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LE MOMENT DELORS. LES SYNDICATS AU COEUR DE L'EUROPE SOCIALE
Didry Claude ; Mias Arnaud
PETER LANG AG
72,50 €
Épuisé
EAN :9789052012742
L'Europe sociale n'est pas qu'un programme. Elle est aujourd'hui une réalité méconnue, regroupant notamment un ensemble de directives, du contrat de travail aux comités d'entreprise européens. Partant d'archives européennes, cet ouvrage entend restituer de manière inédite la place non-négligeable que le social occupe dans les institutions communautaires dès le Traité de Rome. Des premières réunions de Val Duchesse en 1985, au protocole sur la politique sociale du Traité de Maastricht en 1992, les initiatives de Jacques Delors ont joué un rôle décisif pour associer les partenaires sociaux aux avancées de la construction européenne. Cette période ouvre la voie au grand travail législatif de la décennie suivante, qui dessine aujourd'hui les contours d'un droit du travail communautaire. Ce livre pose d'abord la question des limites d'une activité syndicale centrée sur la coordination de politiques nationales dans une dynamique qui conduit à l'émergence d'une réalité économique et sociale de l'Europe : le marché intérieur. L'ouvrage s'attache également à analyser dans toutes ses dimensions le processus qui transforme les entretiens de Val Duchesse en un dialogue social capable de prendre part aux propositions législatives européennes. Les enjeux, ici parfaitement mis en lumière, ce sont les ambitions institutionnelles qui animent ces entretiens et leur rôle structurant pour l'organisation même des syndicats européens.
Résumé : La succession des réformes austéritaires imposées depuis 2010 a profondément ébranlé le système de soins et le salariat. Pourtant, face à la pandémie de Covid 19, ce sont les institutions du salariat et l'hôpital public qui ont permis d'éviter que la crise sanitaire, par la succession des confinements, ne se double d'une grave crise économique et sociale. A travers une enquête monographique sur sept secteurs d'activité pendant cette crise, cet ouvrage collectif, dirigé par le sociologue Claude Didry, démontre à quel point les institutions du salariat, battues en brèche depuis les années 2010, sont plus que jamais indispensables pour protéger les travailleurs et permettre la continuité des activités économiques.
Les élections de 2010, avec la défaite du Parti travailliste et le retour au pouvoir des conservateurs, marquent une rupture dans la vie politique britannique. Elles sonnent l'heure du bilan pour le "New Labour", après treize années d'exercice du pouvoir. On retient surtout du New Labour et la "troisième voie" blairiste, la reconnaissance des mécanismes de marché. Mais cette reconnaissance du marché ne se limite pas à l'ambition de gérer l'héritage du néolibéralisme légué par la révolution conservatrice engagée par Margareth Thatcher. Dans le domaine du travail et des relations professionnelles, notamment, le New Labour a mené un programme de réformes conséquent. Le tournant est de taille quand on le replace dans l'histoire sociale de la Grande-Bretagne. Reposant jusqu'alors sur la puissance des syndicats pour imposer une amélioration des conditions de travail, le système britannique a introduit, en partie sous la pression des avancées sociales de l'Europe, cette variable que constitue le droit, avec laquelle les syndicats ont dû se familiariser. Les articles présentés dans ce dossier analysent cette expérience syndicale nouvelle, entre mobilisation du droit et mobilisation collective des travailleurs, bousculant l'idée reçue selon laquelle la Grande-Bretagne serait, depuis l'épisode thatchérien, la partie irrévocable du néolibéralisme.
Résumé : Le droit du travail est sous le feu de critiques il serait archaïque, trop protecteur, trop compliqué... justifiant une véritable hystérie réformatrice. Mais doù vient cette institution aujourdhui si décriée par certains ? Claude Didry, chercheur en sociologie, rend compte ici des dynamiques historiques du droit et du travail, telles quelles se déploient de la Révolution française jusquà nos jours. Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de la rupture que représente ladoption dun code du travail dans la France de la Belle Epoque. Elle permet de saisir le contrat de travail comme la base des coopérations durables et innovantes entre ouvriers, ingénieurs et techniciens, dont sortiront tout à la fois les industries et les grandes luttes sociales du XXe siècle. Ce droit nouveau ne se réduit pas à un empilement irrationnel de protections présentées aujourdhui comme désuètes, mais institue le travail comme une activité sociale définie par un temps, la durée légale, et un lieu, létablissement. On comprend dès lors que la remise en cause de ce droit ne peut quaccentuer les dérives dun capitalisme financier qui déstabilise les entreprises, en portant atteinte, dans sa substance même, au travail. Cette grande fresque historique conduit à redécouvrir limportance du droit du travail dans la vie des salariés, et à proposer de le prolonger par une sécurité sociale industrielle qui remettrait le travail au centre de lentreprise et de la société.
L'innovation est fréquemment associée aujourd'hui à l'entrepreneur. Dans cette représentation, le travail salarié apparaît moins comme un levier qu'un aboutissement, engluant l'entreprise dans des routines et des pesanteurs. Face à une accélération des mutations technologiques, les salariés se voient sommés de cultiver cette vertu nouvelle que constituerait l'"adaptabilité". Cet ouvrage vise à éclairer cette tension entre exploration et exploitation que l'on retrouve au coeur du travail. L'enjeu est ici de sortir de la distinction classique entre recherche fondamentale et recherche appliquée, pour saisir l'innovation comme un processus marqué, à chaque étape, par cette tension que les acteurs visent à résoudre en tentant de démontrer le caractère praticable des solutions nouvelles issues de leurs explorations. Les cas analysés dans cet ouvrage permettent ainsi de cerner le processus d'innovation en retrouvant cette tension continue dans le travail, au-delà du seul projet de l'entrepreneur et des directions d'entreprise. Entendue comme un bouleversement de l'activité économique, l'innovation oblige alors à considérer l'ensemble des salariés dans la mise au point de nouvelles manières de produire. La dynamique salariale qui s'y fait jour amène également à envisager l'évolution des pratiques syndicales à son égard.
Une Microéconomie en accord avec les faits ! Cet ouvrage est d'abord un manuel "classique" de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu'un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés. C'est aussi un manuel très novateur car il permet - grâce à l'introduction de deux thèses originales - de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir : - pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l'édification dans tous les pays d'un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ; - pourquoi l'activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8-9 ans (les cycles de Juglar). In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l'opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés : - Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l'indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ; Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l'ajustement de sa durée légale. Ce manuel s'adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d'ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Cet ouvrage part du postulat que le degré d'effervescence mémorielle est proportionnel au degré de violence subie dans le passé ou de silence imposé et perçu comme une injustice non réparée. Les mobilisations mémorielles autour d'un devoir de mémoire prennent souvent la forme violente de "guerres de mémoire" . Leur violence symbolique (ou autre) est en corrélation avec la violence des conflits passés : violence résultant de la conquête de territoires, violence politique des régimes dictatoriaux, violence des vainqueurs envers les vaincus, violence des empires à l'égard de leurs sujets, violence de guerres civiles et de luttes de libération nationale... Querelleuses, les mémoires de conflits alimentent des tensions politiques, susceptibles de déclencher de nouveaux conflits. Comment ces revendications à caractère purement mémoriel deviennent-elles un enjeu de lutte sociale et politique ? Quelle est l'attitude de l'Etat face aux visions alternatives, non officielles du passé ? Ces dernières parviennent-elles toujours à modifier le paradigme du grand récit national ? A quelles conditions peut-on arriver à un apaisement mémoriel durable ? Quelles sont les stratégies pour le rapprochement entre deux nations, autrefois belligérantes, ou pour la recherche d'une cohésion au sein d'une société divisée ? Un devoir de mémoire ne devrait-il pas s'accompagner d'un devoir de vérité pour toutes les parties impliquées dans le conflit ? C'est à ces questions, d'ordre d'abord éthique, que tentent de répondre les auteurs de cet ouvrage.