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Revue des Sciences Humaines N° 295, 3/2009 : Préfaces et manifestes du XIXe siècle
Diaz José-Luis
PU SEPTENTRION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782913761421
En matière de réflexions sur la littérature, le XIXe siècle est un siècle de mutations. La ruine de l'édifice des poétiques et des rhétoriques et la mise au pilori de ses mentors (Boileau, La Harpe, Marmontel...), a été le signal d'une constante "critique de la critique. Mais c'est précisément cette fin de non-recevoir opposée à la critique normative qui a entraîné une activité sans précédent de la réflexion théorique sur la littérature. Réflexion d'autant plus aiguë qu'elle était dans l'obligation de réinventer tous ses principes. Recherche passionnée d'un nouveau "pacte" esthétique, la "critique des créateurs" se fait active et multiforme. Elle s'exprime en particulier par la multiplication des préfaces, et plus encore des "préfaces-manifestes" . Loin de se contenter de présenter l'ouvrage, la préface expose une esthétique, s'adresse à un lecteur sommé de participer, s'amuse à parler d'elle-même, subvertit les règles de la communication littéraire, se fait profession de foi ou happening. Les "quasi-manifestes" puis, dans la dernière partie du siècle, les manifestes au sens propre, témoignent de la grande activité de la "politique littéraire" (Valéry), en ce siècle des écoles et des chapelles.
Histoire conjointe des pratiques biographiques et de l'interprétation biographique des oeuvres littéraires, le livre prend pour centre la période romantique au sens large, où l"« homme » s'installe au coeur de la littérature.Après les résistances de l'Âge classique et du début des Lumières, viennent trois phases successives d'émergence de la curiosité biographique au cours du XVIIIe siècle. La critique biographique que fonde Sainte-Beuve s'inscrit, en le modifiant déjà, dans le paradigme biographique qu'impose l'âge romantique. La période suivante est contradictoire: culte de l" « impersonnalité » d'une part, triomphe de la biographie dans l'édition et l'enseignement de l'autre. Entre Proust et Barthes, le livre s'achève sur une vision synoptique du XXe siècle, celui de diverses « morts de l'auteur » puis de retour du « biographique ».
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.