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Dans la nuit de Bicêtre
Didier Marie
GALLIMARD
15,75 €
Épuisé
EAN :9782070777013
Taciturne, secret, toujours obscur (l'histoire officielle ne s'étant pas privée de t'effacer simplement de ses étagères glorieuses allant jusqu'à écorcher souvent l'orthographe de ton nom), j'ai guetté la trace en apparence la plus insignifiante de ta vie. Le détail le plus fugace devenait pour moi lueur dans les ténèbres de ton existence. Tu as connu la maladie, les humeurs froides comme on disait alors en parlant de la tuberculose qui a mis ta vie en péril: j'ai séjourné plusieurs années en sanatorium où j'ai failli mourir. Tu es devenu soignant; je suis devenue médecin. Là s'arrête ce qui nous unit, mais plus tard, en avançant vers toi, je découvrirai autre chose qui me fera ne plus vouloir te quitter: par esprit de survie, par nécessité, par intelligence, par compassion innée, tu as su prendre des chemins difficiles, de ceux que presque personne jusque-là en France n'avait osé fréquenter. Abrupt avec le pouvoir, à la fois ferme, généreux et non violent avec les insensés, Jean-Baptiste Pussin, simple garçon tanneur franc-comtois devenu "gouverneur vies fous" de Bicêtre, s'oppose, dans sa façon de les traiter, à la doxa de l'époque. Il jouera un rôle, oublié aujourd'hui et pourtant essentiel, dans l'histoire de la psychiatrie.
Résumé : Les 47 portraits photographiques qui existent de Thérèse de Lisieux, centrés sur son visage, enfin réunis en un seul volume qui les présente accompagnés de ses plus belles paroles. Une invitation au voyage intérieur. A contempler sans modération. Thérèse de Lisieux nous a laissé des écrits à la fois humbles et fondamentaux qui lui valent d'être devenue Docteur de l'Eglise. Ces textes parlent en nous, ils infusent comme l'Esprit Saint qui les habite. Mais en contemplant le visage lui-même de la sainte carmélite, la " plus grande sainte des temps modernes ", à la fois intense et empli de quiétude, un chemin se dessine déjà entre nous et le Ciel. L'ambition de cet album de photographies est de donner à voir, enfin, cette face consumée par l'amour du Christ. Ces 47 clichés sont le témoignage de la grandeur d'une toute petite. Commentés par frère Didier-Marie, ils sont resitués dans le temps de la vie et du parcours spirituel de la sainte. A les observer, il s'opère une entrée dans l'intimité de Thérèse, avec sa communauté, en compagnie des novices, avec toujours pour fil conducteur cette grâce ineffable et ce regard d'amour. Thérèse demeure avec nous, à la fois comme notre soeur et notre guide vers Lui. Une publication exceptionnelle qui nous rend vivante et proche une mystique d'aujourd'hui.
Dans l'apparence des choses, il ne semble exister aucun lien entre le scarabée renversé par la tige d'une campanule, la rondelle de latex découverte chez un amant sans désir, la douce pluie de juin sur le bois d'un cercueil ou le regard charbonneux d'étrangers en grève de la faim couchés sous une tente en plein vent. Pourtant une surprise chaque fois va jaillir. Souvent brutale mais aussi parfois lente, exigeant des années pour mûrir, cette surprise ne résidera pas nécessairement dans une chute finale mais bien, comme pour chacun d'entre nous, dans la révélation minuscule et violente d'une sensation oubliée ou encore inconnue, d'une désillusion, d'une liberté s'ouvrant en plein désastre ou d'un éblouissement paisible.
Résumé : " Elle avait du mal à définir le veilleur. Ce n'était ni un censeur, ni une divinité imaginaire, ni un moraliste vertueux, encore moins un flic. C'était plutôt un éveilleur car. lorsqu'il se mettait en alerte au fond d'elle-même, tout ce qu'elle percevait s'en trouvait bouleversé de façon radicale. Dans la masse des souvenirs, elle veut plus que tout traquer les quelques instants où le veilleur a pu lui apparaître, instants fulgurants et paisibles, trop vite engloutis par l'action, l'agitation. bref par la vie qui sait si bien étouffer la vraie vie. Ces instants ont surgi n'importe quand, n'importe où. avec n'importe qui, et il lui faut, maintenant que le temps est compté, les retrouver, les piquer en plein vol puis les laisser partir comme ils sont venus, pour le bonheur de savoir qu'ils ont existé et ne plus voir en eux que des éveilleurs pour aujourd'hui ".
Une femme aime un homme. Cet homme l'abandonne. Elle souffre. "Mettre à l'écart quelqu'un : action de le mettre ou de le tenir à distance de soi, de le rejeter, de ne pas en tenir compte" . Quoi de plus banal ? Le destin est souvent banal. Au coeur d'un ressassement immobile, la délaissée apprend chaque jour, les yeux ouverts, qu'on entre seul dans la vie et qu'on en sort seul. Elle est dans le noir, la détresse l'aveugle. Elle cherche la lumière. Elle l'entrevoit peu à peu. C'est la clarté des choses simples et quotidiennes : un mur de pierres usées qui renvoie la chaleur du soleil d'automne, le chiendent qui continue à pousser sans s'imaginer qu'il donnera un jour des roses, une amitié que rien ne décourage, le velouté d'un fruit qui roule dans la main, un beau poème qui illumine l'instant. Lentement la rejetée reprend pied, retrouve ce souffle de la vie qui circule, inspiration, expiration, le mouvement qui relie. Elle se sait faible et forte. Elle sait que les autres sont comme elle. Elle n'est plus celle qu'on a mise à l'écart : elle a choisi de se tenir un moment à distance, et de pouvoir dire : oui.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.