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Répression et enfermement en Guinée. Le pénitencier de Fotoba et la prison centrale de Conakry de 19
Diallo Mamadou ; Coquery-Vidrovitch Catherine
L'HARMATTAN
59,50 €
Épuisé
EAN :9782747586580
En matière de répression pénitentaire, la Guinée est connue pour le tristement célèbre camp Boiro. Mais autant la prison du camp Boiro aura marqué la Guinée indépendante. autant le pénitencier de Fotoba et la prison centrale de Conakry réveillent le souvenir de la répression coloniale. Evoquer ces deux établissements a d'autant plus d'intérêt que la Guinée fut la seule des huit colonies de l'AOF à abriter un pénitencier " indigène " de dimension régionale. L'ambition répressive était grande, mais les moyens restèrent très limités, les autorités se contentant de locaux de fortune, simples prisons " morales ", et d'un système centralisé à outrance ne tenant pas compte des besoins spécifiques de chaque région. Ce système pénitentiaire reposait sur les travaux forcés et l'emploi. sans distinction, de la main-d'œuvre pénale. Le système pénitentiaire, institution essentielle du régime colonial, est révélateur de la philosophie et des pratiques de la domination. L'ambition de ce livre n'est pas uniquement de restituer l'histoire de la répression pénitentiaire telle qu'elle avait été voulue et conçue par l'administration coloniale mais aussi de saisir sa réalité concrète, telle qu'elle apparaît dans les archives.
Dans cet ouvrage, l'auteur convoque une longue mémoire des techniques d'aménagement et de gestion des territoires pour identifier les racines historiques et sociologiques des rapports entre l'Etat et les territoires au Mali. Il rappelle comment les clivages produits par l'organisation territoriale du pouvoir ont créé une brèche dans la congruence des processus de construction des Etats-nations en Afrique. L'auteur décrit un local cloué au pilori qui se remobilise continuellement. Il évoque aussi les clichés anachroniques mobilisés dans la narration du roman national, dans la construction théorique de l'Etat-nation et dans les nombreuses rhétoriques en lien avec la crise que connaît le Sahel. Enfin, il souligne l'archaïsme politique qui continue de garder l'Etat au Mali dans un rôle d'aménageur ou de "chef de projet". Dans un contexte où les populations sont prises dans le piège de la compétition entre l'Etat-national et des territoires locaux, réformer l'Etat par le territoire est une perspective heureuse. Cet ouvrage insiste sur le fait que le terrain des réformes de l'Etat doit être imprégné d'idées nouvelles ayant pour terreau les ressources sociohistoriques, le fonds anthropologique, mais aussi la nécessaire ouverture au présent.
Le Mouvement Tekki est dans sa troisième année d'existence au Sénégal. Il est devenu une réalité politique incontestable au Sénégal, en particulier à l'Assemblée nationale et dans une centaine de collectivités locales. Quelle est la spécificité de ce mouvement ? A-t-il une vocation internationale ? Est-ce un parti politique, comme beaucoup d'autres, qui cherche à prendre le pouvoir pour le partage des ressources publiques entre les membres des clientèles? Tekki, comme on s'en aperçoit, s'appuie sur une doctrine, le Responsabilisme, qui postule que la vraie liberté est la mise en pratique de sa responsabilité sur la Terre définie par un tryptique : préserver la Terre, développer la science et lutter contre les injustices dans une optique de partage à la fois du savoir, de l'avoir et du pouvoir ; et dans le cadre d'une praxis fondée sur des valeurs, des principes, et une méthode. Tekki en appelle au renouvellement de la pensée politique afin de réconcilier l'homme et la société dans leurs dimensions matérialiste et spirituelle pour un monde plus équilibré et plus juste.
Ce livre porte sur l'histoire de la presse écrite en Guinée entre 1958 et 1984, c'est-à-dire la période de la Première République. Avec l'indépendance, la relative liberté de la presse acquise durant la période coloniale prend fin. Le nouveau régime du parti unique met la main sur La Liberté, publication du PDG-RDA, qui, sous le nom d'Horoya, devient l'unique journal d'information autorisé. Ce monopole étatique entraîne une forte désaffection du lectorat.
Cet ouvrage porte sur l'histoire de la presse écrite en Guinée entre 1925 et 1958, c'est-à-dire entre l'apparition du premier périodique et la proclamation de l'indépendance guinéenne. A l'instar d'autres pays africains, les Guinéens sont entrés en contact avec les journaux durant la colonisation. La presse fut d'abord contrôlée par les autorités avant que les élites politiques ne se l'approprient dans leur lutte anticoloniale. Si les missionnaires catholiques ont été des précurseurs, c'est après 1945 qu'une presse plurielle et africaine émerge, avec des journaux variés. Les leaders politiques et syndicaux utilisent alors la presse comme un instrument de contrepouvoir et comme un puissant moyen de mobilisation populaire.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.