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Chateaubriand
Diesbach Ghislain de
PERRIN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782262014056
La vie de Chateaubriand (1768-1848) justifie le mot de Lamennais : " Il est à lui seul toute une comédie. " Et celui de Lamartine : " C'était un génie, mais c'était aussi un rôle plus qu'un homme. Il lui fallait plusieurs costumes devant la postérité. " Ecrivain, voyageur, opposant de marque, ambassadeur, ministre, polémiste, oracle, amant ou idole des femmes en vue, pilier de la foi, il a constamment occupé la scène. Romancier inégal, historien novateur, pamphlétaire étincelant, il déploiera tout son génie dans l'art de conter sa vie pour la rendre conforme à l'idée qu'il s'en était faite. " Bourbonien par honneur, dit-il de lui-même, monarchiste de raison, républicain par goût et par caractère ", traditionaliste et moderniste, conservateur et libéral, il incarne et annonce tous les courants qui auront agité et façonné la société du XIXè siècle. Cette existence multiple, cet " enchanteur " pétri de contradictions, Ghislain de Diesbach les raconte et les dissèque en écrivain de race, avec l'élégance de style de l'esprit savoureux qui imprègnent ses biographies, en historien rigoureux, en scrutateur subtil et incisif des grandeurs et des faiblesses de son héros. De son enfance à Combourg à sa mort rue du bac, à travers ses pérégrinations, ses écrits, ses états d'âme, ses actes et ses postures, Ghislain de Diesbach met véritablement à nu l'homme et l'écrivain. Il le dépeint farouchement indépendant, admettant mal d'obéir à un souverain à moins d'être son mentor, assoiffé de reconnaissance et d'applaudissements, bardé d'orgueil et de susceptibilité, toujours à court d'argent, croyant une grande carrière politique indispensable à la consécration de son talent, " se créant des obstacles, disait Mme de Boigne, pour avoir l'amusement de les franchir ", aimé des femmes plus qu'il ne les aimait, inventeur d'un " mal du siècle " qu'il ne ressentait pas, obligé par le succès du Génie du Christianisme d'assumer une foi qui n'était guère ardente. Bien qu'il soit célébré dès le début du siècle comme le premier écrivain de son temps, bien qu'il ait obtenu ministère, ambassade et pairie, son appétit de gloire ne sera jamais assouvi. Il augmentera avec l'âge, au point de fournir à Talleyrand l'un de ses plus jolis traits : " chateaubriand se croit sourd depuis qu'il n'entend plus parler de sa gloire. " Pour son biographe, chateaubriand eût été plus admirable encore s'il avait écouté Louis XVIII : "Qu'il est grand quand il ne se met pas devant lui. "
La première biographie d?un personnage mythique du monde de Proust. L?abbé Mugnier est célèbre et sert de modèle aussi bien à des romanciers qu?à des peintres et des caricaturistes. Abbé d?Ancien Régime et, malgré cela, moderniste, épris de liberté, partisan de la messe en français, il est libéral au point d?inquiéter sa hiérarchie avec laquelle il a de douloureux conflits avant de conquérir son indépendance et d?exercer un ministère à sa façon. Célèbre pour avoir ramené Huysmans à Dieu, puis Forain et bien d?autres artistes, il devient leur familier, apprécié de Proust et de Valéry, de Cocteau et de Paul Morand dont il esquisse les portraits, recueille les mots et note les réactions dans ce fameux Journal qui lui assurera dans le monde des lettres cette place ambitionnée dans sa jeunesse. La publication de son Journal (Mercure de France) avait été un grand succès d?édition.
Résumé : L'émigration n'a pas été un mouvement d'humeur ou de révolte, mais une nécessité souvent vitale. Effrayée par un bouleversement dont elle n'avait pas prévu les conséquences, la noblesse a représenté la fraction la plus célèbre de l'émigration, mais il ne faut pas oublier que l'ont accompagnée en exil nombre d'ecclésiastiques, de membres du Tiers-Etat et de paysans. Dépouillés de leurs biens, persécutés par leur foi, menacés dans leur existence même, ces gens ne sont le plus souvent partis qu'à contrecoeur, pleurant le pays qu'ils fuyaient et pleins de défiances à l'égard de celui qui les accueillait. Sans négliger l'histoire politque du mouvement, Ghislain de Diesbach s'est attaché à la description de ces petites communautés françaises dispersées à travers l'Europe et les Etats-Unis. De Bruxelles à Coblence, de Naples à Pétersbourg, de Lisbonne à Philadelphie, on peut suivre les émigrés dans leurs voyages, leurs tribulations et les aventures d'une vie quotidienne au cours de laquelle il leur fallut adopter, à leur manière, la devise honnie : LIBERTE d'opinion, EGALITE dans la misère et FRATERNITE dans l'entraide. Ghislain de Diesbach a puisé dans une masse considérable de Souvenirs, Mémoires, Lettres ou Journaux intimes et, en offrant au lecteur une somme de recherches et d'érudition jamais pesante, il restitue avec bonheur l'atmosphère particulière d'une société bien différente dans sa réalité journalière de ce qu'en ont écrit maints historiens, qui l'ont condamnée sans vouloir l'entendre.
Les villages et les jardins du sud de l'Angleterre vont exercer un charme durable sur le jeune Ghislain de Diesbach lorsqu'il débarque à Brighton dans les années 1950. Venu apprendre la langue, l'étudiant provincial est conquis par les paysages et par l'esprit suranné des Anglais qu'il rencontre. Cinquante ans plus tard, écrivain accompli et historien reconnu, Ghislain de Diesbach revisite son passé et parcourt en esprit ces routes de campagne qui cachent toujours une demeure de charme. Les portes des maisons et des salons s'ouvrent et, d'une plume amusée et bienveillante, Diesbach livre une galerie de portraits des Anglais qu'il a connus : artistes, écrivains, propriétaires terriens ou membres de la gentry. De Nancy Mitford à Violet Trefusis, des oeuvres du poète Denton Welch aux figures de la communauté anglaise de Paris, l'auteur garde la nostalgie de ses voyages et de ses rencontres avec l'âme et la culture d'une certaine Angleterre qui a définitivement vécu.
Résumé : Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, elle est la première à donner au mot "romantisme" sa signification nouvelle. De 1794 à 1808, sa liaison orageuse avec Benjamin Constant, chef de file des libéraux, la fait entrer dans l'histoire, tout comme sa farouche opposition à Napoléon dont elle a tenté d'être un moment l'égérie. Contrainte par ce dernier de "résider au moins à quarante lieues de Paris", elle voyage à travers l'Europe, dont elle rapporte plusieurs ouvrages, notamment son célèbre De l'Allemagne qui permit à la France de mieux comprendre ce pays. De retour en France en 1814 après une longue période d'exil, elle meurt à Paris en 1817. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d'indépendance, l'auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd'hui étonnamment moderne, et son génie singulier plus brillant encore qu'il ne le paraissait à ses contemporains. Avec le talent d'écriture et l'érudition qu'on lui connaît, Ghislain de Diesbach trace le portrait exhaustif d'une femme à la sensibilité rare, exigeante et tourmentée, disant d'elle-même : "Je suis une personne avec laquelle et sans laquelle on ne peut vivre."
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.