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Faire de l'histoire orale dans une ville africaine. La méthode de Jan Vansina appliquée à Lubumbashi
Dibwe dia Mwembu Donatien ; Vansina Jan
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296041639
Une Histoire de l'Afrique Noire est-elle possible ? " Le professeur Jan Vansina, spécialiste de l'Afrique centrale précoloniale (Bassin du Congo, Ruanda et Urundi), en a été persuadé par ses recherches précoces sur les caractères propres à la tradition orale en milieu rural et, à partir de là, il a élaboré une méthodologie-test d'historicité. L'auteur, historien de la cité minière de Lubumbashi au Katanga (R-D Congo), rapporte ici le fruit de ses enquêtes de terrain. L'impact de la Colonisation sur les formes de la transmission orale a entraîné un clivage avec le monde rural dépeuplé au profit du monde " moderne " urbain, industriel et commerçant. Mais l'importance de la continuité tradition-modernité est bien établie par la vie quotidienne. Comment désormais transmettre l'Histoire orale et quels sont les supports de sa diffusion en ville ? Le projet " Mémoires de Lubumbashi ", dans lequel l'auteur s'est investi, utilise la mémoire de ses habitants (les Lushois) afin de remplir utilement les " trous " de l'Histoire écrite.
Dibwe dia Mwembu Donatien ; Jewsiewicki Bogumi Kos
Quels sont les changements socio-économiques, politiques et culturels observés dans la zone de la Copperbelt katangaise ? Au delà de leurs activités de vie ordinaire dans leurs pays respectifs, les Congolais et les Zambiens entretiennent des échanges dans tous les domaines. La Copperbelt katangaise est dépendante de l'Afrique australe et des stratégies doivent être mises sur pied afin de sortir de cette dépendance. Les chercheurs s'interrogent également sur les problèmes relatifs à la vie ordinaire vécue par la population de la Copperbelt katangaise.
Depuis le début des années 1990, un certain nombre des facteurs ont concouru à la détérioration de la situation politique, économique et sociale de la population congolaise en général et katangaise en particulier. La ville de Lubumbashi développe la culture dite de la débrouille, de "Chacun pour soi, Dieu pour tous". Cette situation a déstabilisé les familles ouvrières urbaines et fait perdre leur identité d'espace de sécurité sociale. Ce nouvel environnement social a eu des conséquences fâcheuses sur les enfants, puisqu'il a été aussi à l'origine de leur débrouillardise, des violences dont ils sont victimes ou auteurs. Cet ouvrage est le résultat d'un moment et un espace de dialogue, d'échange avec les enfants orphelins, les enfants de la rue, les enfants soldats, les enfants travaillant dans les carrières, les enfants atteints du VIH/sida et les filles enceintes. Nous les accompagnons dans leurs mémoires sur leurs chemins parcourus, solitaires, ténébreux et rocailleux. Nous remontons avec eux leurs temps pour nous rendre compte du degré de la violence plurielle qu'ils ont subie et continuent de subir ; qu'ils ont fait subir ou continuent à faire subir.
Kanku Mukengeshayi Joseph ; Dibwe dia Mwembu Donat
La brutalité de la croissance démographique des villes minières du Katanga méridional paraît un empêchement à sa décélération. Faut-il trouver aux causes coloniales une inversion de tendance ? La sortie du bourbier est-elle possible sans des mesures de politique réparatrices des déséquilibres sociodémographiques observés ? La généralisation de la contraception offrirait-elle une chance de basculer des familles nombreuses aux familles réduites ? L'ouvrage épingle le rapport dialectique entre les ressources et la population ouvrière, à la base des fantasmes, des désenchantements et des craintes d'inspiration malthusienne en l'absence de gouvernance des données. Quel paradigme porte-bonheur conviendrait dans un contexte socioculturel allergique à tout changement qui affecte la descendance ?
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.