Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'homme et l'oeuvre. Contribution à une histoire de la critique
Diaz José-Luis
PUF
26,50 €
Épuisé
EAN :9782130585022
Histoire conjointe des pratiques biographiques et de l'interprétation biographique des oeuvres littéraires, le livre prend pour centre la période romantique au sens large, où l"« homme » s'installe au coeur de la littérature.Après les résistances de l'Âge classique et du début des Lumières, viennent trois phases successives d'émergence de la curiosité biographique au cours du XVIIIe siècle. La critique biographique que fonde Sainte-Beuve s'inscrit, en le modifiant déjà, dans le paradigme biographique qu'impose l'âge romantique. La période suivante est contradictoire: culte de l" « impersonnalité » d'une part, triomphe de la biographie dans l'édition et l'enseignement de l'autre. Entre Proust et Barthes, le livre s'achève sur une vision synoptique du XXe siècle, celui de diverses « morts de l'auteur » puis de retour du « biographique ».
Nous voici bien en Stendhalie, province Chartreuse de Parme. Les études ici rassemblées invitent à arpenter en tous sens cette vivifiante contrée, parfois même à traverser ses frontières ou à prendre la clé des champs, en croupe derrière Fabrice. Singulier objet de fuite que cette chronique italienne dévoyée en "bildungsroman" : pour héros, un Gil Blas monastique exporté au XIXe siècle, qui finira par trouver ses lointains en montant à la citadelle d'une cour d'opérette. En respectant l'aura de grâce qui plane sur cet Eden italien, on n'a pas manqué de démêler ici la genèse de cette rhapsodie allègre et tendre, montrant le subtil entrecroisement de trames d'où est jailli, comme par magie, ce roman écrit en 53 jours. On n'a pas manqué non plus d'analyser les manières de ce conteur peu orthodoxe qui ne s'interdit pas les épisodes, les jeux avec l'épistolaire, et multiplie annonces et rappels comme pour se convaincre lui-même que son récit existe. Enfin, pour essayer de couvrir tout l'espace-temps que La Chartreuse de Parme invente, "Rougistes" et "Chartreux" se sont donné le mot. Aux uns, le spectacle de l'histoire, les flaques de Waterloo ou la "désécriture de la campagne d'Italie". Aux autres, la Fable, le paradoxe d'une singularité atone et la "chimère absente", suspendue au non-regard de Clélia, fenêtre sur l'infini. "Interdit de représentation", ou invite à y aller voir de près ?
Comment Balzac est-il devenu Balzac? La question s'impose d'autant plus que nous avons affaire à un écrivain Protée, qui n'en finit pas de se réinventer à nouveaux frais, une fois entré sur la scène littéraire. Il s'agit ici de suivre les avatars que Balzac construit successivement de lui-même, depuis l'époque de ses ?uvres de jeunesse (1818) jusqu'à La Comédie humaine (1842). En d'autres termes, d'écrire l'histoire de ses scénographies auctoriales. Histoire à rebondissements, d'autant plus que 1'?uvre est foisonnante et qu'elle entraîne dans son sillage divers auteurs à l'?uvre, dans une interaction constante entre création littéraire, production livresque et création de soi. "Devenir Balzac" est ainsi toute une aventure, jamais achevée, toujours recommencée, dont le présent livre marque les étapes. L'invention des divers Balzac successifs est suivie pas à pas depuis l'entrée en littérature ; viennent les "années climatériques" (1829-1831), et les divers portraits liges qui en découlent, "entre romantisme et réalisme", jusqu'à cette radicale reconstruction de soi sub specie aeternitatis que tente l'"Avant-propos" de La Comédie humaine. Dans une partie plus synthétique, sont envisagés ensuite tant "l'auteur" tel que le construisent ses préfaces, que "l'écrivain" tel qu'il se complaît à s'affubler de parures mythologiques. Enfin, par une sorte de champ/contre-champ, une dernière partie bascule "Du côté de la réception". Comment notre Protée, expert lui-même de manière novatrice quant à la réception de la figure auctoriale, a-t-il négocié sa changeante image avec ses lectrices ? Lui qui a fait roman des nouveaux rapports auteur/lecteur (Modeste Mignon), comment s'est-il trouvé jugé, aimé, consommé, mythologisé ?
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.