnaissance, bardé d'orgueil et de susceptibilité, toujours à court d'argent, croyant une grande carrière politique indispensable à la consécration de son talent, "se créant des obstacles, disait Mme de Boigne, pour avoir l'amusement de les franchir", aimé des femmes plus qu'il ne les aimait, inventeur d'un "mal du siècle" qu'il ne ressentait pas, obligé par le succès du Génie du christianisme d'assumer une foi qui n'était guère ardente. Bien qu'il soit célébré dès le début du siècle comme le premier écrivain de son temps, bien qu'il ait obtenu ministère, ambassade et pairie, sa soif de notoriété ne sera jamais assouvie. Elle augmentera même avec l'âge, au point de fournir à Talleyrand l'un de ses plus jolis traits : "Chateaubriand se croit sourd depuis qu'il n'entend plus parler de sa gloire." Pour son biographe, Chateaubriand eût été plus admirable encore s'il avait écouté Louis XVIII : "Qu'il est grand quand il ne se met pas devant lui."
Adulée par les catholiques comme une mère de l'Eglise mais reniée par les Rostopchine après son abujuration de la religion orthodoxe; considérée comme une émule de Balzac pour avoir écrit une véritable Comédie humaine du monde enfantin; étudiée par les psychanalystes qui ont cru voir en elle un avatar de Sade et dans son oeuvre, une apologie du fouet; admirée par les sociologues lorsqu'ils se sont aperçus que cette même oeuvre est un tableau très précis de la France du Second Empire; enfin, prise au sérieux par les critiques littéraires d'aujourd'hui qui la placent au rang des grands écrivains du XIXe siècle, entre George Sand et Jules Verne, la comtesse de Ségur est une figure paradoxale. Son oeuvre, traduite dans toutes les langues, et vendue à plusieurs millions d'exemplaires, est inséparable de son enfance et de son milieu familial dont Diesbach fait une peinture talentueuse. Née à Saint Petersbourg en juillet 1799, fille de l'impétueux comte Rostopchine, qui incendia Moscou pour soustraire la ville à Napoléon, mariée au neveu du général de Ségur, aide de camp de Napoléon pendant la campagne de Russie et historien de cette campagne, cette héritière de deux mondes, a pressenti notamment avec La Fortune de Gaspard les grandes mutations économiques et sociales de son siècle, tout en restant fidèle à son idéal aristocratique. Comme pour Mme de Staël, dont elle a le tempérament orageux et la facilité de plume, la gloire fut la compensation d'une vie d'épreuves et d'aléas dont l'auteur retrace les principales étapes. Avec, alliés à la sûreté documentaire, l'élégance de style, le brio et la finesse d'analyse dont il fait preuve quand les sujets lui conviennent aussi bien que celui-ci.
Ce livre est un classique et, à ce jour, le seul de référence sur le sujet.De 1789 à 1814, 200 000 à 300 000 nobles, bourgeois, et ecclésiastiques ont été contraints de fuir la France de la Révolution et de l'Empire. Dépouillés de leurs biens, persécutés pour leur foi, menacés dans leur existence même, ces gens ne sont le plus souvent partis qu'à contrec?ur, pleurant le pays qu'ils fuyaient et pleins de défiance à l'égard de celui qui les accueillait. Sans négliger l'histoire politique du mouvement et en puisant dans une masse considérable de souvenirs, Mémoires, lettres ou journaux intimes, Ghislain de Diesbach s'est attaché à la description de ces petites communautés françaises dispersées de Bruxelles à Coblence, de Naples à Pétersbourg, de Lisbonne à Philadelphie. Biographie: Ghislain de Diesbach a connu de grands succès avec ses biographies de Madame de Staël, Chateaubriand, Ferdinand de Lesseps, la comtesse de Ségur et l'abbé Mugnier.
Résumé : L'émigration n'a pas été un mouvement d'humeur ou de révolte, mais une nécessité souvent vitale. Effrayée par un bouleversement dont elle n'avait pas prévu les conséquences, la noblesse a représenté la fraction la plus célèbre de l'émigration, mais il ne faut pas oublier que l'ont accompagnée en exil nombre d'ecclésiastiques, de membres du Tiers-Etat et de paysans. Dépouillés de leurs biens, persécutés par leur foi, menacés dans leur existence même, ces gens ne sont le plus souvent partis qu'à contrecoeur, pleurant le pays qu'ils fuyaient et pleins de défiances à l'égard de celui qui les accueillait. Sans négliger l'histoire politque du mouvement, Ghislain de Diesbach s'est attaché à la description de ces petites communautés françaises dispersées à travers l'Europe et les Etats-Unis. De Bruxelles à Coblence, de Naples à Pétersbourg, de Lisbonne à Philadelphie, on peut suivre les émigrés dans leurs voyages, leurs tribulations et les aventures d'une vie quotidienne au cours de laquelle il leur fallut adopter, à leur manière, la devise honnie : LIBERTE d'opinion, EGALITE dans la misère et FRATERNITE dans l'entraide. Ghislain de Diesbach a puisé dans une masse considérable de Souvenirs, Mémoires, Lettres ou Journaux intimes et, en offrant au lecteur une somme de recherches et d'érudition jamais pesante, il restitue avec bonheur l'atmosphère particulière d'une société bien différente dans sa réalité journalière de ce qu'en ont écrit maints historiens, qui l'ont condamnée sans vouloir l'entendre.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.