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Les identités urbaines en Afrique. Le cas de Lubumbashi (R-D Congo)
Dibwe dia Mwembu Donatien
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296053168
- QUE dites-vous de moi?": question primordiale que Lubumbashi - la capitale politique du Katanga minier- pose à ses visiteurs, et dont la réponse doit compléter son tableau identitaire. "Et vous, Lushois, QUI dites-vous que je suis?": second volet de la question, s'adressant cette fois à ses propres habitants, les Lushois. Ce jeu du miroir est pertinent du fait de contribuer à une double connaissance - de l'intérieur et de l'extérieur - de l'objet urbain analysé. A travers des enquêtes de rue, en ciblant leurs informateurs, les auteurs cernent les transformations de cette ville, jadis phare économique et social du pays, aujourd'hui mégalopole clochardisée... La Lubumbashi actuelle, avec son million d'individus, est la seconde ville de R-D Congo; noeud ferroviaire, routier, aérien, faisant jonction entre Afrique centrale et Afrique australe, c'est le pôle de développement incontestable, hélas sacrifié, de cette vaste Région - d'où la nostalgie d'une forte identité quasiment disparue. Cette quinzaine d'études passe en revue les activités commerciales, la variété des communes et de leurs habitants - dont les travailleurs de la Gécamines ex-UMHK "un Etat dans l'Etat (colonial)" -, les réseaux de sociabilité, les langues utilisées, etc. et les identités plurielles de "L'shi" qui en découlent... Biographie de l'auteur Donatien DIBWE dia Mwembu est historien. Il a coordonné cette publication dans le cadre de l'Observatoire du Changement Urbain oeuvrant sous les auspices de la coopération belgo-congolaise à l'Université de Lubumbashi.
Depuis le début des années 1990, un certain nombre des facteurs ont concouru à la détérioration de la situation politique, économique et sociale de la population congolaise en général et katangaise en particulier. La ville de Lubumbashi développe la culture dite de la débrouille, de "Chacun pour soi, Dieu pour tous". Cette situation a déstabilisé les familles ouvrières urbaines et fait perdre leur identité d'espace de sécurité sociale. Ce nouvel environnement social a eu des conséquences fâcheuses sur les enfants, puisqu'il a été aussi à l'origine de leur débrouillardise, des violences dont ils sont victimes ou auteurs. Cet ouvrage est le résultat d'un moment et un espace de dialogue, d'échange avec les enfants orphelins, les enfants de la rue, les enfants soldats, les enfants travaillant dans les carrières, les enfants atteints du VIH/sida et les filles enceintes. Nous les accompagnons dans leurs mémoires sur leurs chemins parcourus, solitaires, ténébreux et rocailleux. Nous remontons avec eux leurs temps pour nous rendre compte du degré de la violence plurielle qu'ils ont subie et continuent de subir ; qu'ils ont fait subir ou continuent à faire subir.
Une Histoire de l'Afrique Noire est-elle possible ? " Le professeur Jan Vansina, spécialiste de l'Afrique centrale précoloniale (Bassin du Congo, Ruanda et Urundi), en a été persuadé par ses recherches précoces sur les caractères propres à la tradition orale en milieu rural et, à partir de là, il a élaboré une méthodologie-test d'historicité. L'auteur, historien de la cité minière de Lubumbashi au Katanga (R-D Congo), rapporte ici le fruit de ses enquêtes de terrain. L'impact de la Colonisation sur les formes de la transmission orale a entraîné un clivage avec le monde rural dépeuplé au profit du monde " moderne " urbain, industriel et commerçant. Mais l'importance de la continuité tradition-modernité est bien établie par la vie quotidienne. Comment désormais transmettre l'Histoire orale et quels sont les supports de sa diffusion en ville ? Le projet " Mémoires de Lubumbashi ", dans lequel l'auteur s'est investi, utilise la mémoire de ses habitants (les Lushois) afin de remplir utilement les " trous " de l'Histoire écrite.
Ce livre examine la dénomination Nzombo le soir créée en RD du Congo. Elle est la formulation elliptique de "Nzombo elyaka na mpokwa" (L'anguille mange le soir). La population emploie cette expression populaire dans plusieurs champs. Dans le domaine économique, elle renvoie au pauvre qui ne mange qu'une fois, le soir. S'agissant du registre religieux, cette dénomination est attribuée au croyant de l'Eglise de réveil qui, accompagné de Jésus, attend (même) jusqu'au "soir" de sa vie la bénédiction divine ; et cette attente se fait dans la patience, les prières, les privations et le dénuement. Dans le champ social, Nzombo le soir s'applique aux prostituées qui, comme l'anguille, dorment le jour et vont chercher leur "nourriture" le soir. Il appert que derrière ces sens apparents se cachent des sens connotés, mieux, des réalités sociales que ce livre a analysées. Dans la majorité des cas, cette dénomination revêt une valeur dépréciative : personne ne veut être ni vivre comme un pauvre qui ne peut manger à sa faim, moins encore comme une prostituée qui mène une vie de subsistance et couverte d'opprobre. Cet ouvrage démontre que la dénomination ou les expressions populaires "(auto)mobilisent" l'histoire et ses enjeux à l'instar des livres et manifestations artistiques. Elles témoignent des réalités vécues au quotidien par la population.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.