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La Nation dans tous ses Etats. Les identités nationales en mouvement
Dieckhoff Alain
FLAMMARION
9,00 €
Épuisé
EAN :9782081283855
Initialement publié en 2000, cet ouvrage défendait l'idée que la nation était une figure centrale de la modernité. Après l'éclatement de l'Union soviétique et de la Yougoslavie dans les années 1990, la décennie écoulée a confirmé cette hypothèse avec la montée des courants indépendantistes en Europe (Ecosse, Flandre...) et la persistance dans le reste du monde de revendications nationalistes (Kurdistan, Tibet...). Vingt-cinq nouveaux Etats ont vu le jour au cours des vingt dernières années, signe éloquent de la vitalité du principe d'autodétermination. Une double perspective guide la réflexion d'Alain Dieclzhoff: comprendre les ressorts cachés (sociaux, culturels) des dynamiques identitaires, du Kosovo à la Catalogne, de la Flandre à la Corse; s'interroger sur la manière dont les sociétés peuvent répondre au défi du pluralisme national. Car aujourd'hui ni le libéralisme, ni le républicanisme, ni le multiculturalisme ne sont à la hauteur des enjeux. Seule la construction d'Etats démocratiques multinationaux serait à même de prévenir l'exacerbation des tentations sécessionnistes.
Début 2010, la région Afrique du Nord-Moyen-Orient se caractérise par une certaine continuité: persistance ou reprise des violences en Afghanistan et en Irak, organisation d'élections qui ne servent le plus souvent qu'à légitimer les pouvoirs en place, absence de progrès notables dans les dossiers concernant la nucléarisation de l'Iran et le conflit israélo-palestinien. Pour autant, des changements, des ruptures sont perceptibles, que cet ouvrage s'attache également à analyser.
Nous vivons la crise de l'Etat-nationL'indépendance d'un peuple passe, plus que jamais, par la création d'un Etat-nation qui lui garantisse souveraineté et sécurité. Pourtant, cette forme politique moderne, telle que la définit la Révolution française par l'étroitesse du lien entre l'Etat, le territoire, la langue et la volonté de vivre ensemble une identité commune sécularisée, est partout contestée. Ainsi, à l'est de l'Europe, par la division en une myriade de petites nations qui exacerbent leurs particularismes - confession religieuse, langue, voire fantasmagorie de la race; à l'ouest, par de multiples flux transnationaux - politiques, démographiques, culturelsPour comprendre les ébranlements du présent, l'expérience des Juifs dans l'Europe du XIXe et du XXe siècle est éclairante. La normalisation de leur situation d'apatridie essentielle passait par l'invention d'un Etat-nation, donc la résolution de questions brûlantes: le choix d'un territoire, la détermination de la langue, l'établissement d'un rapport du politique à la tradition religieuse, la définition des identités communautaires, sociales et nationales. Le sionisme, dans sa volonté de fonder la nation juive, a lié ces éléments constitutifs dont la crise actuelle montre le possible délitementOn ne découvrira pas ici un livre de plus sur les Juifs tels qu'en eux-mêmes, mais une réflexion tout à fait neuve sur ce que le sionisme éclaire de l'émergence de notre politique moderne
Nation, nationalisme : deux mots qui ne cessent d'être utilisés dans le langage commun, mais dont le sens reste souvent flou, voire contradictoire. L'ambition de ce volume est de donner un aperçu complet des recherches les plus récentes, qu'elles soient théoriques, normatives ou analytiques. Centré sur l'étude du nationalisme - concept nettement distinct de celui de nation -, il s'intéresse tant aux théories qu'aux pratiques, qu'elles soient européennes ou nord-américaines, post-coloniales, anciennes ou contemporaines. L'analyse des théories du nationalisme, abordées dans une perspective critique, apporte de précieuses clarifications conceptuelles et remet en question nombre d'oppositions canoniques: universalisme vs particularisme, nationalisme vs multiculturalisme... Les pratiques du nationalisme sont approchées sous l'angle de la mobilisation des ressources identitaires (folklore, histoire, langue, religion...) comme des moyens d'action (populisme, violence). L'ouvrage se clôt par une réflexion contrastée sur le postnationalisme, en Europe comme dans le reste du monde. Rassemblant les meilleurs spécialistes français, qui ont largement contribué au renouveau d'intérêt pour le nationalisme, ce livre, organisé autour d'une approche transversale et thématique, elle-même nourrie par de nombreuses études de cas, constitue sans nul doute un ouvrage de référence sur le sujet.
Dieu n'est pas mort. Il fait de la politique. Partout dans le monde, le religieux est de retour. Son ascendant se ressent à l'intérieur des Etats comme sur la scène internationale et ce, jusqu'en Occident, où il semblait promis à une irrémédiable occultation. Le constat, enthousiasmant pour les uns, dérangeant pour les autres, est sans appel : la modernité n'a pas induit la disparition sociale, ni surtout politique, du religieux. Trois phénomènes majeurs le traduisent : la polarisation des sociétés partagées entre effacement et réaffirmation des croyances, la politisation renouvelée des religions, la spiritualisation des politiques. Pour autant, il ne s'agit en aucun cas d'un retour aux temps anciens, quand toute vie sociale était configurée par le religieux. Fruit d'une coopération entre le Centre de recherches internationales de Sciences Po et le Groupe sociétés, religions, laïcités de l'Ecole pratique des hautes études, cet ouvrage révèle toute la complexité d'un espace contemporain en tension perpétuelle entre sécularisation et réenchantement du monde.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.