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Editer des manuscrits. Archives, complétude, lisibilité
Didier Béatrice ; Neefs Jacques
PU VINCENNES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782910381387
L'intelligibilité des manuscrits modernes dépend de trois conditions, que ce volume examine. La configuration des archives : classement, ordre, ampleur des collections et présentation des inventaires conditionnent la connaissance des oeuvres. Des exemples considérables permettent d'en mesurer les effets. Quelles sont les limites et les formes de la complétude ? Les conceptions que l'auteur et ses éditeurs successifs ont de « l'oeuvre complète » ne coïncident pas : le cas des correspondances, celui de Louis-Sébastien Mercier, ou celui de Hugo, montrent ici cette tension qui fait l'histoire des « publications ». Quelle lisibilité peut être donnée du travail de l'écrivain ? Les « variations » du texte peuvent-elles être représentées dans l'uniformité de l'imprimé et les contraintes du livre ? Une réflexion d'ensemble sur l'édition critique et génétique est désormais engagée. La conjonction de ces trois champs d'étude n'est-elle pas le préalable à toute réflexion sur les « manuscrits modernes » ?
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Quatrième de couverture UN ESSAI Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Résumé : L'Europe qui est en train de se constituer semble trop souvent essentiellement politique et commerciale. Il est nécessaire d'affirmer qu'il existe une Europe culturelle. La diversité des langues, l'histoire différente qu'a vécue chaque pays autorisent-elles cependant à parler d'une littérature européenne, comme d'une totalité ? De quelle littérature, de quelle Europe s'agit-il ? Et comment enseigner une telle littérature ? Des questions de méthode sont d'abord posées dans une première partie; la seconde étudie la répartition des littératures dans un espace européen lui-même variable, et la troisième, à travers des époques qui sont souvent en décalage d'un pays à un autre. La quatrième partie, enfin, analyse les divers genres littéraires pratiqués en Europe, avec le souci prédominant dans ce livre de marquer à la fois une unité de l'Europe où circulent si vite thèmes et idées, mais aussi la spécificité de chaque aire culturelle, qui constitue la richesse de notre confinent. Une cinquantaine de spécialistes ont apporté leur contribution à une réflexion fondamentale sur ces diverses questions, sans prétendre à une impossible exhaustivité. Des bibliographies à la fin de chaque chapitre, les vastes tableaux chronologiques qui terminent l'ouvrage permettent de compléter ces essais de synthèse par de nombreuses précisions et références.
Résumé : Qu'il s'établisse un lien chez Diderot entre son goût du théâtre et sa passion pour les sciences de la vie, c'est ce que nous aimerions prouver en nous attachant plus particulièrement au Fils naturel, aux Entretiens sur le Fils naturel, et au Rêve de d'Alembert, sans négliger pour autant d'autres textes. Dialectique de la liberté et du déterminisme ou de la fatalité, au théâtre comme dans la physiologie ? Mobilité du vivant au sein de lois, de contingences ? Peut-être est-ce là que l'on pourrait trouver une explication à une convergence entre des domaines en apparence bien éloignés. Ces parentés cependant sont rendues plus éclatantes par la façon dont Diderot représente la naissance et l'évolution de la vie, par la théâtralisation de la biologie qu'il opère dans le Rêve de d'Alembert, tandis que toute la transformation du théâtre qu'il préconise consiste essentiellement à renforcer la présence du corps sur la scène. Tout alors est dialogue, non seulement le théâtre, qui l'est par nature, mais aussi les réflexions sur l'esthétique, les visions de l'évolutionnisme, les propos du philosophe ; la parole et l'échange deviennent le signe même de cette circulation de la vie à tous les niveaux.